Ch@t : Bien manger, gage de santé

Ch@t du 12 juin 2009Avec les réponses de Laurence Haurat, psychologue-diététicienne et du Dr Arnaud Cocaul, médecin nutritionniste, auteur du livre Le régime mastication - Le programme minceur qui vous libère des calories et vous rassasie plus vite

La rédaction d'Allo Docteurs

Par La rédaction d'Allo Docteurs

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Les réponses du Dr Arnaud Cocaul

Oui, il faut faire attention aux barbecues. Mieux vaut barbecue avec réserve d'eau ou barbecue avec une grille verticale, afin que les fumées atteignent moins les aliments.

On peut compenser avec des laitages, des œufs, des protéines végétales, en association avec des céréales type lentilles ou riz.

Les pâtes ne sont pas dangereuses mais ajoutez des fibres (légumes et fruits) et des proteines (viande, œufs, poissons).

On ne peut pas dire que l'alimentation favorise particulièrement la montée de lait qui se fait indépendamment de l'alimentation. Les réserves de gras prises pendant la grossesse permettent un allaitement de qualité qui idéalement doit être de 6 mois.

La chrono-nutrition n'a pas d'assise scientifique bien établie, même si la chronobiologie, elle, a une assise validée par des études cliniques.

Le problème n'est pas la perte de poids, mais est de reprendre du poids, donc surtout ne faites pas de diète protéique qui dépasse 8 jours. 

Aucune base scientifique sur ces régimes détox qui sont plus un effet de mode véhiculé par la jet society américaine... 

Si le dosage thyroidien est normal, pas de soucis à ne pas manger de fruits de mer.

On est tous addict au sucre car la première saveur rencontrée durant la grossesse est le sucré. On confond aussi souvent sucré et gras/sucré comme le chocolat. N'est-ce pas des aliments reconforts que vous recherchez ? Dans ce cas là, il faudrait voir pour une thérapie comportementale.

Se méfier de tout objectif de poids qui peut être surréaliste et ne correspond pas forcément à votre réalité physiologique. Pourquoi 21 kilos et pourquoi pas 15 ou 8 ? Voyez un professionnel de santé, diététicien ou nutritionniste.

Je n'ai pas connaissance d'études internationales mentionnant ce lien. Les Japonais en consomment régulièrement et ne signalent pas de majoration du risque de cancer. C'est surtout le poids après la ménopause, qui est un facteur inducteur de cancer du sein, par hyper-oestrogénisme. Et le manque de fibres dans l'alimentation.

Toujours complémenter avec des céréales, les protéines végétales. De façon à optimiser l'apport en acides aminés. Dans ce cas, pas de problèmes particuliers, mais attention aux carences en vitamines B.

Je ne peux pas répondre ne connaissant pas votre dossier, mais mangez de tout, selon votre tolérance digestive.

N'hésitez pas consulter une diététicienne, essayez de vous faire plaisir au moins de temps en temps car ce n'est pas évident d'adhérer à un plan restrictif au long cours. Courage !

C'est peut-être un peu exagéré de boire du sirop au thé, réduisez déjà à 3 morceaux de sucre. Le diabète provient surtout de l'alimentation grasse et de la sédentarité.

Suspect : très mauvais. Elles sont bourrées d'acides gras saturés et d'acides gras trans, ce qui contribue à boucher les artères.

Oui, tout à fait. Ce sont des thérapies cognitivo-comportementales.

Oui.

Nourriture très molle, se mâchant très peu, donc offrant peu de satiété durable et un apport calorique important sous un faible volume. il y a eu des efforts type salades au poulet grillé et les fruits qui restent extrêmement chers.

Il n'y a pas de régime restrictif efficace dans le cas d'une obésité morbide car l'organisme va se rebeller et vous fera reprendre plus de poids que perdu. il vaut mieux stopper toute progression de poids et stabiliser avant d'envisager ultérieurement une perte. Seuls des médecins aguerris à l'obésité morbide peuvent trouver leur place dans le suivi au long cours. Attention aux charlatans.

Arrêtez votre régime que vous tolérez mal. Il n'y a pas d'aliments brûle-graisse. Cela n'existe pas ! C'est une fumisterie intellectuelle.

Entre 1600 et 1800 calories par jour.

Non, mais vous avez raison les polyols appartiennent à la famille des sucres, mais apportent moins de calories que du saccharose. 

Oui, parce que ce sont des aliments qui se mâchent peu et s'avalent très vite et peuvent participer à la colopathie fonctionnelle dont souffre 50% de la population française.

