Ch@t : Ménopause
Ch@t du 28 janvier 2011 : Les réponses des docteurs Anne de Kervasdoué et Alain Tamborini, tous deux gynécologues.
Par La rédaction d'Allo Docteurs
Rédigé le
Les réponses du Dr Alain Tamborini, gynécologue
Dans les 2 ou 3 années qui précèdent la ménopause, il est habituel que les cycles soient irréguliers. Si cette irrégularité s'accompagne d'autres troubles, il existe des traitements pour les régulariser et améliorer votre qualité de vie.
Vous n'avez pas de contre indications à la reprise d'un THS : parlez-en à votre médecin traitant ou votre gynécologue.
Il existe un traitement non hormonal des bouffées de chaleur : la bêta alanine.
La SEP n'est pas une contre indication au THS. Cependant la prise d'un THS n'est jamais obligatoire, elle est destinée aux femmes qui ont des troubles gênants et qui le souhaitent.
Non la prise de la pilule même prolongée n'intervient pas sur l'âge de survenue de la ménopause.
Vous n'avez pas de contre indication à la prise d'un THS. Il peut permettre d'éviter les troubles de la ménopause, de préserver votre sexualité et d'éviter une perte osseuse prématurée compte tenu de votre jeune âge.
Non, vous avez actuellement un traitement de pré-ménopause par progestatif.
La décision de prendre ou non un THS est toujours une décision individuelle et personnalisée à prendre en fonction de la gêne en rapport avec les troubles de la ménopause. Par ailleurs, chaque femme traitée doit bénéficier d'une surveillance gynécologique et mammaire régulière.
Non.
Il n'y a pas de durée limite imposée au traitement. Il peut donc être poursuivi tant que persistent des troubles gênants et altérant la qualité de vie. Avec les années, il est habituel de réduire les posologies hormonales en conservant les mêmes résultats thérapeutiques.
Le décapeptyl induit une sorte d'état de ménopause transitoire. Quand les effets de l'injection s'arrêteront les secrétions hormonales ovariennes vont reprendre.
Il existe différentes formules de traitement par THS. Certains protocoles thérapeutiques permettent d'éviter la survenue des règles. Parlez-en à votre médecin traitant ou votre gynécologue.
Votre problème thyroïdien n'intervient pas sur les troubles de la ménopause et la décision ou non d'envisager un THS.
Il existe une multitude de traitements hormonaux, ce qui permet de les personnaliser. Vos symptômes semblent en rapport avec un surdosage en œstrogènes. Peut-être faut-il réduire les posologies hormonales car un THS doit être parfaitement toléré : parlez-en à votre médecin traitant ou votre gynécologue.
Dans la quasi-totalité des cas, on arrive à trouver un traitement personnalisé qui améliorera votre qualité de vie. Parfois il faut changer de produits, de doses, de protocoles. Ne vous découragez pas. J'espère que ma réponse vous évitera une tentative de suicide !
Non.
Quel que soit le THS employé on peut toujours essayer de réduire sa posologie. Les demi-doses sont souvent aussi efficaces que les pleines posologies.
Effectivement il est conseillé chaque année de suspendre le THS pendant un mois pour juger de la reprise ou non des troubles et de l'opportunité de le represcrire. Cependant si les troubles réapparaissent après seulement quelques jours d'arrêt, vous pouvez bien entendu le reprendre plus tôt dès la reprise des bouffées de chaleur.
Non sur les troubles de la ménopause, mais une activité physique régulière est toujours conseillée pour préserver son poids et sa silhouette, quelque soit son âge.
Après 55 ans une femme sur 10 a encore des règles. Après 60 ans, si vous n'avez pas de traitement, c'est exceptionnel. S'il s'agit de saignements et pas de vraies règles avec des cycles menstruels, cela mérite des explorations. Parlez-en à votre médecin traitant ou gynécologue.
Non
Les mastoses, les kystes du sein sont des pathologies hormono-dépendantes. Elles représentent des précautions d'emploi à l'usage du THS qui est alors habituellement prescrit à des petites doses n'entrainant pas de tension des seins. Par ailleurs, les femmes présentant des mastoses doivent bénéficier d'une surveillance clinique et radiologique des seins étroite.
