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CrAAAc : c'est une fracture !

Chutes de vélo, rugby, sport de combats, accidents de la route ou du travail… Les occasions de se fracturer un os ne manquent pas. Une fracture peut constituer un gros traumatisme, et le temps de consolidation osseuse dépend de la localisation de la "cassure". Quels sont les cas graves ? Quand décide-t-on de plâtrer et quand opérer ?

Rédigé le , mis à jour le

CrAAAc : c'est une fracture !
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Sommaire

Le squelette : l'appareil locomoteur

La fracture expliquée par Michel Cymes et Marina Carrère d'Encausse

Un accident de ski ou de voiture, une chute dans les escaliers… Les occasions de se briser un os ne manquent pas. Jambes, bras, mains, bassins... les fractures peuvent se produire dans de nombreuses parties du corps.

Une fracture peut prendre différents aspects. Lorsque l'os n'est que partiellement cassé et qu'il reste "en un morceau", on parle de fissure ou de fracture incomplète. Lorsque l'os est cassé en plusieurs fragments, il s'agit d'une fracture complète. La fracture complète est dite simple quand l'os n'est rompu qu'en deux fragments. Cette rupture peut être transversale (ce qui signifie directement en travers de l'os), oblique (ce qui signifie en formant un angle) ou encore spiroïde (quand elle forme un angle en torsion).

La fracture complète est dite comminutive (ou plurifragmentaire) quand l'os est cassé en plusieurs morceaux. Ce type de fracture est généralement le résultat d'une grave blessure. Les fractures simples et comminutives sont généralement traitées par une immobilisation avec un plâtre afin que le tissu osseux, qui est vivant, se régénère. Lorsque la fracture présente un déplacement, il faut la réduire, c'est-à-dire réaligner les fragments.

Lorsqu'elle comporte plusieurs fragments, la pose de broches, de plaques ou de vis peut être nécessaire pour consolider le processus de réparation des tissus osseux. On parle de fracture ouverte quand l'extrémité ou les extrémités de l'os brisé déchirent les muscles et la peau et sortent à l'extérieur.

Fracture : la prise en charge pré-opératoire

Les examens de cette patiente ont confirmé que son genou cassé devait être opéré le plus vite possible.

Quand une fracture doit être opérée en urgence après un accident, le patient est conduit rapidement dans un service de traumatologie. Mais comment prend-on en charge une fracture ?

La fracture du tibia : quand il faut opérer

Attention images de chirurgie ! Les fractures doivent le plus souvent être opérées rapidement.

Le bon vieux plâtre sur lequel on écrit des mots doux n'est pas le seul moyen de réparer une fracture. Les chirurgiens orthopédistes ont désormais le choix entre l'attelle et l'intervention chirurgicale.

Fracture du poignet : la fracture la plus fréquente

Attention, images d'intervention chirurgicale : une fois l'os remis en bonne position, le chirurgien pose une plaque en titane sur le radius.

Premier réflexe quand on tombe : se rattraper avec son poignet. Malheureusement, cette articulation ne peut pas, brutalement, soutenir tout le poids du corps. La fracture est souvent inéluctable. La fracture du poignet est d'ailleurs l'une des fractures les plus fréquentes.

Quand les os se fracturent à différents endroits, on parle de fracture comminutive. Cela signifie que plusieurs fragments d'os risquent de se déplacer. Pour remettre les os en place, l'opération est inévitable. C'est une intervention qui se fait sous anesthésie régionale, le patient reste éveillé durant toute l'opération.

Réparer une fracture de l'humérus

Attention images de chirurgie ! L'intervention consiste à poser un clou huméral, au niveau de l'humérus…

Un choc ou un mouvement violent peut faire sortir l'humérus de la glène, il y a alors luxation de l'épaule. Pire, les ligaments peuvent se rompre, la coiffe peut se déchirer ou la tête de l'humérus peut se fracturer.

La fracture de l'humérus nécessite une intervention chirurgicale. Objectif : réduire la fracture et ostéosynthèse (réparation d'une fracture par utilisation de clous, de vis, de boulons, de fils ou de plaques métalliques...).

Fracture de l'extrémité supérieure du fémur : une urgence chirurgicale

Attention images de chirurgie ! Une personne âgée, tombée de sa hauteur, doit être opérée.

En cas de fracture de l'extrémité supérieure du fémur, il est impossible de mettre un plâtre. Il faut donc opérer. Cette fracture nécessite d'être réduite et ostéosynthésée, c'est-à-dire fixée par une plaque et des vis.

La première étape de l'opération consiste à introduire une broche dans le col du fémur, qui servira de guide. La plaque utilisée pour fixer la fracture est en titane, elle est parfaitement adaptée à l'anatomie du fémur. Grâce à la broche repère, la grande vis est introduite et fixée dans le col du fémur. Il faut ensuite préparer les trous où vont venir se loger les petites vis nécessaires pour fixer la plaque contre le fémur.

L'objectif est d'utiliser la plaque comme un tuteur qui va guider la consolidation, le temps que celle-ci se déroule (consolidation entre six semaines et trois mois). Durant cette période, la fracture est instable et la plaque reçoit les contraintes le temps que la fracture consolide. Une radio permet de vérifier que la taille des vis est bien adaptée au diamètre du fémur de la patiente. Une fois les cinq vis bien ancrées dans l'os, il ne reste plus qu'à refermer l'incision.

L'hospitalisation est estimée à une semaine. Durant cette période, le patient est pris en charge par des kinésithérapeutes pour une rééducation à la marche. Il faut entre six semaines et trois mois pour que la fracture se consolide.

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