Evaluez votre férritine (prise de sang), ne buvez pas de thé en mangeant qui baisse le taux de fer, et mangez des moules, du foie, du boudin, viandes rouges, lentilles, du chocolat. 

Il peut y avoir des ptoses de la paroi abdominale. Pour un homme ne pas dépasser 94 cm de tour de taille, pour les femmes 80 cm.

Natation !

La pilule anti-obésité diminue l'absorption des graisses et participe à une perte maximale de 5 à 10 % du poids. Les produits drainants à base de plantes type bouleau peuvent aider mais surtout ne prenez pas de produits qui contiennent du sucre et de l'alcool, car ils sont caloriques et vous perdrez tout bénéfice, qui de toutes façons est très limité.

Prenez un avis auprès d'un rhumatologue ou d'un rééducateur fonctionnel afin de personnaliser votre prise en charge. 

Elle doit surtout bouger ! L'apport calorique ne signifie pas grand chose. L'urgence est bien de bouger. 

Oui, on prend plus de poids en automne en prévision des grands froids. 

Le beurre est moins calorique que les huiles, mais n'a pas la même composition. Variez les huiles, en privilégiant l'huile de colza, en alternance avec olive ou les mélanges. Quant au beurre (entier), ne dépassez pas l'équivalent d'une tablette de 12,5 grammes/jour. 

 Pour un kilo de pris, on prend l'équivalent de 6 kilos sur la hanche et 5 sur le genou !

Continuez !

C'est une bonne aide en complément d'une psychothérapie et d'un suivi nutritionnel. 

La vitamine B12 est fabriquée par l'estomac et n'est pas apportée par l'alimentation, d'où la supplémentation obligatoire par comprimés ou piqûres chez les personnes qui ont subi une ablation de l'estomac

La prise de gras au niveau de la ceinture abdominale est dangereuse car augmentant les risques de diabète et de maladies cardiaques. Au niveau des hanches, ce sont les risques arthrosiques qui prédominent. 

Il faut surtout une obésité massive associée avec un retard mental et une consultation de génétique. 

Pas nécessairement, mais associez bien les protéines végétales avec les céréales.

Surtout essayez d'aborder le problème avec un psy spécialisé dans le comportement alimentaire. Votre problème alimentaire cache peut-être d'autres problèmes que vous ne voulez vous avouer ou aborder.

Soutien psychologique indispensable et augmentez la part d'activité physique et attention au temps de sommeil.

Pas d'accord. C'est surtout une manière de vivre un peu différente qui correspond à un état d'esprit. C'est vrai que l'on mange trop de viande et que les recommandations des cardiologues tendent à pondérer cette consommation.

Le titre de nutritionniste n'est pas protégé. N'importe qui peut utiliser ce titre, même un charlatan peut s'en servir. Vérifiez qu'il est médecin, avec le titre de docteur. Le diététicien n'est pas médecin, il a fait des études de 2 ans pour se spécialiser dans ce domaine.

 

Les réponses de Laurence Haurat

Ce n'est jamais "si simple" et vous pouvez en effet vous faire accompagner pour comprendre dans quels désordres physiologiques et psychologiques ces compulsions prennent racine. Une double prise en charge diététique et psy serait idéale.

Surtout ne jamais mettre au régime des enfants, mangez avec elles, diversifiez l'alimentation au maximum, en partageant les plats, encouragez une activité physique en famille, par exemple la marche à pied.

Très bien. Le seul bémol est le comptage de points. Et faites attention à toujours stabiliser. 

La vitamine A est une vitamine liposoluble, c'est-à-dire qu'elle est présente dissoute dans les matières grasses ou les produits contenant des lipides ("lipo" pour "lipides" et "soluble" pour se "dissout"). La plus importante source est le beurre.

Le principe est d'empêcher l'absorption d'une partie des lipides contenus dans l'alimentation au niveau de l'intestin. Une partie des lipides est donc évacuée par les selles d'où des selles grasses et des suintements graisseux. Par ailleurs, il est préconisé un régime hypocalorique et hypolipidique en même temps que la prise du médicament. La perte de poids espérée est attribuée pour 2/3 au régime et 1/3 au médicament.

Pas de conséquence particulière : le corps se régule sur plusieurs repas et sans doute même sur plusieurs jours et traite ce qu'il reçoit en permanence, même quand on dort !

