Ch@t : Irritations intimes et petits problèmes gynécos

Ch@t du 4 mars 2011 : Les réponses des deux gynécologues : les docteurs Lydia Marié-Scemama et Alain Tamborini.

La rédaction d'Allo Docteurs

Par La rédaction d'Allo Docteurs

Rédigé le , mis à jour le

Les réponses du Dr Alain Tamborini, gynécologue

Un rapport sexuel avec pénétration nécessite une lubrification vaginale suffisante. Il ne faut pas court-circuiter les préliminaires. Parfois, l'usage d'un lubrifiant peut constituer un précieux appoint.

Il faut consulter un gynécologue ou un dermatologue car ce n'est pas normal. Certaines maladies comme un lichen, peuvent entrainer ce genre de désagrément. Il y a toujours une solution.

Habituellement la mycose génitale s'accompagne de pertes blanches très épaisses comme du yogourt. Il y a d'autres causes aux démangeaisons vulvaires. Souvent l'utilisation d'un produit d'hygiène intime adéquat peut arranger les choses.

Le streptocoque dont il existe différentes souches, est un microbe fréquemment rencontré dans le vagin, ça n'est pas une MST.

Non, le port d'un stérilet n'intervient pas dans la survenue de mycoses vaginales.

Habituellement non, sauf s'il est trop serré et de même pour les jeans.

S'il n'y a pas de bacille de Döderlein, la flore vaginale est déséquilibrée, ce qui favorise les vaginites et les mycoses.

Habituellement le partenaire masculin ne présente aucun symptôme. Parfois, il peut présenter des rougeurs du gland. Dans tous les cas, il faut bien entendu s'abstenir de rapports sexuels en cas de mycose et ils ne seraient de toute façon pas très agréables voire douloureux.

Le lichen n'est pas une urgence.

Non.

La mycose vaginale est volontiers rebelle et récidivante. Il faut donc souvent renouveler les traitements. Ne vous découragez pas.

De préférence achetez votre lubrifiant intime en pharmacie et demandez conseil au pharmacien ou à votre gynécologue. Il existe toute une gamme de lubrifiants dont la texture varie plus ou moins liquidienne.

C'est un bon geste d'hygiène intime à faire à l'eau pure et toujours d'avant en arrière.

Lors d'un même rapport, il est formellement déconseillé d'alterner pénétrations vaginales et anales.

Le psoriasis vulvaire est peu fréquent, il a les mêmes traitements que les autres formes de psoriasis.

Une odeur anormale et des pertes modifiées en abondance doivent amener à consulter car cela évoque une vaginite. Cela se traite très bien et rapidement dans la plupart des cas.

Il peut exister du Candida en petite quantité de façon normale. La mycose se manifeste quand le Candida prolifère de façon anormale.

Non mais il est bien entendu souhaitable de traiter la mycose par ovules et crèmes antimycosiques.

La mycose est une forme de vaginite.

Des pertes malodorantes nécessitent une consultation et souvent des analyses en laboratoire. Dans la plupart des cas, quand il s'agit d'une flore déséquilibrée ou d'un germe bénin : cela se traite très bien et rapidement. Consultez.

Pendant la mycose, il est déconseillé d'employer des tampons.

Oui, il existe d'autres causes de démangeaisons : erreur de toilette intime, utilisation de produits inappropriés, port de sous-vêtements synthétiques...

Il est souhaitable de faire des frottis dans les meilleures conditions possibles. Toute vaginite peut en gêner la lecture.

Ils peuvent être utiles, mais leur usage régulier peut s'avérer onéreux.

Il peut exister de l'eczéma au niveau de la vulve.

Non, le bébé est bien protégé dans sa bulle tant que les membranes ne sont pas rompues. Mais bien entendu il faut traiter les mycoses vaginales, qui sont très fréquentes pendant la grossesse.

Après chaque rapport, il est conseillé d'uriner et de faire une toilette vulvaire à l'eau pure.

Non.

Non si c'est fait doucement...

