10 aliments hyperprotéinés à fuir car ultra-transformés, selon Foodwatch
L'ONG Foodwatch vient de publier une liste de 10 produits hyper-protéinés considérés comme ultra-transformés, et dont la consommation est "associée à des risques pour la santé".
Par La rédaction d'Allo Docteurs
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Alimentation équilibrée : ce qu'il faut savoir pour manger sainement
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Yaourts, barres, boissons, plats préparés, crèmes dessert... les aliments hyperprotéinés sont partout dans nos rayons des supermarchés. Destinés avant tout aux sportifs et aux personnes souhaitant prendre de la masse musculaire, ces produits se prétendent souvent bons pour la santé et intéressants à intégrer à notre régime quotidien.
Mais attention, s'il est vrai qu'un apport journalier en protéines (animales ou végétales) est primordial pour s'assurer une alimentation équilibrée, ces produits sont loin d'être des indispensables. "Je ne vois aucun intérêt à ces produits" nous révélait le Dr Jean-Michel Lecerf, médecin nutritionniste."En France, on mange bien assez de protéines, il est très rare d'en être carencé", précisait-il.
Qu'est-ce qu'un aliment ultra-transformé ?
D'autant que nombre d'entre eux sont à écarter absolument, selon l'ONG Foodwatch qui publie le 22 septembre 2026 une liste de 10 produits protéinés ultra-transformés, "dont la consommation élevée est associée à des risques pour la santé", rappelle-t-elle. Leur consommation est en effet associée à "une augmentation de certaines maladies chroniques telles que les maladies cardiovasculaires ou le diabète de type 2", rappelle l'Inserm.
Un produit ultra-transformé est un produit qui a subi d’importants procédés de transformation (chimique, physique, biologique) qui modifient la texture, le goût, ainsi que la conservation des aliments. Il est reconnaissable car il contient au moins un ingrédient que vous ne pouvez pas trouver dans les placards de votre cuisine. Il peut s'agir d'additifs, de conservateurs, d'arômes ou de sucres, comme le sirop de glucose-fructose.
Barres de céréales, salade, boissons, yaourts...
Les produits protéinés sont souvent ultra-transformés
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Dans sa liste, Foodwatch épingle ainsi les barres "Protein chocolat & cranberries" de la marque Nature Valley (General Mills), qui contiennent trop de sucres et de l'huile de palme, la salade "High Protein" Carrefour Sensation Penne complètes, poulet rôti, emmental et amandes, qui contient notamment du disulfite de potassium, un additif associé à un risque de cancer et de diabète de type 2.
Viennent ensuite la boisson Hipro saveur Myrtille (Danone), qui renferme de nombreux additifs, les céréales Lion Protein (Nestlé), trop sucrées, les gourdes Whey & fruits d'Andros Sport, qui contiennent notamment un édulcorant controversé, les boissons lactées lait protéines Chocolat Lactel (Lactalis), très sucrées et composée de gomme gellane.
L'ONG poursuit sa liste avec la gamme "Protein+" de Wasa (Barilla), le Chocolate Mocha Protein drink de Starbucks, la boisson Protéines Soja d'Alpro (Danone) et enfin les yaourts protéinés myrtille délisse Sport de la Marque Repère (E.Leclerc).
Bientôt un étiquetage obligatoire de l'ultra-transformation ?
Pour contrer ces allégations nutritionnelles utilisées comme des promesses marketing et qui "détournent l'attention de la réelle composition de ce que nous mangeons", l'ONG demande "un étiquetage obligatoire de l’ultra-transformation des produits en face avant des emballages, conjoint au Nutri-Score". Un affichage qui serait possible en utilisant la classification NOVA, retenue dans différentes études épidémiologiques, et qui se divise en quatre groupes : groupe 1 (aliments peu ou pas transformés), groupe 2 (ingrédients culinaires transformés), groupe 3 (aliments transformés) et groupe 4 (aliments ultra-transformés).
En septembre 2024, déjà, le magazine 60 millions de consommateurs, édité par l'Institut National de la Consommation (INC), se penchait sur le cas des barres protéinées et concluait qu'en plus de contenir un certains nombre d'additifs, ces barres ultra-transformées étaient souvent beaucoup trop sucrées.
Pour s'assurer un apport en protéines suffisant au quotidien, privilégiez plutôt les sources de protéines non transformées et variez les plaisirs : viande blanche, poisson maigre, poisson gras, oeufs, produits laitiers, légumineuses et céréales complètes. Vous avez l'embarras du choix !
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Droit de réponse :
La marque Danone tient à rappeler que "Tous les produits Danone sont formulés dans le respect strict de la réglementation en vigueur et des exigences européennes en matière de sécurité alimentaire. (...) Les édulcorants utilisés dans les produits HiPRO sont l’acésulfame K et le sucralose. Tous deux ont été évalués et approuvés par les autorités compétentes européennes. Danone assure par ailleurs une veille scientifique approfondie afin de veiller à la bonne utilisation de l’ensemble de ses ingrédients. La composition en protéines varie selon les produits. Dans le HiPRO à boire à la myrtille, des protéines de lait sont ajoutés pour garantir la bonne quantité de lait, tout en conservant une texture adaptée à un produit à boire. Ces protéines sont naturellement présentes et isolées du lait. Enfin, la pectine et l’amidon modifié permettent d’avoir une préparation de fruits qui se mélange bien au produit laitier.
Dans le cas de la boisson végétale Alpro Soja Original, riche en protéines, elle est produite à partir de fèves de soja naturellement riches en protéines végétales de haute qualité. Les autres ingrédients ont chacun une fonction précise pour garantir la qualité gustative du produit dans le temps : le phosphate de potassium contribue à la stabilité des protéines et la gomme gellane permet de maintenir une texture homogène. Ces additifs ont également été évalués et approuvés au niveau européen. Danone veille, avec ses équipes de recherche et développement, à les utiliser dans la quantité minimale requise."