Pour durer, il faut sortir de l'effort de restriction qui est sûrement le vôtre depuis longtemps (?), en douceur : essayez d'écouter vos sensations alimentaires (faim, envie, rassasiement) et de manger en les respectant. Ainsi, vos apports seront cohérents par rapport aux besoins de votre corps et vous pourrez continuer à rejoindre le poids pour lequel vous êtes programmé sans souffrance et sans violence. Maintenez un apport de féculents, protéines et végétaux de la manière la plus harmonieuse possible au fil de la journée.

Il faudrait déjà la faire sortir de ce principe de se cacher. Vous pourriez envisager une prise en charge familiale nutritionnelle et psychologique pour comprendre par quelle dynamique elle en est arrivée là.

Il y a en effet de la pro-vitamine A dans les carottes (le carotène) mais la vitamine A est présente en quantité bien plus importante dans les aliments contenant des matières grasses.

Exact.

Notion très importante insuffisamment connue. Je vous renvoie au livre de Christian Remesy chez Odile Jacob : Que mangerons-nous demain ?, qui traite parfaitement ce problème. On mange trop acide "tous les aliments manufacturés et plus assez d'aliments basiques riches en potassium comme les fruits et les légumes. Pas de viande sans légumes et pas de fromages sans fruits. Pain + fromage = exemple typique d'une très mauvaise association car trop acide.

L'index glycémique ne s'adresse qu'à des aliments glucidiques, donc dans le cadre d'une alimentation équilibrée, l'index glycémique sera influencé par la présence de protéines et de lipides. Le mode de cuisson est également très important, ainsi que le mode de préparation. Une pomme de terre écrasée type purée a un index glycémique élevé à la différence d'une pomme de terre en robe de chambre (avec la peau). 

Soyez attentive à vos sensations : mangez quand vous avez faim et en fonction de votre faim. Pour les envies générées par les bonnes odeurs ou les jolis étalages, demandez-vous si vous en avez vraiment envie. Si c'est le cas, cédez mais profitez de ce moment avec un grand plaisir en faisant bien attention aux sensations que cela suscite pour arrêter de manger dès que la sensation diminuera.

Non, pas de problème car vous n'évincez aucun groupe d'aliments mais vous substituez certains aliments à d'autres dans le même groupe donc, tout va bien.

Evidemment, le lait, produits laitiers (yaourt, faisselle, fromage blanc, ricotta, petits suisses), fromage mais aussi féculents, eau de boisson minéralisée (calcium >120mg/l) et légumes.

Cela signifie peut-être que vous avez un tout petit appétit mais que vous pourriez manger plus souvent que ce qui est normalement admis en France (3 repas par jour). N'hésitez pas à vous écouter : arrêtez de manger quand vous n'avez plus faim et mangez quand vous avez faim, aussi souvent que vous en sentez le besoin. Avec cette méthode, vous devriez rester à poids stable. Si vous perdez, c'est qu'il y a un autre problème (type anorexie) donc dans ce cas, consultez.

Non, l'alimentation est un besoin physiologique essentiel. Elle a 3 fonctions : nourrir, apporter du plaisir et permettre des échanges. Rien d'addictif, là-dedans.

"Light" veut dire "léger". En fait, il s'agit de produits allégés en graisses ou en sucre. Pas forcément les deux en même temps (méfiance sur les yaourts 0% qui contiennent 0% de gras mais du sucre ou sur les chocolats qui sont allégés en sucre mais plus riches en gras).

Le plaisir ne se prescrit pas. Faites-vous plaisir quand vous êtes disponible pour en profiter réellement et atteindre ainsi un plaisir maximal.

On est sans doute tous programmé pour faire un poids comme on a une taille et pas une autre. VOTRE poids est celui auquel vous êtes stable sans faire d'effort permanent et démesuré pour le maintenir.

Mon avis (très personnel) sur les produits lights est qu'il vaut mieux manger un vrai bon produit avec un vrai bon plaisir plutôt que de manger deux fois plus (ou pire) d'un produit qui leurre nos papilles et qui au bout du compte est vendu très cher tout en ne contenant pas grand-chose.

Il y a des maigreurs qu'on appelle "constitutionnelles" comme il y a des gens en surpoids qui sont fabriqués comme cela. Si votre poids a toujours été celui-là, vous aurez du mal à grossir.

Très difficile de répondre à cette question car chaque individu réagit différemment aux différents régimes. Cela dépend aussi du nombre de fois où vous avez fait cette diète, dans votre vie. En général, les performances de perte de poids sont meilleures lors de la ou des premières diètes. Néanmoins, il faut mieux perdre du poids dans le respect de l'ensemble des besoins du corps.

Non, pas de rapport entre la prise de poids pendant la grossesse et la qualité de l'allaitement. Il ne faut, en revanche, pas chercher à perdre du poids pendant l'allaitement pour maintenir un allaitement serein.

