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Tout savoir sur le squelette

Le squelette est un puzzle complexe qui compte près de 206 pièces et qui soutient l'ensemble de notre corps. Notre squelette évolue à travers les âges et les pathologies qui l'affectent (infections, usures, fractures, déformations dues à l'avancée en âge, maladies rares...).

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Focus sur le squelette humain

Marina Carrère d'Encausse et Michel Cymes présentent le squelette humain.

Le squelette est une charpente qui protège les organes vitaux comme le cerveau et le coeur. Pratiquement la moitié des os appartiennent aux mains et aux pieds. Tous les os sont agencés avec précision. Leurs contacts forment à certains endroits des articulations qui permettent les mouvements. L'étrier est le plus petit os du corps, il se trouve dans l'oreille interne et mesure 4 mm. Le plus long est l'os de la cuisse, le fémur (30 à 40 cm environ).

Pour soutenir le corps, les os doivent être solides. Un os est formé d'une couche compacte (os cortical). Aux extrémités, il est formé d'un tissu spongieux qui contient moins de cellules. Au centre, l'os est creux pour loger la moelle osseuse. Cette dernière produit les différents types de cellules du sang.

Les ostéoclastes sont les cellules chargées de détruire l'os ancien (cela se traduit par la formation de trous) et les ostéoblastes sont les cellules chargées de fabriquer l'os nouveau. Grâce au calcium et à la vitamine D, ils vont combler les trous laissés par les ostéoclastes. Les os sont donc de véritables usines vivantes capables de fabriquer du sang et de stocker des minéraux.

L'incroyable évolution du squelette

Pénétrez dans la réserve des squelettes

Le Musée de l'Homme à Paris est un lieu unique en France qui recèle une impressionnante collection de squelettes. Le but étant de retracer l'incroyable évolution de notre anatomie.

Côté public, le squelette est un incontournable qui attire le regard des curieux. Effet miroir, il nous raconte de nombreuses choses sur notre histoire. Côté coulisses, la réserve du Musée de l'Homme révèle un patrimoine exceptionnel : près de 30.000 restes humains dont certains très particuliers.

La plupart des squelettes datent du XIXe siècle et proviennent du monde entier. Cette diversité géographique et anatomique permet d'étudier l'évolution et l'adaptation des populations. Mais quelques cas hors norme témoignent aussi de pathologies très rares pour leur époque.

Lieu phare de la réserve, la salle des crânes compte 18.000 pièces. Au XIXe siècle, la fascination pour cette partie du squelette est telle que les crânes se vendent, s'échangent. Et pour cause, certains révèlent des pratiques étonnantes à travers le monde. Pratiques culturelles ou choix esthétiques, les déformations volontaires du crâne permettent en effet aux individus d'affirmer leur appartenance sociale.

Aujourd'hui, le musée préserve ces traces du passé en créant une immense base de données grâce à l'imagerie en trois dimensions. L'enveloppe extérieure du crâne est numérisée sous tous les angles et permet d'étudier l'impact des déformations sur le squelette de la face. Le Musée de l'Homme poursuit l'archivage numérique des squelettes pour faciliter les travaux de recherche et préserver ces ossements dont la manipulation est très délicate.

L'ostéogenèse imparfaite ou maladie des os de verre

Erwan, atteint d'ostéogenèse imparfaite, se rend régulièrement dans un service spécialisé.

Certaines pathologies fragilisent le squelette. C'est le cas de l'ostéogenèse imparfaite ou maladie des os de verre. Une maladie rare qui concerne environ une naissance sur 10.000 en France. Dans 90% des cas, elle est due à une anomalie génétique qui altère la fabrication du collagène et donc la structure-même des os qui deviennent extrêmement fragiles… comme du verre.

Pour conserver une bonne mobilité des membres affectés par les déformations du squelette et par les immobilisations dues aux fractures, les patients atteints de la maladie des os de verre suivent des séances de rééducation : ergothérapie, psychomotricité, kinésithérapie… Cette prise en charge complète permet ainsi de diminuer de façon significative la survenue de fractures.

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