Liposuccion : découvrez comment se déroule l'intervention au bloc opératoire
La liposuccion est une intervention chirurgicale esthétique de plus en plus courante. Voici comment se déroule une opération au bloc.
Par Farah Kesri
Rédigé le
Reportage Liposuccion
Le Mag de la Santé - France 2
Trousse de toilettes, vêtements de rechange... Isabelle se prépare. Pour elle, c'est le grand jour. Dans quelques heures, elle va subir une intervention désormais assez connue : une liposuccion.
Cette intervention chirurgicale vise à redessiner sa silhouette. Ces dernières années, Isabelle a fait le choix de vêtements de plus en plus amples pour cacher son corps, dans lequel elle ne se reconnaît plus.
Un mal-être subi depuis des années, malgré beaucoup d'efforts
"C'est normal, quand on vieillit, le corps change, j'en suis complètement consciente. Mais changer à ce point-là, c'est traumatisant. Je ne supporte pas le reflet dans le miroir, je ne le supporte plus du tout", explique Isabelle, âgée de 53 ans.
Nestor, son mari, partage sa vie depuis 20 ans. Il a pu constater la croissance du mal-être chez Isabelle. Il lui apporte son soutien : "Elle faisait des régimes, elle faisait du sport, beaucoup d'efforts. Mais là, ce qui va se produire aujourd'hui va d'abord amener un changement dans sa tête et puis physiquement forcément", estime-t-il.
Une opération réalisée sous anesthésie générale
Isabelle a rendez-vous dans une clinique parisienne. Le Dr Mattéoli est son chirurgien esthétique. Tout d'abord, il dessine les zones concernées par l'intervention sur le corps d'Isabelle. Une liposuccion de l'abdomen, des hanches et de la face interne des cuisses est prévue pour diminuer leur épaisseur. "Moi c'est pas forcément le poids que je veux perdre mais plutôt re-sculpter le corps", confie Isabelle à son médecin.
30 minutes plus tard, Isabelle est déjà endormie sous anesthésie générale. Au bloc opératoire, le chirurgien commence alors par introduire une canule sous la peau.
"On va infiltrer du liquide pour amplifier la couche graisseuse. Et ça va être plus facile à aspirer. D'autre part, dans le produit qu'on injecte, il y a une drogue qui s'appelle l'adrénaline. Et qui va faire en sorte que les vaisseaux saignent moins", explique le Dr Bertrand Mattéoli.
Le chirurgien-plasticien cherche à éviter tout risque d'hémorragie au fur et à mesure de sa progression entre la peau, la graisse et les muscles.
Six mois d'attente avant d'apprécier le résultat
Le moment crucial est ensuite l'aspiration de la graisse avec une canule d'aspiration. Pour assurer un résultat harmonieux, le chirurgien fait attention à retirer autant de graisse du côté droit que du côté gauche. Et tout cela, en restant vigilant à ce que sa patiente ne perde pas trop de sang.
"Il y a toujours un petit peu de sang. Et plus on va aspirer de graisse, et plus il y a de sang avec. Dans le flacon, il y a, à peu près, quatre cinquième de graisse pour un cinquième de sang. Donc ça veut dire qu'en graisse pure, on a aspiré déjà à peu près deux litres", calcule le chirurgien.
L'intervention touche alors à sa fin. Isabelle devra cependant attendre six mois avant d'apprécier le résultat final. Elle devra porter une gaine de contention pendant plusieurs semaines après l'opération.