Vomir n'a jamais été un moyen de lutter contre les compulsions alimentaires. Le meilleur moyen de ne pas avoir de compulsion est d'apporter les trois nutriments : glucides, lipides et protéines tous les jours par l'alimentation. Ensuite, il faut comprendre pourquoi on compulse et ce que ces compulsions apportent : réconfort, soulagement ou culpabilité... Bref, faire un travail sur soi pour savoir quelles places prennent ces compulsions dans votre économie personnelle.

Les réponses du Dr Charlotte Tourmente

Ne vous fixez pas d'objectif de perte de poids excessif, qui ne correspondrait pas à votre physiologie. Il faudrait voir un nutritionniste ou votre généraliste afin de déterminer le nombre de kilos à perdre et planifier cette perte de poids.

Tous peuvent vous aider. Il vous faut un régime équilibré qui vous apporte tous les nutriments (glucides, lipides, protéines), un diététicien ou un nutritionniste pourrait vous aider. Mais surtout il faut comprendre pourquoi vous avez des compulsions (et cela un psychothérapeute peut vous aider à faire un travail sur vous-même).

Il faudrait associer en parallèle une activité ciblée sur le ventre afin de développer la musculature et réduire la graisse du bas du ventre.

Adressez-vous à votre généraliste, il pourra sans doute vous conseiller. Ou regardez sur le site de la sécurité sociale pour trouver un spécialiste près de chez vous (www.ameli.fr).

Si vous êtes perdus, consultez un psy pour une thérapie comportementale qui peut-être très bénéfique.

Non, le sucre roux est bon pour la santé.

Vous pouvez ne manger que des aliments sucrés en restant dans le nombre de points recommandé et ce n'est pas bon. L'idéal est donc d'associer une alimentation équilibrée au comptage de points.

Vous avez un IMC -indice de masse corporelle- bas (poids divisé par taille au carré). Le fait de manger des sucreries à 18h signifie que vous avez faim à ce moment-là, ce qui ne pousse pas à avoir une alimentation équilibrée (car vous n'avez plus faim pour le soir). Il faudrait davantage manger au déjeuner ou faire une collation équilibrée à l'heure du goûter vers 16h ou 17h. Si vous persistez à perdre du poids, n'hésitez pas à consulter.

S'il est en secteur 1 oui, sinon il faut régler le dépassement d'honoraires. Vous pouvez regarder le montant des consultations des nutritionnistes près de chez vous sur le site de l'Assurance Maladie.

Si. Mais ce n'est pas dramatique non plus de manger du sucre blanc. Tant que vous gardez une alimentation équilibrée, ça va.

Il faut suivre les recommandations de votre cardiologue en fonction de votre état de santé. Mais n'oubliez pas que le sel est indispensable à l'organisme.

Essayez de vous faire plaisir une fois de temps en temps. Car en effet, ce n'est pas bon d'être toujours dans la restriction et le comptage. Vous êtes en vacances donc faites-vous plaisir. Et mangez équilibré à côté de vos excès ponctuels !

Si vous avez un IMC (indice de masse corporelle) supérieur à 28. Pour le calculer, divisez votre poids par votre taille au carré. Il empêche l'absorption d'une partie des lipides par l'intestin. Il y a alors des selles grasses car elles contiennent ces lipides. Un régime hypocalorique est nécessaire en parallèle. La perte de poids espérée est attribuée pour 2/3 au régime et 1/3 au médicament. Consultez un nutritionniste ou votre généraliste si vous souhaitez un accompagnement.

Oui.

Oui, il existe des compléments enrichis en protéine que l'on donne aux malades qui ont du mal à manger. On peut les acheter en pharmacie, ils sont en partie remboursés si vous avez une ordonnance. Mais le meilleur moyen de ne pas être carencé en protéines est de manger de la viande, des oeufs et du poisson.

Il faut essayer de changer de thérapeute et de recommencer une thérapie comportementale. La prise en charge doit être pluridisciplinaire : nutritionniste, psychothérapeute, hypnothérapeute (ou sophrologue,... afin d'apprendre à vous détendre et vous relaxer lors de vos crises de boulimie). Et n'oubliez pas le sport...

1800 à 2000. Mais essayez de faire du sport ou de marcher 30 minutes par jour.

Oui.

Oui, il faudrait perdre du poids. Consultez un nutritionniste.

 

Retrouvez les conseils du Dr Charlotte Tourmente sur son blog : Le web du Dr Tourmente.