Quelle eau peut-on boire quand on est enceinte ?
L'eau du robinet est-elle consommable sans danger pendant une grossesse ? Quels critères les femmes enceintes doivent-elles vérifier ? Faut-il préférer une eau minérale en bouteille ? On fait le point.
Par La rédaction d'Allo Docteurs
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Quelle eau boire quand on est enceinte ?
Le Mag de la Santé - France 2
C’est une question qui peut susciter des angoisses quand on attend un enfant. Peut-on boire l’eau du robinet ? “Nous, on prend toujours l’eau du robinet", affirme Xavier Coumoul, toxicologue, en rapportant l’expérience de son propre foyer. Parce qu’on lui fait confiance et qu'on considère que le contrôle est bon.”
Ceci étant dit, le spécialiste reconnaît qu'il existe "des régions en France où, clairement, l’eau n’est pas potable. Normalement vous devez en être informé. Et des actions sont alors mises en œuvre pour donner des bouteilles en plastique à la place”.
Nitrates, PFAS... Les agences de santé contrôlent
Ce fut par exemple le cas récemment, en avril 2026. L’Agence régionale de santé de Normandie (ARS) alertait alors quant à une "recommandation de non-consommation de l’eau du robinet pour les femmes enceintes et les nourrissons” sur la commune de L’Habit en Haute-Normandie (27). La cause de ce signalement était la suivante : "les résultats du contrôle sanitaire mis en œuvre (...) ont confirmé la présence de nitrates à des concentrations dépassant la limite de qualité fixée à 50 mg/L."
Pour vérifier soi-même les taux de contamination de l’eau qui coule dans notre robinet, il est aussi possible de se rendre sur le site du ministère de la Transition écologique. Une cartographie y est mise à jour chaque mois, offrant un "outil de visualisation des données nationales de surveillance des substances PFAS", les principaux polluants éternels qui contaminent nos eaux.
0,1 mg/L : le chiffre à retenir
Comment savoir si le taux de PFAS est trop important ou non ? Parmi les différents polluants surveillés - PFOA, PFHpA, Sul PFOS, entre autres - Xavier Coumoul donne ce repère : "normalement, la potabilité s’arrête au fameux 0,1 mg/L. Si vous voyez plusieurs indicateurs au-dessus de ce seuil, peut-être faut-il se renseigner. Mais ce n’est pas non plus parce que vous en repérez un que vous allez tomber malade."
Si d’aventure, les seuils sont au-dessus du 0,1, la prochaine étape est éventuellement de se rendre dans sa mairie ou dans les agences régionales de santé (ARS), indique le toxicologue. Une démarche qui permet le contrôle de son eau et qui incombe encore aujourd’hui aux habitants des communes qui ne sont pas automatiquement avertis.