Ch@t : Incontinence urinaire

Ch@t du 15 mars 2011 : Les réponses des docteurs Florence Cour et Adrien Vidart, tous deux urologues.

La rédaction d'Allo Docteurs

Par La rédaction d'Allo Docteurs

Rédigé le , mis à jour le

Les réponses du Dr Florence Cour, urologue

Retournez voir l'urologue pour vérifier que l'opération n'est pas trop serrée, ce qui pourrait expliquer les fuites incontrôlables. Dans ce cas, il faudrait détendre la bandelette.

Si votre maman n'a plus du tout, sa tête, le contrôle de sa vessie est impossible. Parfois des médicaments peuvent être prescrits pour diminuer la fréquence de ses fuites. Ils sont compatibles avec le traitement pour Alzheimer.

Le trampoline est le sport qui sollicite le plus le périnée, parfois, une rééducation permet un bon verrouillage pour éviter les fuites.

Il faut absolument consulter en urologie pour faire un bilan et retrouver une vie normale avec a priori un traitement médical et une rééducation.

Votre incontinence urinaire est a priori mixte, une rééducation peut être utile. Si cela n'est pas suffisant, un bilan auprès d'un urologue permettra une solution.

En cas d'échec de la rééducation, une consultation spécialisée permettra de savoir si on peut vous proposer un traitement chirurgical si vous êtes gênée.

C'est un reflexe de type Pavlov. La rééducation comportementale bien expliquée pourra gérer ce problème.

Votre vessie peut être légèrement paralysée par votre opération. Si vous avez de gros résidus, il faut vous proposer des autosondages qui s'apprennent en service spécialisé.

La toux est un effort important qui sollicite votre périnée. Dans un premier temps, il faut faire une rééducation pour verrouiller votre périnée à l'effort de toux.

On parle d'énurésie à partie de 6 ans. Si cela persiste, il faut consulter en urologie pédiatrique.

Ceci est tout à fait normal, il faut vous relâcher totalement et être bien assise pour avoir un bon jet sinon, la bandelette se tend.

C'est le traitement hormonal local par crème d'œstrogènes qui est le plus profitable à long terme pour améliorer les tissus, y compris le sphincter urinaire.

Il faut consulter un urologue pour savoir si l'on peut vous proposer une bandelette chirurgicale, ce geste ne vous empêchera pas d'avoir des enfants après.

Il faut vérifier que la bandelette est toujours bien positionnée et ne pas boire après 17 heures. Retournez voir son urologue (plus on vieillit, plus on fait d'urines la nuit et moins le jour).

Le tamoxifène est un anti œstrogène qui rend les tissus vaginaux et le sphincter fragiles, ce qui peut donc favoriser une incontinence.

Oui.

Le médecin généraliste, le gynécologue et l'urologue peuvent vous prescrire ce traitement (crème ou ovules).

Le chirurgien urologue vous expliquera qu'il s'agit d'un petit ruban posé par voie vaginale sous l'urètre contre les fuites d'effort. Il faut ne pas faire d'efforts pendant les 15 premiers jours.

Le chlorure de trospium, l'oxybutynine et la solifénacine qui ont le même mécanisme que la toltérodine, sont remboursés.

Il s'agit peut être d'une insuffisance sphinctérienne associée, un bilan urodynamique est nécessaire.

Pour le moment, des auto contractions jusqu'à l'accouchement. Et une rééducation post partum à envisager ensuite.

Il faut consulter pour connaitre le mécanisme de vos fuites, normalement, on doit tenir entre 2 et 3 h, au delà on sollicite trop la vessie.

L'obésité est un facteur de risque majeur de fuites. L'amaigrissement permettra certainement, la guérison.

Après un échec de la rééducation, il faut consulter en urologie pour savoir si l'on peut vous opérer.

Il n'y a aucun risque.

Votre fille est assez grande pour consulter par elle-même en urologie. Elle ne peut pas rester comme ça.

Votre cas est complexe. Une cystoscopie par un urologue et un nouveau bilan urodynamique est nécessaire. Il y aura forcément une solution.

La bandelette ne vieillit pas.

Par un traitement hormonal local, une bonne hygiène de vie et quelques auto exercices de périnée.

