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"Détox", "superfruit", "source de vitamines", attention aux fausses allégations santé alerte la DGCCRF

Céréales, miels, chocolats, thés, de nombreux produits alimentaires affichent des allégations santé trompeuses, qui peuvent induire le consommateur en erreur voire présenter un risque pour sa santé, explique la DGCCRF.

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Image d'illustration. Crédits Photo : © Goksi / Shutterstock

"Facilite la digestion"», "détox", "lutte contre l’anémie", "source de vitamines"… Sur les produits alimentaires, les allégations thérapeutiques sont nombreuses, mais rarement avérées, alerte la Direction Générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) dans un nouveau rapport publié le 21 juin.

69% d’anomalies sur les ventes en ligne

Ce rapport est issu d’une étude menée en 2019, qui avait pour mission de contrôler 300 établissements. Le taux d’anomalie ainsi relevé s’élève à 44% en moyenne, avec un écart entre les commerces physiques (38% d’anomalie) et les sites de vente en ligne (69%).

Des chiffres supérieurs à ceux de la précédente enquête de 2016, qui comptaient 21% d’anomalies. Car aujourd’hui, la DGCCRF a spécifiquement ciblé "les produits les plus susceptibles de porter des allégations de santé : infusions, thés, chocolats, céréales pour petit-déjeuner, produits de la ruche", explique l'instance.

Un risque pour la santé des consommateurs

Problème : ces anomalies "influencent l’acte d’achat des consommateurs". Il faut donc qu’elles soient "fondées" mais aussi que "leur formulation n’implique pas une incidence négative sur la santé des consommateurs, en particulier les plus vulnérables, qui pourraient à tort prendre les produits qui en sont porteurs en substitution de moyens thérapeutiques" s’inquiète la DGCCRF.

Allégations non autorisées…

Les "anomalies" les plus courantes sont en effet la "présence d'allégations thérapeutiques", par exemple "s'utilise lors d'un rhume", "pour lutter contre l’anémie" ou encore "utilisé dans le traitement de certaines dermatoses comme l’acné, l’eczéma, le psoriasis".

Vient ensuite la présence "d'allégations de santé non autorisées" comme "la noix de coco facilite la digestion" ou "la biotine contribue au maintien d’ongles normaux".

…ou libellé non conforme

La DGCCRF pointe aussi du doigt un non-respect du libellé des allégations, ce qui modifie leur sens comme "la vitamine C augmente les défenses immunitaires" au lieu de l’allégation autorisée "la vitamine C contribue au fonctionnement normal du système immunitaire".

Enfin, les allégations générales, par exemple les termes "superfruit" ou "détox" posent problème, tout comme les allégations non conformes à la composition du produit, comme quand la teneur en vitamines est trop faible pour utiliser l’allégation "source de vitamines".

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