L'endométriose est une pathologie bénigne hormono-dépendante. Elle représente une précaution d'emploi à l'usage du THS. Quand il est indiqué on emploie habituellement des posologies hormonales pondérées qui restent le plus souvent très efficaces.
À l'arrêt du THS, la perte osseuse physiologique reprend, mais on peut évaluer ce risque à l'arrêt du traitement avec une ostéodensitométrie.
Chez les femmes ayant subi une hystérotomie, on emploie habituellement l'œstrogène seul.
Les bouffées de chaleur concernent environ 3 femmes sur 4. Dans la moitié des cas, elles peuvent durer plus de 5 ans et une fois sur 4, plus de 10 ans. Environ 25 % des femmes n'ont pas de troubles bruyants. Cependant il est souhaitable au moment de la ménopause d'évaluer le capital osseux et le risque d'ostéoporose par un examen particulier : l'ostéodensitométrie.
Le THS général ou traitements hormonaux locaux permettent de préserver la trophicité de la muqueuse vaginale, mais ne restaurent pas la libido qui est un facteur très personnel et pas seulement soumis aux hormones...
C'est un petit risque mais ce n'est certainement pas une règle. L'âge moyen de la ménopause en France est de 51 ans : c'est un âge moyen mathématique qui recouvre une très large diversité. À 45 ans, 10 % des françaises sont déjà ménopausées mais à 55 ans, 10 % des françaises sont encore réglées.
Ce peut-être des troubles de pré-ménopause. Ceci dit cela ne veut pas dire que vous serez ménopausée dans un proche avenir car la pré-ménopause dure en moyenne 3-4 ans.
Il y a un traitement non-hormonal : la bêta-alanine. Mais vous pouvez également avoir recours aux médecines douces telles que homéopathie, phytothérapie...
Vos problèmes dermatologiques n'ont pas de relation avec le THS
Le tabagisme n'est pas une contre indication absolue au THS mais une précaution d'emploi. Chez les femmes tabagiques, on utilise généralement les œstrogènes par voie cutanée (gel ou timbre) associés à la progestérone naturelle. Dans tous les cas, ménopause ou pas, traitée ou non traitée, je vous engage à arrêter de fumer !
Pas de durée limite à l'emploi d'un THS tant que persistent des troubles gênants et altérant la qualité de vie chez une femme informée et volontaire.
Les fibromes sont très fréquents après 40 ans. Ils représentent une pathologie bénigne hormono-dépendante et une précaution d'emploi au THS. Quand celui-ci est indiqué on emploie des posologies hormonales modérées qui donnent de bons résultats.
Voir réponses précédentes.
Il existe différentes formules du THS. Il est tout à fait possible de prescrire des THS n'entrainant pas de retour des règles, c'est ce qui est le plus souvent réclamé par les femmes.
La bonne dose pour une femme considérée est la dose qui va supprimer les troubles en particulier les bouffées de chaleur mais qui sera toujours bien tolérée cliniquement, en particulier qui n'entrainera pas de tension douloureuse des seins.
Non.
Les contre indications et les précautions d'emploi de la tibolone sont les mêmes que celles du THS.
Pour reprendre un THS à distance de la ménopause, il faut que la décision thérapeutique soit justifiée par des troubles gênants et altérant la qualité de vie.
Non.
La prise d'un THS n'est jamais obligatoire. Elle doit être justifiée par l'existence de troubles gênants et altérant la qualité de vie. D'autre part, la femme doit toujours être volontaire : un traitement peut être proposé mais jamais imposé.
Un THS bien dosé et personnalisé ne doit pas intervenir sur le poids. Cependant, entre 45 et 55 ans, une majorité de femmes prend du poids au niveau abdominal et modifie leur silhouette. La prise d'un THS n'accentue pas cette tendance naturelle contre laquelle il convient de lutter par une meilleure hygiène de vie et alimentaire.
Dans la majorité des cas, les demi-doses suffisent pour supprimer les troubles et préserver le capital osseux et cela avec une meilleure tolérance clinique.
Non.
Pour reprendre un THS à distance, il faut que cela soit médicalement justifié par l'existence de troubles gênants et altérant la qualité de vie.
Parfois à distance de l'arrêt des règles, on peut voir une reviviscence transitoire de l'activité ovarienne.