C'est un examen indolore qui consiste à remplir la vessie avec une petite sonde avec de l'eau.

Les nouvelles sondes sont sans nickel. En cas d'échec de la rééducation, consultez en urologie.

Il faut revoir l'urologue qui vous a opéré.

En cas d'insuffisance de la rééducation, consultez un urologue pour savoir si l'on peut vous proposer un traitement chirurgical.

On peut toujours prendre un traitement local, ca ne passe pas dans le sang.

Vous pouvez avoir une activité tranquille sans prendre de charges, ni faire de sport pendant un mois.

Pour les hémorroïdes, voir un proctologue. Pour les fuites, commencez par la rééducation.

La césarienne ne protège pas forcément des fuites. Le médecin doit tester vos muscles, si ils sont bons pas de problème, si non rééducation.

C'est l'urologue qui est le plus spécialisé surtout dans les cas compliqués ou après échec d'un premier traitement.

Bien sûr. Mieux vaut tard que jamais.

Si votre prolapsus n'est pas gênant, il faut attendre d'avoir fini les bébés.

Le sphincter urinaire artificiel est le dernier recours en cas d'insuffisance sphinctérienne majeure (fuites à l'effort uniquement). Il y a d'autres techniques mini invasives.

Le syndrome de Clara Fowler est un contrôle trop important du sphincter urétral qui se relâche mal associé souvent à des ovaires polykystiques. Il survient chez la femme jeune.

C'est de plus en plus fréquent.

Une petite demi heure. Pas de sport par contre pendant un mois.

Oui c'est tout à fait normal.

Il y a souvent une prédisposition génétique dans la qualité des fibres collagènes (c'est comme les rides...).

C'est qu'elle est mal posée, trop serrée, ou que ce n'était pas une bonne indication.

Il faut consulter un urologue pour adapter le traitement.

Pourquoi en auriez-vous une ? Il faudra faire le point après l'accouchement.

C'est avec votre gynécologue que vous en discuterez. Pour nous urologues, le traitement hormonal local suffit.

La solifénacine et le chlorure de trospium ne passent pas dans le cerveau, contrairement à l'oxybutynine. Ils n'entrainent donc pas de troubles de la mémoire.

La cystite rend la vessie inflammatoire et peut temporairement la rendre moins stable. Les fuites peuvent disparaitre après le traitement antibiotique.

Oui. Si votre gynécologue ne vous gère pas.

Il faut consulter en milieu spécialisé, en urologie pédiatrique.

Il faut commencer par la rééducation. En cas d'échec, consultez l'urologue.

Un traitement médical, type oxybutynine, et surtout une rééducation comportementale et une meilleure hygiène de vie.

Une crème type promestriène, une noisette par jour à l'entrée du vagin.

Il faut consulter en urologie.

Elles sont accessibles par un traitement médical par la bouche et/ou rééducation.

Il faut consulter en urologie si cela vous gêne. Une intervention peut être possible.

Il faut absolument arrêter le stop pipi qui est une hérésie.

Il faut plutôt avoir une bonne hygiène de vie et faire une rééducation comportementale aidée d'un kiné ou d'une sage femme.

Le chirurgien vous en expliquera les modalités.

D'abord la rééducation puis un bilan urologique pour savoir si la bandelette pourra régler vos problèmes.

Parce qu'il dérègle le fonctionnement vésico-sphinctérien normal.

Ne pas boire 4 litres de thé...

Si il faut des spatules, il faut des spatules… vous ferez la rééducation après.

L'hystérectomie n'a jamais été un traitement d'incontinence, il faut donc consulter en urologie.

D'abord, une rééducation, puis éventuellement un traitement médical.

Faire le point avec un urologue vous donnera la solution.

Oui.

Il faut consulter en urologie.

La béance vulvaire est une chose différente des fuites

Oui.

C'est le kiné qui jugera de vos progrès.

Simplement d'un mauvais contrôle entre votre cerveau et votre vessie.

C'est un effort violent, faites vous tester votre périnée par votre gynécologue. Si il est faible, une rééducation peut être utile.

Il faut revoir votre urologue car c'est plus complexe après ce type d'intervention.

Il faut d'abord revoir votre gynécologue et ensuite prendre éventuellement un avis auprès d'un urologue.