Toutes les modifications du climat hormonal féminin (grossesse, suites de couches, ménopause...) peuvent favoriser le développement des mycoses.

Dans la majorité des cas, une toilette vulvaire quotidienne à l'eau pure est suffisante.

Si la candidose peut se transmettre sexuellement, ce n'est pas une MST : on peut être vierge ou sans relations sexuelles depuis longtemps et présenter des mycoses récidivantes.

Il existe des traitements antibiotiques très efficaces contre le chlamydia.

Normalement le lichen vulvaire se traite avec une pommade aux corticoïdes.           

La toilette génitale doit être faite d'avant en arrière.

Non, habituellement la mycose disparait sans laisser aucune trace.

Peut-être que le dosage ou le climat hormonal de votre pilule actuelle, ne vous convient pas. Peut-être faut-il en changer, parlez-en au médecin qui vous l'a prescrit.

La mycose entraine une inflammation du vagin et donc le frottement des rapports sexuels sur cette zone inflammatoire, peut être douloureux.

La sècheresse vaginale post ménopausique due au tarissement des sécrétions ovariennes, entraine souvent ce genre de désagréments : démangeaisons, cystites... Peut-être faut-il envisager un traitement complémentaire par œstrogènes par voie générale et/ou vaginale : parlez-en à votre médecin.

Souvent, les symptômes mettent deux ou trois jours pour diminuer après le début du traitement local.

Un traitement local par ovules est habituellement suffisant.

Des pertes blanches sans odeur, sans irritation et sans lésions associées, doivent être considérées comme normales, physiologiques. On peut toutefois faire une analyse en laboratoire pour s'assurer qu'il s'agit bien d'une flore vaginale normale.

Habituellement avec un traitement par ovules une fois par mois pendant quelques cycles, on arrive à se débarrasser de la mycose vaginale. Peut-être aussi, faut-il envisager l'emploi plus régulier d'un savon intime à PH basique.

Le chlamydia se détecte lors d'un prélèvement de pertes vaginales effectué au laboratoire.

Le linge de toilette doit être réservé à un usage personnel et il ne faut pas le partager avec une autre personne.

Les réponses du Dr Lydia Marié-Scemama, gynécologue

Il y a bien entendu plusieurs sortes de savon pour l'hygiène intime. Tout dépend de l'acidité de ce savon. En principe pour un usage courant, il est recommandé d'utiliser un savon tout à fait neutre surtout pas acide. Il faut réserver les savons plus acides ou plus basiques en cas d'infection (mycoses ou infections bactériennes). Il est bien entendu que vous pouvez être allergique à un des constituants de ce savon.

Êtes-vous sûre de ne pas avoir d'infection de type mycosique ? Vous pouvez également avoir une vaginose bactérienne souvent liée à un déséquilibre entre les différents germes pouvant exister dans le vagin. Il suffit d'en parler avec votre médecin, cela peut parfois arriver en cas de pilule mal équilibrée au niveau hormonal. Parfois un traitement aux probiotiques peut être suffisant.

Êtes-vous sûre de ne pas avoir d'infection de type mycosique ? Vous pouvez également avoir une vaginose bactérienne souvent liée à un déséquilibre entre les différents germes pouvant exister dans le vagin. Il suffit d'en parler avec votre médecin, cela peut parfois arriver en cas de pilule mal équilibrée au niveau hormonal. Parfois un traitement aux probiotiques peut être suffisant.

Je pense que dans certains cas, ils sont d'une grande aide. En effet, très souvent, certaines infections vaginales proviennent d'un déséquilibre du milieu intra vaginal et le rééquilibrage de ce milieu est souvent suffisant.

Tous les jours.

En principe il n'y a pas d'inconvénient grave lié à l'existence d'une mycose pendant une grossesse. C'est effectivement très gênant pour vous, mais les traitements sont possibles et tous très efficaces. Il n'y a aucun effet sur le bébé à condition de se traiter le plus vite possible. Il faut bien entendu éviter que cette mycose ne persiste au moment de l'accouchement.

