Contraception : les jeunes Européens ne se protègent plus

A l’occasion de la Journée mondiale de la contraception, une étude, publiée le 26 septembre 2011, révèle que le nombre de rapports sexuels non protégés chez les jeunes Européens a augmenté de 6 % depuis 2009.

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Contraception : les jeunes Européens ne se protègent plus
Contraception : les jeunes Européens ne se protègent plus

Menée dans 29 pays, l’étude, commanditée par l'institut GFK pour le groupe pharmaceutique Bayer, met en évidence des chiffres peu rassurants. Entre 2009 et 2011, le nombre de rapports non protégés en Europe est passé de 36 à 42 %. L’étude, menée sur des jeunes âgés de 15 à 24 ans, est surtout inquiétante concernant les chiffres de la France : 111 % d’augmentation pour les rapports non protégés, passant ainsi de 19 à 40 % ! La France se place alors devant les Etats-Unis (39 % d’augmentation) et la Grande-Bretagne (19 % d’augmentation).

L’Europe fait figure de mauvaise élève puisque sur les autres continents les chiffres sont plutôt à la baisse, ou en légère augmentation. En Amérique latine, la proportion des rapports non protégés est passée de 56 % en 2010 à 48 % en 2011. Pour l’Asie, les chiffres restent plutôt stables, avec seulement 1 % d’augmentation. L’Afrique, quant à elle, n’avait pas fait l’objet d’étude en 2010.

Le manque d’informations est visiblement responsable de ce taux d’augmentation. Encore une fois l’Europe est à la traîne : le nombre de jeunes ayant déjà assisté à des cours d’éducation sexuelle est de 55 %, contre 78 % en Amérique latine, 76 % en Asie, et 74 % aux Etats-Unis. Une des conséquences de ce manque d’informations ? Seulement 46 % des jeunes Européens se disent très bien informés sur les moyens de contraception, alors qu’ils sont 53 % aux Etats-Unis et en Amérique latine. En revanche, sur ce point l’Afrique reste encore loin derrière, avec 27 % des jeunes se considérant comme assez informés. "Les résultats montrent que trop de jeunes manquent de connaissances sur la sexualité, n’osent pas réclamer de contraceptifs ou demander à leur partenaire d’utiliser des moyens de contraception pour les protéger d’une grossesse non désirée ou d’une maladie sexuellement transmissible", commente Jennifer Woodside, de la Fédération internationale du Planning familial.

Selon The Guardian, parmi les 43 % de jeunes anglais qui ont eu un rapport non protégé, 23 % ont expliqué que leur partenaire n’aimait pas utiliser un moyen contraceptif. Pour 15 % d’entres eux, l’alcool ou l’oubli figurent aussi parmi les raisons. Conséquence : "la proportion de filles ou de jeunes femmes qui disent avoir une proche ou un membre de leur famille qui ont eu une grossesse non désirée est passé de 36 % à 55 % cette année", explique The Guardian

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