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Dépakine : Agnès Buzyn veut mieux identifier les victimes pour les indemniser

La ministre de la Santé a dit sa volonté d’aller vers les femmes ayant pris de la Dépakine pendant leur grossesse pour les indemniser. L’antiépileptique a provoqué des milliers de malformations et troubles neuro-développementaux

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Dépakine : Agnès Buzyn veut mieux identifier les victimes pour les indemniser
Dépakine : Agnès Buzyn veut mieux identifier les victimes pour les indemniser

La ministre de la Santé Agnès Buzyn a indiqué dans la nuit de jeudi 25 octobre à vendredi 26 octobre 2018 devant l'Assemblée rechercher activement les familles de victimes de l'antiépileptique Dépakine afin qu'elles soient indemnisées.

"J'ai demandé à mes services - une instruction est partie - à ce qu'on aille repérer toutes les femmes enceintes qui ont pris de la Dépakine pendant la grossesse et qui figurent dans les bases de données de l'Assurance maladie", a déclaré la ministre au cours des débats sur le projet de budget 2019 de la Sécurité sociale.

Mme Buzyn veut "les contacter de façon plus pro-active, pour qu'elles puissent bénéficier d'une indemnisation" par l'Oniam (Office national d'indemnisation des accidents médicaux).

"Beaucoup de familles ne savent pas que leur enfant a des troubles et que c'est lié", selon la ministre.

Se tourner vers les industriels, "pas une priorité"

"Nous nous retournerons vers l'industriel, ça sera fait", a ajouté Mme Buzyn en référence au groupe pharmaceutique Sanofi-Aventis, mais "ça n'est pas l'urgence pour (elle) aujourd'hui".  

La ministre avait été interpellée par l'Insoumis François Ruffin, qui avait souligné que "des dizaines de dossiers ont été étudiés mais rien n'a été touché" par les familles. "Ne pourriez-vous pas vous tourner avec davantage de vigueur vers Sanofi?", avait aussi lancé le député de la Somme.

L'Oniam s'est "totalement remis au travail", la Dépakine est "une priorité" et "les premiers avis d'indemnisation vont arriver dans les mois qui viennent", a assuré Mme Buzyn.

La Dépakine et ses dérivés sont responsables depuis 1967, selon l'Assurance maladie et l'Agence du médicament (ANSM), de malformations chez 2.150 à 4.100 enfants, et de troubles neuro-développementaux chez 16.600 à 30.400 enfants.

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