Soigner les allergies

Pollens, poils de chat, acariens, arachides... une personne sur 4 souffre d'allergies. Quels sont les différents types ? Quels sont les traitements contre ces réactions très gênantes ?

La rédaction d'AlloDocteurs
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Rédigé le , mis à jour le

Qu'est-ce que les allergies ?

Michel Cymes et Benoît Thevenet expliquent les réactions allergiques.
Michel Cymes et Benoît Thevenet expliquent les réactions allergiques.

Les allergies peuvent prendre des formes très variées, comme l'asthme, la rhinite ou l'urticaire, et se manifestent le plus souvent par des éternuements, les yeux qui piquent ou qui pleurent, le nez qui coule. 20 à 25% des Français souffrent d'allergies. 

La gêne la plus forte se produit surtout au printemps, à cause de la recrudescence des pollens. Chez la plupart des malades, les symptômes durent quelques semaines, mais ils peuvent se prolonger plus de six mois et reviennent chaque année à la même période. Près de 25% des Français souffriraient d'allergies respiratoires.

Les substances responsables des allergies sont appelées allergènes. Il en existe des centaines parmi les pollens, acariens, aliments... L'industrialisation de l'alimentation joue elle aussi un rôle important dans l'augmentation des allergies, on trouve en effet souvent des allergènes, comme la cacahuète, dans les plats prêts à la consommation.

En outre, de plus en plus de produits chimiques, y compris dans notre environnement intérieur, provoquent des allergies, tels ceux présents dans nos cosmétiques, les détergents ou même les bâtons d'encens. Il est également possible d'être allergique à des médicaments ou des poils d'animaux.

Visite chez l'allergologue

L'allergologue procède à différents tests pour identifier l'origine de l'allergie.
L'allergologue procède à différents tests pour identifier l'origine de l'allergie.

Avant de choisir un traitement adapté, il faut connaître l'allergène responsable de la réaction. Pour cela, l'allergologue va effectuer un interrogatoire minutieux ainsi que toute une batterie de tests. Des extraits allergènes sont déposés sur la peau pour reproduire à très petite échelle la réaction allergique.

Si le test cutané, aussi appelé prick-test, se révèle négatif, le dépistage se terminera en laboratoire en recherchant dans le sang certains anticorps spécifiques, appelés IgE (voir paragraphe ci-dessous). Et si le bilan n'aboutit rien mais que le doute persiste, un test de provocation aux allergènes peut être effectué.

Une réaction de défense immunitaire

Michel Cymes et Benoît Thevenet expliquent la production d'anticorps.
Michel Cymes et Benoît Thevenet expliquent la production d'anticorps.

Une prise de sang permettra de détecter la présence des défenses immunitaires qui sont produites quand on est exposé à un allergène. Ces anticorps sont appelés IgE.

Lors des premiers contacts avec l'allergène (un grain de pollen ou un débris d'acarien, par exemple) le système immunitaire fabrique ces IgE, des anticorps spécifiques qui viennent se fixer sur les cellules de l'organisme.

En cas de nouvelle rencontre avec un agresseur, ils alertent la cellule, qui déclenche la libération d'histamine... C'est cette molécule qui va entraîner tous les symptômes que l'on connaît dans les réactions allergiques.

Traitements et désensibilisation

Avril correspond à la période de pollinisation du bouleau. Cet arbre produit un pollen très allergisant en quantité très importante. Pour Colin, c'est un ennemi qui provoque chaque année d'importants problèmes respiratoires.
Avril correspond à la période de pollinisation du bouleau. Cet arbre produit un pollen très allergisant en quantité très importante. Pour Colin, c'est un ennemi qui provoque chaque année d'importants problèmes respiratoires.

Les réactions allergiques sont plus ou moins rapides, les mécanismes plus ou moins complexes, mais on dispose désormais de traitements efficaces adaptés au cas par cas. Le premier traitement est médical, avec un anti-histaminique en comprimé (comme la loratidine, la bilastine et la fexofénadin), en collyre, en spray nasal. L'ajout d'un spray nasal contenant un corticoïde (à action anti-inflammatoire) peut être ajouté. Les corticoïdes peuvent aussi être utilisés en injection en cas de crise urgente ou en inhalation. Enfin, l'adrénaline est réservée au choc anaphylactique.

La désensibilisation s'adresse aux personnes dont l'allergie est clairement identifiée ; elle concerne principalement les allergies aux pollens, aux acariens, aux venins d'hyménoptères et aux poils ou salive de chats et de chiens. L’allergène est absorbé par la voie sublinguale le plus souvent, ou injecté au patient à petites doses  progressivement augmentées, pour provoquer la réaction de défense. En trois à six mois, les symptômes de l'allergie diminuent mais il faut souvent continuer la désensibilisation pendant plusieurs années pour éviter les rechutes. 

En dehors des traitements, la première mesure est évidente, il faut éviter le contact avec l'allergène : en ne mangeant plus l'aliment en cause ou en supprimant les balades et les pique-niques pendant la période des pollens.

Recevoir le bulletin d'alerte

Le RNSA (Réseau National de Surveillance Aérobiologique) vous offre la possibilité de recevoir chaque semaine par e-mail les prévisions du risque allergique des départements de votre choix. Pour cela, cliquez : ICI

Les allergies croisées

Une allergie croisée survient quand une personne allergique à une substance réagit à une autre
Une allergie croisée survient quand une personne allergique à une substance réagit à une autre

Quand on fait des allergies saisonnières, il est possible que notre organisme réagisse aussi à d'autres substances et déclenche une allergie croisée. Il s'agit souvent d'une association entre les pollens et les aliments. La réaction allergique est alors amplifiée.