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Aventures de médecine : "Autopsie d'un crime"

En arrêtant les coupables grâce à un cheveu perdu sur une scène de crime ou grâce à l'analyse du type de mouches présentes sur un cadavre, les médecins légistes et les policiers scientifiques sont devenus les stars des séries policières. Pour ce nouveau numéro diffusé mardi 9 février 2016 à 20h55 sur France 2, "Aventures de médecine" crée l'événement en reconstituant un crime, grandeur nature, pour suivre pas à pas le travail de ces experts qui fascinent. Un Cluedo scientifique et médical au cours duquel Michel Cymes explore aussi l'histoire de cette spécialité, à la découverte des pionniers du passé, qui ont permis l'émergence du savoir-faire actuel.

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Aventures de médecine : "Autopsie d'un crime"
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Mais qui a tué Michel Cymes ?

Dans une atmosphère visuelle digne d'un polar, Michel Cymes accompagne les techniciens en identification criminelle sur une scène de crime un peu particulière… celle de son propre assassinat.

L'animateur préféré des Français a été laissé pour mort au fond d'une grange en pleine nuit, deux balles dans la peau. Qui l'a tué ? La piste s'oriente très vite sur ses amis du petit écran Adriana Karembeu, Marina Carrère d'Encausse, Nagui, Thierry Lhermitte, Lilian Thuram… Le meurtrier se cache-t-il parmi eux ?

C'est l'enquête scientifique et médicale (l'analyse des pièces à conviction et du (faux) cadavre) qui va nous l'apprendre. Et le coupable, vous le verrez, est plus connu du grand public que des services de police !

Dévoiler l'invisible…

Michel Cymes suit le cheminement des pièces à conviction depuis la scène de crime qu'il ratisse en compagnie des TIC (Techniciens en Identification Criminelle) de la Gendarmerie nationale, jusqu'aux laboratoires de la Gendarmerie nationale et de la police scientifique qui vont "faire parler" ces éléments.

Le corps, élément central de toute enquête, ne délivre ses secrets qu'aux regards experts des médecins légistes. En leur compagnie, Michel explore son corps (faussement) meurtri lors d'une incroyable autopsie virtuelle.

Mais pour bien comprendre ce que les légistes peuvent découvrir sur un cadavre, exceptionnellement, ils ont aussi accepté sa présence lors d'une autopsie réelle.

Les pièces à conviction prélevées sur la scène de crime sont une mine d'informations invisibles à l'oeil nu. Au programme : des empreintes papillaires révélées grâce à la fumigation d'un habitable entier de voiture, de l'ADN débusqué dans le bulbe d'un cheveu qui permet d'établir un portrait robot du meurtrier, mais aussi des tirs d'essais dans les sous-sols du 36 quai des Orfèvres à la recherche de l'arme du crime…

En parallèle de cette enquête sur les traces de son meurtrier, Michel Cymes nous fait aussi découvrir le potentiel de spécialités méconnues comme l'anthropologie médico-légale (analyse des squelettes), l'odontologie médico-légale (analyse des dents) mais aussi l'entomologie médico-légale (analyse des insectes présents sur un cadavre) que nous irons découvrir aux Etats-Unis dans une "ferme des morts"…

Aux origines de la police scientifique

Savez-vous que l'utilisation de l'ADN dans le cadre d'une affaire criminelle date seulement du milieu des années 80 ? Savez-vous qu'on le doit à la collaboration fortuite d'un généticien anglais, Sir Alec Jeffreys, et d'un policier qui enquêtait sur une sordide affaire de violeur en série dans la campagne anglaise ?

Nous les avons rencontrés pour vous raconter cette grande première qui a vu naître l'empreinte génétique, désormais incontournable.

Si la science et la médecine font aujourd'hui partie de l'enquête judiciaire, c'est grâce à des pionniers, médecins, criminologues, qui ont su, au fil du temps, démontrer leur utilité à des enquêteurs souvent dubitatifs…

Edmond Locard (1877-1966), célèbre médecin légiste lyonnais, fut ainsi raillé par ses collègues policiers lorsqu'il a voulu fonder le premier laboratoire de police scientifique, dans les combles du palais de justice de Lyon qu'on lui avait attribué avec dédain. Quelques affaires plus tard, résolues grâce à ses analyses, il est salué par la justice et consacré par Conan Doyle qui voit en lui l'incarnation de son héros : Sherlock Holmes.

Alphonse Bertillon (1853-1914), qui finira préfet de police de Paris, eut aussi bien du mal à faire reconnaître son système d'identification des criminels, inspiré par l'anthropologie, qui passait par des mesures du corps. Il est pourtant, grâce à ce désormais fameux "bertillonnage", grâce à son invention de la photo face-profil, et à l'introduction des empreintes papillaires, le père de l'identité judiciaire actuelle.

Le Dr James Brussel (1905-1982), psychiatre new-yorkais, premier profileur de l'histoire, a tout d'abord fait beaucoup sourire le policier venu le voir pour essayer de dresser un profil psychologique du fou furieux qui semait la terreur en posant des bombes dans la ville. Mais son analyse s'est révélée tellement précise que non seulement la police a mis la main sur le coupable, mais qu'en plus il était habillé exactement comme le psychiatre l'avait prédit !

D'autres pionniers, d'autres découvertes, pimentées d'anecdotes savoureuses, tout au long de cette nouvelle Aventure de médecine aux allures de polar qui cherche dans la science la réponse à une question : qui a tué Michel Cymes ?

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