Il est normal que vous ayez des streptocoques du groupe B dans votre vagin à condition que vous ne soyez pas enceinte. Ces microbes font partie de tous les éléments pouvant exister à l'état normal dans un vagin. Le traitement par homéopathie pourrait effectivement servir à traiter votre terrain si il s'avérait que certains autres microbes devant aussi exister, faisaient défauts. Mais là encore les probiotiques sont recommandés.

Les verrues vaginales ou condylomes sont vulgairement appelées des crêtes de coq. C'est le virus Human Papilloma Virus (HPV) qui en est responsable. Ces éléments peuvent très vite se multiplier. Il existe heureusement des traitements locaux très efficaces. Je vous conseille d'en parler très vite à votre gynécologue.

Les probiotiques sont intéressants pour rééquilibrer la flore vaginale. Ils existent sous forme orale ou sous forme d'ovules vaginaux. Il ne faut pas oublier non plus de vérifier qu'il existe toujours dans le vagin des bacilles de Döderlein que l'on considère comme des gendarmes de la flore. Si ils sont absents, on peut les trouver dans certains ovules contenant souvent des œstrogènes locaux.

Non. Une remise à plat du problème me semble nécessaire. Des fois il suffit d'arrêter tous les traitements et de refaire une "santé" à l'écosystème vaginal.

Avez-vous pensé, après avoir traité votre vaginose, à demander à votre médecin un rééquilibrage du milieu vaginal ?

En principe oui, il y a effectivement risque de récidive. Avez-vous pensé à consulter votre gynécologue afin d'éliminer toute présence de verrue chez vous ; votre frottis est-il suffisamment récent ?

Il est évident que votre problème n'est pas facile à résoudre. Vous devriez en parler avec votre gynéco. Le tamoxifène et les autres traitements que vous avez dû avoir, ont certainement modifié votre équilibre vaginal qu'il faut à tout prix rétablir en sachant par contre, que certains traitements vous sont interdits, mais pas tous heureusement. Parlez en à votre gynécologue.

Cela peut être normal effectivement mais il faut quand même vérifier que ces démangeaisons ne sont pas liées à une mycose récidivante.

Êtes-vous sûre de ne pas avoir de mycose ? De toute façon vu votre âge, il serait intéressant de mettre de la crème trophique à base d'œstrogènes faibles, avant de traiter la mycose. Cela pourrait vous aider.

Oui il existe effectivement des allergies au latex.

Oui à vos deux questions.

Le Dexeryl n'est absolument pas un médicament dangereux à appliquer. Si cela vous suffit, c'est bien.

Effectivement je pense que votre conjoint a lui aussi une mycose ; c'est à dire une maladie sexuellement transmissible. Je suis étonnée de savoir qu'on ne lui a pas prescrit un traitement. Il faut vous soigner tous les deux.

Non.

Oui effectivement, en créant parfois des déséquilibres au niveau de la flore vaginale.

Comme toutes allergies, par l'apparition de rougeurs, de boutons et de démangeaisons ne cédant pas aux traitements habituels sauf aux corticoïdes et récidivant bien sûr à chaque contact.

C'est effectivement recommandé.

Il doit bien en avoir un millier !

Oui effectivement la carence hormonale de la ménopause peut provoquer une irritation vulvaire, en raison de l'atrophie progressive apparaissant à l'arrêt de la sécrétion des hormones ovariennes.

Pour moi il existe deux types de patientes à problème : celle qui se lave trop et celle qui ne se lave pas assez. Pendant une mycose, il faut se laver normalement matin et soir surtout avec un produit adapté non décapant.

Avez-vous pensé à changer votre pilule si vous en prenez ?

Si vous ne présentez pas de contre indication, le seul traitement valable dans ce cas est la prise d'ovules et de crèmes à base d'hormones.

La mycose est une maladie sexuellement transmissible. Quand l'un est atteint, il faut traiter l'autre.

Très souvent il faut renouveler la prise de probiotiques. Je recommande une cure d'ovules 5 jours par mois pendant 3 à 6 mois.

