Courgette vs concombre, que faut-il choisir ?
Courgette ou concombre, il est facile de confondre ces deux cucurbitacés. Pourtant, chacun apporte des bienfaits distincts. Pour lequel faut-il opter ? On fait le point.
Par Robin Couturier
Rédigé le
INCARNE_GENERALISTE_Bien-manger
Allo Docteurs - Newen Digital
Courgette ou concombre ? Si de prime abord il est difficile de les distinguer tant sur l’aspect nutritif qu’esthétique, chacun comporte des propriétés distinctes et des bénéfices pour notre santé qui leur sont propres. La recherche est formelle, ces cucurbitacés ne sont pas de simples bâtons d’eau, loin de là. Car ils renferment en eux des pouvoirs insoupçonnés.
Concombre : de l'eau et des antioxydants
D’abord le concombre. Il faut bien admettre qu’à première vue, celui-ci semble tout à fait insignifiant. C’est en tout cas ce qu’est dépeint par l’Agence pour la Recherche et l’Information en Fruits et Légumes (Aprifel) dans la fiche nutritionnelle du légume. Dans le concombre cru, on commence par trouver 96,3 % d’eau, ce qui ne laisse déjà plus beaucoup de place au reste. Sa teneur en fibres est plus de trois fois inférieure à la moyenne des autres légumes et son apport concernant les différentes vitamines qu’il renferme est très limité.
Toutefois, Aprifel note que la peau du concombre, chargée en composés phénoliques et en flavonoïdes, possède un pouvoir antioxydant important. Alors, non pelé, le légume apporte des bienfaits concrets pour notre santé. Par ailleurs, on ne peut pas enlever au concombre le mérite d’être un aliment diététique de premier choix, sa consommation n’apportant que 14,7 kcal pour 100 g.
Diabète, sommeil, anxiété ... Les bienfaits du concombre
Outre ses apports nutritionnels, le concombre semble présenter des bienfaits pour le corps et l’esprit. Une première étude, effectuée au Nigéria et publiée en 2017 dans la Revue internationale de recherche fondamentale, appliquée et innovante, avait comme visée de mesurer les effets du concombre sur des étudiants. Les résultats montrent que la consommation de ce légume avant le petit-déjeuner avait un effet hypoglycémiant, sans effet néfaste sur les reins. En somme, le concombre pourrait aider à éviter les pics de glycémie, le taux de sucre dans le sang."Par conséquent, la consommation de concombre pourrait jouer un rôle important dans la prévention et la prise en charge du diabète", avance l’étude, tout en reconnaissant qu'elle n'a été menée que sur une courte période et sur un petit échantillon de personnes.
Un autre travail de recherche, cette fois publié en 2025 dans le Health Science Report, a révélé que la prise de Q-actin, un extrait aqueux de concombre, pouvait avoir des effets positifs sur l’humeur en général. Une partie des sujets s'est vu administrer de l’extrait de concombre quotidiennement pendant 60 jours, l’autre partie ayant reçu un placebo. Tous ont ensuite répondu à un questionnaire sur l’humeur. Résultat : l’expérience révèle que l’ingestion quotidienne d’extrait de concombre "améliorait la qualité de vie liée à la santé, l'humeur et la qualité du sommeil, tout en diminuant l'anxiété et le stress perçu". Une belle promesse pour le stick d’eau solide.
La courgette en prévention des cancers ?
Qu'en est-il alors de la courgette, sa cousine proche ? Pour ce qui est des apports nutritionnels, on peut faire presque le même constat qu’avec le concombre. Sur le papier, pas grand-chose à dire d’après Aprifel : 94,7 % d’eau et seulement 1,05 g de fibres pour 100 g. Cela dit, l’agence souligne tout de même que la courgette est une source non négligeable de vitamine C et de vitamine B9. On en trouve respectivement 17,50 mg et 36 µg pour 100 g du légume cru. Aussi, à l’instar du concombre, la courgette est une source importante d’antioxydants et un allié privilégié des régimes minceurs (seulement 23 kcal pour 100 g).
Mais, comme pour le concombre, c'est la recherche scientifique qui met en lumière les promesses des courgettes. C'est le cas de cette étude, parue en 2017 dans la revue Nutrients, qui s’est donné pour mission de mesurer les propriétés anticancéreuses de la courgette et de ses composants. Bien que ces travaux ne s'appuient que sur des expériences réalisées in vitro en laboratoire, des résultats "très encourageants" en sont ressortis, impliquants notamment les caroténoïdes qui sont les pigments présents dans la peau du légume. Selon les chercheurs, les composés de la courgette pourraient ainsi posséder une activité anti-proliférative contre des cellules tumorales. Plus globalement, l’étude conclut que la courgette “pourrait jouer un rôle bénéfique dans la nutrition humaine et la santé en général”.
Alors, tout compte fait, concombre ou courgettes ? Eh bien les deux ! Chacun apporte ses bienfaits propres et sont complémentaires. Ensemble, le duo de cucurbitacés est un véritable coup de pouce au maintien d’une bonne santé physique et mentale durable. Par chance, les deux sont de saison encore jusqu’au mois d’octobre. Ils sont alors à consommer sans modération.