Peut être que le Pacemaker vésical est votre solution. Il existe des centres référents dans toutes les régions.

Non. Et l'ablation est toujours plus compliquée que la pose.

Il y a un centre référent au CHU de Nîmes.

Non.

Oui au CHU de Nantes.

Non.

Il faut attendre l'accouchement pour refaire le point.

Cela est tout à fait accessible par la rééducation.

Consultez un urologue pour adulte.

Oui au CHU de Nîmes.

Pas de pessaire à 57 ans. A priori, si le prolapsus est important plutôt chez vous, une promontofixation par cœlioscopie.

Les réponses du Dr Adrien Vidart, urologue

Il faut de nouveau avoir une consultation avec un spécialiste. À l'issue de l'examen clinique pour s'assurer de l'absence d'anomalie, il pourra de nouveau vous prescrire une série de séances de kinésithérapie adaptée à vos symptômes.

Les fuites au rire sont normales si elles sont isolées. C'est un réflexe.

Le terme bilan est excessif. Cet examen a pour but de compléter une évaluation clinique. Il faut confirmer par l'examen clinique et le bilan urodynamique, le mécanisme de vos fuites. À l'issue un traitement qui sera adapté à votre cas, peut vous être proposé (nouvelles séances de kiné, intervention type bandelette...).

Si vous n'avez pas eu de radiothérapie, il faut considérer que vous avez une incontinence classique pouvant apparaitre après une hystérectomie. Parlez en avec votre chirurgien, ou demandez lui qu'il vous recommande à l'un de ses correspondants si il ne prend pas en charge ce type de pathologie.

Il vaut mieux consulter un urologue après avoir eu un avis auprès de votre médecin traitant selon les recommandations du parcours de santé.

Vous présentez les deux types d'incontinence. À l'effort et par urgenturie. Vous devriez en parler avec votre médecin et lui demandez de vous adresser à un spécialiste avec lequel il travaille.

Vous êtes enceinte. Tout votre corps se modifie pendant ces quelques mois. Pas d'inquiétude. Dans le post-partum si cela continue, parlez en avec votre médecin. Dans tous les cas la kinésithérapie à distance sera essentielle.

Oui. La maladie de Parkinson et ses traitements modifient la physiologie de la vessie et des sphincters. Il faut surtout prendre avis auprès d'un médecin rééducateur expérimenté, ou bien auprès d'un neuro-urologue. Il existe quelques équipes spécialisées en France (Garches, la Pitié-Salpêtrière, Nîmes, Marseille, Nantes...).

Oui tout à fait. Le rapport et l'orgasme entrainent un réflexe mictionnel. À défaut il est recommandé d'avoir une miction après un rapport pour diminuer le risque d'infection urinaire basse.

C'est un traitement de référence reconnu pour la prise en charge des vessies hyperactives d'origine neurologique. Il faudra nécessairement apprendre à faire des autosondages.

Oui. Si elle est accompagnée et bien encadrée comme toutes les rééducations.

Le recul est très important. Les premières bandelettes (TVT) ont été posées en 1996 en France. Les TOT (invention Française) datent de 2003/2004.

Elle doit surtout de nouveau consulter son chirurgien et si nécessaire, avoir un deuxième avis. Il faudra absolument faire une nouvelle évaluation pour s'assurer que le mécanisme de ses fuites est toujours le même avant de discuter d'une nouvelle intervention.

Oui. Le simple fait d'être enceinte a sollicité votre périnée pendant de nombreuses semaines. La rééducation de prévention est donc très importante.

Oui.

Oui. Parlez lui de vos fuites dans le détail. Ne les diminuez pas pour éviter de le vexer. Si nécessaire, faites un catalogue mictionnel. N'hésitez pas à avoir un deuxième avis.

C'est souvent les symptômes qui amènent les patientes à consulter. Parlez à votre médecin.

Votre médecin traitant qui pourra vous orienter vers l'un de ses correspondants spécialistes de l'incontinence. Si vous n'osez pas lui en parler, vous pouvez prendre un rendez-vous avec un urologue. La liste de tous les urologues de France est disponible sur le site officiel de l'association française d'urologie.

En parler avec votre gynécologue. Si vous n'en avez pas, n'hésitez pas à prendre conseil auprès d'un spécialiste.

