À partir de quel âge risque-t-on d'avoir du cholestérol ?
L'âge est un facteur de risque de taux trop élevé de cholestérol dans le sang. Mais quand faut-il s'inquiéter ? Et à partir de quel âge doit-on réaliser des examens ? On fait le point.
Par La rédaction d'Allo Docteurs
Rédigé le
Le Mag de la Santé - France 5
En vieillissant, la question du cholestérol revient fréquemment. Mais l'âge est-il un facteur de risque ? "Oui, l'âge joue. Avec les années, on risque d'avoir un peu plus de cholestérol" répond d'emblée le Dr Jacques Fricker, médecin-nutritionniste, sur le plateau du Mag de la Santé. "Mais d'un autre côté, le cholestérol est moins dangereux après 70 ans", nuance-t-il.
C'est pourquoi "il faut surtout s'occuper de son cholestérol entre 40 et 70 ans et ne surtout pas se dire à 40 ans, ça va j'ai le temps. Si on a trop de cholestérol à 40 ans, il faut s'en occuper car vous risquez d'avoir 10 à 15 ans plus tard un infarctus", poursuit le médecin.
Quand réaliser son premier bilan sanguin pour le cholestérol ?
Mieux vaut être prévoyant ! Pour mesurer le taux de cholestérol sanguin, une simple prise de sang suffit. En cas d'antécédents familiaux de maladies cardiovasculaires ou d'excès de cholestérol, les premiers bilans sanguins se font vers l'âge de 20 ans, d'après le médecin nutritionniste.
Sans antécédents, un premier bilan est conseillé à 40 ans, puis tous les cinq ans et ensuite tous les deux ans, d'après le Dr Jacques Fricker. "Il ne faut surtout pas attendre les symptômes ! L'objectif est de faire une prévention primaire et de prévenir ainsi la survenue d'infarctus ou d'artères bouchées", insiste-t-il.
Comment se forme le cholestérol ?
Si on vous dit cholestérol, vous pensez alimentation ? Et pourtant, nos apports en cholestérol ne proviennent que pour un tiers environ de nos aliments. Les deux tiers restants sont fabriqués par le foie, ce qui explique qu'il peut exister une prédestination génétique à faire davantage de cholestérol.
Il existe deux types de cholestérols :
- Le HDL-cholestérol, ou "bon cholestérol" : il est éliminé par l'organisme et permet de diminuer le risque de maladies cardiovasculaires.
- Le LDL-cholestérol ou "mauvais cholestérol" : présent en trop grande quantité, il entraîne la survenue de plaques d'athérome, des dépôts qui peuvent boucher les artères au fil du temps.
Cette complication peut arriver soit parce que la plaque est trop importante, soit parce qu'elle se fissure. Au niveau des artères du coeur, un caillot se forme, ce qui peut provoquer l'infarctus du myocarde.
Et le bon cholestérol ne permet qu'en partie de compenser le mauvais cholestérol. "Il faut quand même parfois traiter le mauvais cholestérol lorsqu'on en a du bon, car ce dernier ne suffit pas toujours pour avoir de bonnes artères", explique enfin le Dr Jacques Fricker.