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En toute sécurité sur la route des vacances !

Vous êtes nombreux à prendre le volant ce week-end. Les conditions climatiques vous encouragent à rouler tôt le matin ou tard le soir, mais ce choix n’est pas sans danger. Attention aux risques de somnolence !

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Au volant, attention aux risques de somnolence - chronique de Mélanie Morin du 06 juillet 2018 Crédit photo : ©Fotolia - nandyphotos

Le week-end sera chargé sur les routes. Très chargé. Bison Futé prévoit des conditions de circulation "extrêmement difficiles" avec un trafic fortement perturbé dès vendredi, classé orange dans le sens des départs, avec des secteurs classés rouge.

La journée de samedi quant à elle est classée noire dans le sens des départs : il est conseillé de quitter l'Île-de-France avant 05h00 du matin pour éviter les bouchons qui vont se concentrer dans la vallée du Rhône, à l'ouest entre Poitiers et Bordeaux, dans le Centre entre Clermont-Ferrand et Montpellier et autour de la Méditerranée, de Narbonne à Marseille.

Au micro de France Inter, la ministre de la Santé Agnès Buzyn a elle aussi recommandé d'être particulièrement vigilant pendant ce chassé-croisé, conseillant de "rouler plus tôt le matin ou tard le soir", de protéger les enfants et de s’hydrater, canicule oblige.

Attention aux risques de somnolence

Alors si vous prenez le volant à ces horaires, restez vigilant ! L'alcool et la vitesse sont souvent mis en cause dans les accidents de la route, mais la somnolence est tout aussi dangereuse. D'après la Sécurité Routière, elle serait même le premier facteur d’accidents sur l’autoroute chez les conducteurs de 55 à 74 ans. Selon une étude de l'Association des Sociétés Françaises d'Autoroute (ASFA), 28% des conducteurs souffrent de somnolence. Pire, 4% d'entre eux avouent avoir conduit une fois par mois en étant fatigué.

La tête lourde, la nuque raide, les paupières qui clignent, les bâillements, les yeux qui picotent… Avant de tomber de sommeil, certains signes ne trompent pas.

Si vous êtes moins réactifs face à la signalisation, que vous avez des difficultés à maintenir une vitesse et une trajectoire constantes, ou pire que vous avez des absences, des assoupissements… levez le pied et arrêtez-vous sur l’aire de repos la plus proche !

Comment éviter le coup de barre qui pourrait bien être fatal ? "Le maintien de la vigilance, autrement dit, le fait d'empêcher le sommeil, peut durer deux heures. Pour rester vigilant en attention vive comme un conducteur, on peut considérer qu'il faut donc s'arrêter toutes les deux heures", conseille le Pr Hervé Vespignani, neurologue au CHU de Nancy.

Mais attention aux pauses contre-productives. Pour être efficaces, elles doivent durer une vingtaine de minutes. "C'est le temps nécessaire pour retrouver un état de vigilance correcte chez une personne qui n'a pas de pathologie", précise Hervé Vespignani. "Il ne faut surtout pas profiter de cet instant pour penser qu'une sieste récupératrice ou très rapide permettra de retrouver un bon niveau de vigilance. Il vaut mieux avoir une attention vive : sortir de la voiture, prendre l'air, marcher, boire un verre d'eau…".

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