Oui. Demandez lui des adresses de kinésithérapeutes avec lesquels il a l'habitude de travailler.

La période prémenstruelle modifie l'équilibre hormonal du vagin et de l'urètre. Les fuites que vous avez, peuvent être normales, mais parlez en avec votre médecin.

Si le bilan de vos urgenturies n'a pas trouvé d'anomalie spécifique, il vaut mieux continuer votre traitement tant qu'il reste efficace sans trop d'effets secondaires. Si jamais cela se modifie, n'hésitez pas à lui en parler et demandez lui un avis auprès d'un urologue. Il existe d'autres traitements, notamment le "pacemaker" de vessie qui peut être très efficace, même jeune.

Non, s'ils restent non traumatisants avec des partenaires consentants.

La pose de bandelettes avec une seule incision vaginale.

Oui. Vessie et transit sont parfois liés.

Tout dépend des fuites. Il existe des urinations per-orgasmiques qui ne sont pas pathologiques.

Difficile de résumer en une phrase. Il faut en parler lors d'une consultation avec un chirurgien urologue qui connait les différentes techniques, pour vous proposer celle dont vous avez besoin.

Non il existe d'autres solutions. Prenez un avis auprès d'une équipe spécialisée ou de votre médecin traitant.

Il faut en parler avec votre neurologue. Sinon il faut consulter auprès d'un médecin de rééducation ou d'un neuro-urologue. La SEP est une maladie évolutive avec de multiples conséquences sur la vessie. À chaque patient son traitement. Il n'y a pas de "recette universelle".

Oui. L'âge n'est pas un facteur limitant. Il n'y a pas de raison de porter des couches si on peut la rendre continente.

Oui.

Oui. Mais continuez à perdre du poids c'est le plus important. Les fuites seront plus faciles à gérer dans un deuxième temps si elles sont toujours présentes.

Non. Il existe des centres spécialisés avec des consultations multidisciplinaires dans plusieurs régions. Vous aurez facilement un contact à Garches (Raymond Poincaré), Marseille, Lyon, Nantes, Nîmes, Toulouse. Les coordonnées de ces consultations peuvent être trouvées sur le site de l'AFU ou du GENULF.

Difficile. Même nous lors de nos études, avons du mal à faire la différence...

Prendre avis auprès d'un urologue référent dans l'incontinence, après en avoir parlé avec votre médecin traitant bien entendu.

Si cela vous gêne au quotidien ou vous limite dans vos activités, vous devez consulter.

À tout le monde. Il n'y a pas de limite d'âge. Par contre il y a des indications strictes. L'hyperactivité vésicale résistante au traitement médical et/ou à la rééducation. Les rétentions chroniques d'urine.

Oui. C'est rare. Parlez-en avec votre chirurgien.

La rééducation est toujours la première des étapes après une consultation avec un médecin.

Avoir une consultation avec un gynécologue.

Ne restez pas comme cela ! Il faut être vu par un spécialiste. Les fuites ne sont pas une fatalité, elles peuvent être guéries et traitées.

Pour évaluer les différents organes lors d'un prolapsus et faire le bilan exact de la chute d'organe. Il permet de définir la meilleure des stratégies thérapeutiques.

Non. Il faut le dire avant le début de grossesse à votre médecin référent.

Non.

Tout dépend de la cause de l'incontinence. Il existe de nombreux traitements dans le cadre d'une maladie neurologique.

Oui pour la rééducation et l'électrostimulateur périnéal. Les deux peuvent vous aider pour traiter vos urgenturies. Mais parlez en à votre médecin référent. Il serait tellement mieux d'être totalement sèche !

S'il vous a proposé un bilan uro-dynamique (BUD), ce n'est pas la pose d'une sonde urinaire. Cet examen n'est pas traumatisant et souvent fait par des gens d'expérience.

En savoir plus

L'incontinence urinaire est une maladie encore taboue qui se traduit par des pertes involontaires d'urine, survenant de manière inopinée. Une femme sur dix, soit plus de trois millions de Françaises, souffre d'incontinence urinaire. Les femmes sont plus touchées que les hommes par les problèmes de fuites urinaires. Cette inégalité s'explique en partie par les impacts physiologiques dus à la grossesse, à l'accouchement et à la ménopause.

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