Dans la majorité des cas, le risque est plus lié à une altération de votre qualité de vie. Il est évident que dans certains cas, heureusement rares, cette mycose peut dégénérer et atteindre des organes comme le poumon, la gorge, les bronches et créer des infections mycosiques beaucoup plus graves.

En fait au sens propre du terme, la mycose se transmet par le sexe, par les mains, voire même par le contact des serviettes hygiéniques. C'est donc une MST et tout le reste.

Oui certainement.

Effectivement la pilule peut favoriser les mycoses. En effet, la pilule normale associe un œstrogène et un progestatif. Et selon les cas, chez certaines patientes, l'équilibre entre les deux va pouvoir agir de façon négative sur ce que l'on appelle l'écosystème vaginal. Il suffit parfois de changer de pilule soit prendre une pilule à tendance oestrogénique soit le contraire, parlez en à votre gynéco.

Ce ne sont pas les pilules qui peuvent être responsables de mycoses mais leur action sur le milieu vaginal et son équilibre. Je ne peux vous conseiller un type de pilule. En fait cela va dépendre de la pilule que vous prenez en ce moment et de son équilibre hormonal (progestatif ou oestrogénique ?).

Parfois un traitement hormonal par voie orale pendant quelques jours, peut rapidement résoudre votre problème. Parlez en à votre gynéco.

Je consulterais plutôt un allergologue.

Le produit adapté à la mycose et le produit à utiliser tous les jours, diffèrent en fonction de leur acidité.

Oui certainement. Pourquoi ne pas essayer des ovules de probiotique, pour régénérer votre flore vaginale.

Non.

Pourquoi ne pas vous adresser à un sexologue ? Il existe des médecins gynécologues sexologues, qui pourront très certainement vous aider.

Renseignez vous auprès du conseil de l'ordre des médecins de votre département.

Non aucun.

Oui effectivement il peut y avoir des brûlures vaginales et anales d'origine psychologique. Mais ne pas oublier également les brûlures liées aux modifications de l'équilibre de la flore vaginale.

La prise de la pilule si elle n'est pas adaptée à l'équilibre de votre flore vaginale, peut effectivement favoriser l'apparition de mycoses.

Si cela vous gêne beaucoup, cela vaudrait peut être la peine d'en parler à un chirurgien gynécologue qui pourrait s'en occuper.

Effectivement le clitoris peut être atteint par une mycose mais c'est souvent dans le cadre d'une mycose de la vulve et / ou du vagin.

Pourquoi ne pas utiliser les probiotiques par voie générale.

Ce n'est pas le fait qu'il soit au progestatif qui peut entraîner des irritations. Un stérilet tel qu'il soit peut être responsable d'infection, c'est un corps étranger ne l'oublions pas. C'est pour cela qu'il faut toujours en parler avec son gynécologue.

Si vous parlez d'ovules antimycosiques, effectivement il peut y avoir des résistances. Il faut changer alors de molécule.

En pharmacie.

Cela se discute, en cas de mycose j'associe souvent un traitement de la mycose par voie locale et des probiotiques par voie générale.

Non il faut vraiment savoir ce que c'est. Une hémorroïde ? Parlez en à votre médecin.

Votre généraliste a eu raison de vous traiter. Normalement il existe des médicaments très efficaces contre les infection chlamydiae. Il est très important de se faire traiter pour éviter tout problème d'infection des trompes.

Je pense qu'effectivement vous devriez consulter soit votre généraliste, soit votre gynéco pour qu'il puisse regarder l'état des lieux !

Non bien sûr.

Non ils vont traiter le milieu, rétablir un équilibre pour éviter la récidive d'une mycose. Le traitement de la mycose proprement dite, nécessite des antimycosiques. 

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Les réponses du Dr Clarence de Belilovsky, dermatologue spécialisée en pathologie vulvaire à l'institut Alfred-Fournier de Paris et du Dr Brigitte Letombe, gynécologue à l'hôpital Jeanne-de-Flandre à Lille

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