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Quand le cancer touche les enfants

Chimiothérapie, radiothérapie, cancer... des mots qui semblent encore plus redoutables lorsqu'ils concernent un enfant. Mais pendant les traitements, qu'ils soient très jeunes ou adolescents, ces jeunes malades impressionnent les adultes par leur capacité à s'adapter et à faire face.

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Les cancers de l'enfant

Quand on parle de cancers de l'enfant, on pense très souvent aux leucémies et cancers des organes lymphatiques. Mais dans 60% des cas, il s'agit de tumeurs très variées que l'on rassemble sous le terme de tumeurs solides.

Ces tumeurs sont très différentes des cancers de l'adulte. Les deux tiers sont dites "embryonnaires". Autrement dit, les cellules qui les constituent ressemblent à celles que l'on trouve dans les organes en cours de formation, lors de la vie embryonnaire.

Selon la Ligue nationale contre le cancer, dans les pays développés, les cancers représentent la seconde cause de mortalité chez l'enfant après les accidents. Même si les cancers sont très rares chez l'enfant et l'adolescent, on dénombre chaque année en France environ 2.500 nouveaux cas de cancer. Le risque annuel de survenue s'élève donc à 1 sur 500 à 600 enfants entre 0 et 18 ans.

Les chimiothérapies dans le traitement des cancers pédiatriques

Après la chirurgie, les résultats sont consolidés en prolongeant la chimiothérapie.

Les cancers pédiatriques sont des tumeurs différentes de celles de l'adulte, elles réagissent très bien aux traitements anticancéreux. Et dans 80% des cas, les enfants sont en rémission à la fin de leur adolescence et ont une vie d'adulte normale.

Dans la prise en charge des cancers pédiatriques, les chimiothérapies ont une place très importante. Les tumeurs réagissent bien à ces traitements et les enfants les supportent souvent mieux que les adultes.

Les effets secondaires les plus fréquents sont la perte des cheveux, la baisse des globules rouges qui donne l'anémie, la baisse des globules blancs qui augmente le risque d'infection (des transfusions et des antibiotiques sont parfois nécessaires) et des troubles digestifs (nausées, vomissements…).

L'ablation chirurgicale de la tumeur chez l'enfant

Attention, images d’intervention chirurgicale ! Le retrait de la tumeur se fait sous coelioscopie.

Précédée ou non de chimiothérapie, l'opération qui permet de retirer la tumeur est un moment majeur. L'analyse de tous les tissus retirés est effectivement déterminante pour la suite des stratégies thérapeutiques à mettre en oeuvre. Désormais, les enfants comme les adultes, bénéficient d'interventions sous coelioscopie, c'est-à-dire sans grande incision grâce à une caméra.

Cancer dans l'enfance : un suivi à long terme

L'Institut Gustave-Roussy a mis en place une consultation de suivi à long terme, dédiée à ces patients.

Quand on a eu un cancer dans l'enfance, il est important d'avoir un suivi tout au long de sa vie d'adulte. Pourtant, ce n'est pas toujours le cas. D'où l'initiative de l'Institut Gustave-Roussy de mettre en place une consultation de suivi à long terme dédiée à ces patients.

Des consultations de suivi à long terme sont actuellement ouvertes dans la majorité des services d'oncologie pédiatrique français. Au-delà d'un simple suivi des patients, ces entretiens fournissent aussi une base de données essentielle pour la recherche.

Cancer de l'enfant : l'importance des essais cliniques

La juste information des parents est essentielle dans les essais cliniques pédiatriques.

Aujourd'hui, près de 80% des enfants touchés par un cancer guérissent alors qu'il y a quarante ans, la plupart en mourraient. Malgré ces chiffres encourageants, des efforts restent à faire sur l'accès aux traitements innovants.

En France, six centres de référence sont agréés pour conduire des essais cliniques dits "de phase précoce" avec les dernières molécules créées par l'industrie pharmaceutique. Pour accélérer le progrès, des associations de parents d'enfants malades du cancer ont décidé de faire du mois de septembre un mois de sensibilisation.

Aujourd'hui, plus d'un cancer pédiatrique sur cinq résiste encore aux traitements classiques. Grâce à de nouvelles réglementations, les enfants commencent à être mieux pris en compte par les laboratoires pharmaceutiques : "Il y a une vingtaine d'années, en Europe, aucun enfant n'avait vraiment accès à des nouvelles molécules. Ce n'est plus le cas aujourd'hui. Beaucoup d'industriels développent des équipes spécifiques sur les cancers de l'enfant, ayant pris conscience de la nécessité de ces études", explique le Dr François Doz, pédiatre oncologue. Mais il reste encore à améliorer le passage en pédiatrie des dernières molécules ciblées créées pour les cancers des adultes.

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