L'œstrogène des THS se présente sous trois formes : gel, timbre ou comprimé. Parlez-en à votre gynécologue.
Les réponses du Dr Anne de Kervasdoué, gynécologue
Si vous n'avez pas beaucoup de problèmes ni d'ostéoporose, il n'y a pas d'urgence à prendre un THS. Un rhumatologue pourra vous aider à soulager vos douleurs articulaires.
Hélas, vous ne pourrez jamais prendre de traitement hormonal substitutif. Il faut continuer à prendre les anti aromatoses le temps prévu par les médecins qui vous suivent. Ensuite, en fonction de chaque trouble, essayez d'y trouver une solution.
Vous avez bien fait de prendre un THS. Il va soulager les symptômes, protéger vos os et vos artères. Surtout continuez le au moins jusqu'à 50 ans pour vous retrouver à égalité avec les autres femmes, mais faites vous surveiller régulièrement.
Les phlébites contre indiquent le THS. Pour les bouffées de chaleur essayez les oligoéléments à bases d'oméga ou abufène en pharmacie, ou encore l'acupuncture et la relaxation.
Non, il faut le vérifier régulièrement. Avez-vous des règles ? Qu'en pense votre gynécologue ? Il faut faire de temps en temps des dosages hormonaux
Peut être sentez vous vos seins qui serviront de guides; au moment des règles ils sont plus tendus et douloureux. Si vous ne repérez pas vos cycles, soyez attentive à certains signes comme bouffées de chaleur, sueurs, troubles du sommeil, fatigue inexpliquée, douleurs articulaires, troubles de l'humeur et signalez; et puis baisse de libido et sécheresse vaginale.
Non, il n'y a pas de règle. Ce qui compte, c'est votre âge. Après 60 ans, je baisse habituellement les doses doucement. Les études n'ont pas formellement démontré qu'il n'y avait pas de risque après cet âge. Faites bien surveiller vos seins. Et puis, cela dépend aussi des signes qui apparaissent quand vous arrêtez. Tout se discute..
A t-on retiré vos ovaires ? Depuis combien de temps avez-vous tous ces symptômes ? Je pense que vous pourriez bénéficier d'un THS si vous n'avez pas de contre indication.
Après un accident vasculaire cérébral, il est déconseillé de prendre un THS quel qu'il soit. Essayez les omégas, abufène, l'acupuncture ou autre et la relaxation sous toutes ses formes.
Tant que vous n'êtes pas ménopausée, il ne faut pas commencer le THS. La pilule aux estrogènes naturels n'est pas tout à fait naturelle. Elle peut soulager tous vos troubles, mais il ne faut avoir aucune contre indication cardiovasculaire. Faites-vous guider par votre médecin.
Oui, mais faites faire un examen des os : une ostéodensitométrie pour vérifier la déperdition osseuse.
Acr2 c'est parfait. Vous ne courrez aucun risque particulier. Mais si vous prenez le THS, faites régulièrement des mammographies.
Il faudrait m'en dire plus sur votre risque d'AVC. Si vous en avez déjà eu un, alors pas de THS; sinon, il faut voir : cela dépend de votre âge et du réel risque.
En grande partie oui, il est dû à la carence en estrogènes, mais aussi au manque de soleil dans le nord de la France. Une fois ménopausée, il faut systématiquement et tous les 2 ou 3 mois prendre une ampoule de vitamine D qui protège vos os et bien d'autres choses encore.
Non, si vous êtes vraiment ménopausée. Les ovaires n'ovulent plus.
L'implant supprime les règles, mais sans hormones vous aurez des signes de ménopause. Voir ma réponse plus haut.
Le viagra n'est hélas pas efficace sur la femme. Le THS améliore la sexualité mais ne résout pas le problème de la libido. Demandez à votre médecin de vous parler de la tibolone, autre traitement de la ménopause, efficace sur la libido.
On peut toujours, mais cela perd de son intérêt.
Mais vous n'êtes pas ménopausée à 27 ans ?
La réponse est un peu longue...Il semble que les bouffées de chaleur provoquent à la fois une trop grande dilatation des artères dans le cerveau et aussi une trop faible dans certaines régions qui pourraient en souffrir, à l'origine de maladies neurologiques ultérieures. Mais ne fantasmez pas là dessus. Essayez de les faire disparaitre si elles sont importantes.
