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Des soins dentaires sans se ruiner

Les soins dentaires coûtent cher : peu remboursés par l'assurance maladie, ils font souvent l'objet de "pratiques tarifaires excessives", voire de "dérives inacceptables", selon une étude qui avait été publiée le 25 novembre 2013 par l'Observatoire de la consommation (60 millions de consommateurs). La profession réclame aujourd'hui une revalorisation de certains actes et de meilleurs remboursements par la Sécurité sociale. Mais si les dentistes se plaignent de leurs revenus, les patients, eux, ont de plus en plus de difficultés à régler la facture. Existe-t-il des moyens simples de réduire le coût de ses soins dentaires ?

Rédigé le

Dents : comment se soigner à moindre coût ? - Reportage vidéo diffusé le 3 février 2014, sur France 5

Après une visite chez le dentiste, la somme qui reste à la charge des patients constitue la "principale raison de renoncement aux soins auxquels déclare être confronté près du tiers des consommateurs", relève l’étude de 60 millions de consommateurs. Un reste à charge trop "élevé" même après intervention des complémentaires.

Selon l'Observatoire de la consommation, les soins courants dont les tarifs sont encadrés par l'Assurance maladie, tels que caries, dévitalisation ou détartrage, font peu l'objet de dépassements. Un constat général qui souffre cependant d'une exception : la ville de Paris, qui enregistre 57% des dépassements observés sur le territoire !

Si les soins courants sont peu concernés par les dépassements d'honoraires (voir encadré), un certain nombre d'opérations grève fortement le budget des malades.

  • Prothèses : discuter des solutions alternatives avec votre dentiste

Implants, bridges, couronnes... Leur fonction est de coiffer une dent abîmée et de la renforcer, voire de la remplacer quand elle est inexistante. Mais leurs coûts sont souvent prohibitifs. Pour réaliser une couronne, votre dentiste peut vous proposer un "inlay-core". Il s'agit d'un petit élément de métal réalisé par le prothésiste à partir d'une empreinte de la racine de votre dent. Pour une telle opération, le praticien fixe librement ses honoraires, qui varient entre 150 à 300 euros. La Sécurité sociale ne rembourse que 85,79 euros aux assurés.

Or, une alternative moins coûteuse et plus rapide peut être proposée dans de nombreux cas. La reconstitution de la dent peut en effet être réalisée à l'aide de matériaux malléables, directement en cabinet dentaire (on parle parfois de reconstitution "en fauteuil"). Le dentiste pourra soit utiliser de l'amalgame dentaire, soit des matériaux composites. Il posera tout d'abord des tenons dans les racines (préalablement traitées), et les recouvrira du matériau choisi. Le prix de l'opération est fixé par la Sécurité sociale : 79,53 euros, soit un reste à charge de 24 euros pour l'assuré.

Il est par ailleurs toujours possible de négocier le prix d'une opération avec son chirurgien dentiste. Pour obtenir un rabais, vous pouvez argumenter après analyse du devis par des sociétés spécialisées dans la mise en concurrence des professionnels de santé. A noter que certaines mutuelles proposent ce service.

  • S'adresser à une école dentaire ou à un dispensaire (centre municipal de santé)

Difficile de trouver des lieux qui proposent des soins dentaires bon marché. De nombreux centres de santé des réseaux mutualistes appliquent automatiquement le tiers payant (pas d’avance de frais pour les patients), de même que certaines écoles dentaires.

Les centres de formation dentaires pratiquent des tarifs en moyenne 25 à 30% inférieurs à ceux des cabinets libéraux.

  • Faire valoir son droit à la CMU complémentaire ou à l'ACS

"Il faut toujours voir ce à quoi on peut avoir droit", rappelait en février 2013 le docteur Denantes dans l'émission "Allô docteurs". "La CMU complémentaire permet une prise en charge complète. Il y a un énorme problème de non recours à cette CMU complémentaire. Il y a aujourd'hui en France 1,4 millions de personnes qui auraient droit à la CMU complémentaire, et qui ne l'ont pas."

L'Assurance maladie a par ailleurs mis en place l'ACS ou "Aide à la complémentaire santé" pour permettre aux patients ayant de faibles revenus d'avoir une mutuelle.

Le montant de l'aide à la complémentaire santé varie entre 100 et 500 euros. Elle est attribuée par personne et par an. Pour prétendre à l'aide à la complémentaire santé, une personne seule ne doit pas toucher plus de 892,50 euros par mois. Pour une famille de quatre personnes, les revenus ne doivent pas excéder 1874,50 euros par mois. Une fois le chèque reçu, la personne a six mois pour trouver une mutuelle en se rendant par exemple dans une Caisse Primaire d'Assurance Maladie (CPAM) pour demander conseil.

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Ailleurs sur le web :

  • Service-Public.fr
    Aide à l'acquisition d'une couverture maladie complémentaire (ACS)
  • AP-HP
    Liste des permanences d'accès aux soins de santé (PASS)
  • Les centres de santé
    Trouver un éventail de services de premier recours assez large, et des professionnels de spécialités diverses, gage d'un travail en équipe pluridisciplinaire.
  • Assurance maladie
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