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Un naturopathe soupçonné d’homicide involontaire à Paris

Un homme pratiquant la naturopathie a été mis en cause pour exercice illégal de la médecine, homicide involontaire et abus de faiblesse après le décès d’un de ses patients atteint d’un cancer des testicules.

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Un naturopathe soupçonné d’homicide involontaire à Paris
Image d'illustration.

Il prétendait soigner le cancer par des cures de jus de fruits, des jeûnes et des huiles essentielles. Ce naturopathe parisien a été interpellé le 3 juin pour homicide involontaire, exercice illégal de la médecine et abus de faiblesse, rapporte le journal 20 minutes.

Cet homme est notamment accusé d’avoir convaincu un patient souffrant d’un cancer des testicules de refuser les traitements conventionnels et de ne se soigner que par sa "méthode naturelle". Le patient en question, âgé d’une quarantaine d’années, est décédé en décembre 2018.

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Refuser l’opération au profit de cures

Tout commence par une plainte déposée par la veuve du patient, qui déclenche alors une enquête de la brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP).
Selon la plaignante, le soignant aurait convaincu son mari de refuser l’ablation des testicules et d’opter pour un traitement à base de jeûnes, de cures de jus de fruits et d’inhalations d’huiles essentielles.

Selon les informations de 20 minutes, le mis en cause réfute avoir poussé son patient à refuser les traitements médicaux. Maintenant que l’enquête est close et qu’elle a abouti à l’interpellation du naturopathe, c’est au parquet de décider des suites judiciaires.

Des thérapies populaires mais dangereuses

Très populaires auprès des patients atteints de cancer, les "thérapies complémentaires" ne représentent a priori pas de danger tant que le patient n’abandonne pas son traitement médical pour ces pratiques.

Certaines de ces thérapies, comme la prise de compléments alimentaires ou le suivi de certains régimes peuvent tout de même nuire au traitement classique du cancer – chimiothérapie ou radiothérapie – en diminuant son effet ou en augmentant le risque d’intoxication par exemple.

En 2018, une étude publiée dans la revue JAMA Oncology montrait que les patients atteints d’un cancer qui choisissaient de se tourner exclusivement vers les thérapies alternatives (régimes, massages, acupuncture, naturopathie, homéopathie…) avaient deux fois plus de risque de mourir que les autres malades.

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