Pas de THS; mais il faut tout essayer avec votre médecin ; j'ai répondu 2 fois à cette question. Il faut tester certains produits et garder ceux qui marchent
Vous n'êtes pas encore ménopausée. Vous vous situez dans la phase qui précède. Les douleurs lombaires ne sont pas des signes de ménopause.
Je ne suis pas sûre d'avoir compris votre question. Qu'avez vous pris ? Des médicaments ? Certains avancent l'âge de la ménopause, d'autres pas. L'âge de la ménopause est fixé à l'avance, dès votre naissance.
Non il ne s'est pas trompé. Ce que vous a prescrit votre gynécologue est très bien, et protège un peu plus votre muqueuse utérine. 12 jours c'est le minimum. Mais si vous ne voulez pas avoir de règles, mieux vaut prendre la progestérone au moins 15 ou 20 jours par mois.
La ménopause précoce est exceptionnelle à votre âge, mais il faut absolument le vérifier en faisant des dosages hormonaux et comprendre ce qui vous arrive.
L'avantage du THS c'est qu'il agit sur tout : les bouffées de chaleur, la sécheresse vaginale, le sommeil, l'humeur, les os et les artères et la peau. Vous vous sentirez mieux avec mais il faut être surveillée.
Vous pouvez essayer toutes les plantes que l'on propose, l'homéopathie etc… mais je ne vous garantis pas le résultat.
Éventuellement un trouble thyroïdien.
D'après les dernières études, il semble que l'otospongiose ne soit plus une contre indication au THS. Pour la mastose et la densité des seins, tout se discute. Cela dépend de votre motivation et des mammographies.
Vous avez bien fait de prendre le THS. Maintenant, il faut voir, en discuter calmement avec un gynécologue. De toute façon s'il y a reprise elle doit se faire très progressivement et avec des produits naturels par voie cutanée.
Ce n'est pas une contre indication mais ce n'est pas recommandé. Deux options : soit diminuer les doses œstrogènes, soit prendre de la tibolone qui n'a pas d'effet délétère sur les seins.
Les estrogènes ont un effet "nourrissant" sur les neurones. Ils les protègent d'une certaine manière, à doses modérées en tout cas. Certaines études ont montré que la prise d'estrogènes les 10 premières années de la ménopause diminuait notablement le risque de maladie d'Alzheimer. Mais tout ceci reste à démontrer. L'exercice physique peut avoir ce même effet protecteur.
Non, ce n'est pas obligatoire de saigner ou pas. C'est un choix personnel. Traitement en continu ou séquentiel.
Au moins vos hormones protègent vos os et vos artères. Mais elles peuvent fragiliser vos seins qu'il faut surveiller attentivement ainsi que l'utérus.
Ce peut être a cause de la chute des œstrogènes avant la ménopause ou la thyroïde. A vérifier.
Ah oui ! C'est la conséquence de la carence en estrogènes.
Aucune interaction avec la grippe. C'est un traitement de substitution qui ne fait que remplacer vos hormones manquantes par d'autres biologiquement identiques.
Il faut rester prudent mais le risque de cancer du sein reste minime à condition d'une bonne surveillance. N'oubliez pas que de toute façon, une femme sur 10 aura un cancer du sein dans sa vie. L'important c'est de le détecter tôt. En prenant 20 jours par mois la progestérone, on protège davantage l'utérus contre le cancer.
Je déconseille l'association DHEA et THS. Il faut choisir. Globalement le THS est plus efficace sur tout.
Il y a d'autres sources de calcium. Vous pouvez faire une densitométrie osseuse pour connaitre votre capital osseux. C'est excellent de faire de l'exercice physique !
Attention, les douleurs veineuses sont plutôt aggravées par les hormones... vérifiez que vous n'avez pas de varices. Les hormones sont efficaces sur les douleurs articulaires.
On trouve maintenant des crèmes à l'acide hyaluronique qui devraient être efficaces.
Tout se module et se discute entre le médecin et sa patiente. Il n'y a pas de règles générales, le THS se fait sur mesure, adapté à chacune.
Honnêtement je ne crois pas qu'il faille attribuer votre cancer à la prise du THS, mais je ne peux vous le prouver.
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