Ch@t : l'ostéoporose
Ch@t du 2 novembre 2011 de 15h à 16h Avec les réponses du Pr. Bernard Cortet, rhumatologue et du Dr Karine Briot, rhumatologue.
Par La rédaction d'Allo Docteurs
Rédigé le
Les réponses du Dr Karine Briot, rhumathologue
Les patients traités sont normalement informés de la nécessité d'avoir un suivi régulier dentaire comme cela est recommandé.
Non. Pas dans l'ostéoporose mais dans d'autres causes de fragilité osseuse.
L'indication d'un traitement repose sur le bénéfice le risque qui est individuel. La tolérance de ces traitements à long terme est bonne et l'âge n'intervient pas dans ce cas. Rediscutez en avec votre médecin.
Non.
Non.
Les problèmes de santé que vous rapportez ne prédispose pas à de l'ostéoporose.
Toutes les fractures vertébrales ne font pas mal. Mais d'autres maladies comme l'arthrose ou des problèmes musculaires peuvent expliquer ces douleurs. Rediscutez en avec votre médecin.
L'indication de la poursuite ou non d'un traitement se rediscute après 3 à 5 ans.
Les CTX ne sont pas utiles pour le diagnostic de l'ostéoporose.
Elle permet de faire le diagnostic de fragilité osseuse; des examens sanguins (calcium, vitamine D) permettent de vérifier que la fragilité osseuse est bien due à de l'ostéoporose.
Non c'est la fracture liée à l'ostéoporose qui est douloureuse.
L'examen montre une ostéoporose non exceptionnelle à votre âge. La discordance entre le rachis lombaire et le col nécessite de vérifier que l'examen a été fait dans de bonnes conditions et si c'est le cas, l'arthrose de la colonne lombaire peut surestimer les valeurs de densité osseuse et expliquer cette discordance.
Pour prévenir les fractures, environ 9 à 12 mois après la première perfusion.
La poursuite ou non d'un traitement doit être réévaluée après 3 à 5 ans de traitement. La poursuite du traitement dépend de la sévérité initiale de l'ostéoporose et des résultats du traitement. Rediscutez en avec votre médecin.
Les antécédents familiaux de fracture favorisent le risque de fracture mais n'expliquent pas tout.
Non.
Oui et il faut en prendre régulièrement.
Des apports alimentaires équilibrés sont nécessaires: protéines, calcium. Ils doivent être associés à des taux de vitamine D corrects et à une activité physique régulière.
La poursuite du traitement dépend du bénéfique risque. Il doit être réévalué après 3 à 5 ans.
Non.
On ne fait qu'une ostéodensitométrie du rachis lombaire et des hanches et dans des cas particuliers les avant-bras.
Pas de risque d'ostéoporose liée à l'arthrodèse.
Non pas en rapport avec l'algodystrophie.
D'autres traitements de l'ostéoporose existent, ils ont pour but de diminuer le risque de fractures. Pour les douleurs il faut adapter antalgiques et rééducation. Parlez à votre spécialiste.
Non. Rediscutez en avec votre dentiste
C'est un traitement qui a des effets bénéfiques. Parlez de vos doutes à votre médecin.
Toutes les personnes avec ostéoporose ne sont pas forcément traitées (âge jeune..), d'autres éléments de décision interviennent et parfois les CTX sont utilisés.
La durée recommandée avant de réévaluer un traitement est de 3 à 5 ans et on a une expérience rassurante avec l'utilisation prolongée des traitements.
Il faut réévaluer avec votre spécialiste les bénéfices de 4 ans de traitement et discuter en fonction des résultats de la poursuite ou non.
Il faut avoir un taux de vitamine normal lorsqu'on est traitée pour l'ostéoporose.
Pour des sujets à risque d'ostéoporose ou avec ostéoporose le taux de vitamine D doit être supérieur ou égal à 30 ng/ml ou 75 nmol/l.
Il faut bien continuer la rééducation des muscles de la colonne et poursuivre le traitement.
Oui il existe des traitements adaptés à votre situation et à vos problèmes de santé. Rediscutez en avec votre médecin.
Non.
Il existe des traitements pour l'ostéoporose chez l'homme comme la classe des bisphosphonates. Vos antécédents ne les contre indiquent pas. Demandez conseils à votre médecin.
Ce traitement a des effets bénéfiques pour prévenir le risque de fracture. Sa tolérance est bonne, il faut un suivi d'une fois par an chez le dentiste.
Les symptomes que vous décrivez ne semblent pas liés à l'ostéoporose.
Non il n'y a pas d'interactions.
L'élévation de la parathormone PTH peut être liée à d'autres causes comme le manque de vitamine D. Rediscutez en avec votre spécialiste.
Non c'est un traitement qui convient à tous les types d'ostéoporose. Si vous avez des doutes rediscutez en avec votre médecin.
Cela dépend votre taux de vitamine D.
Tout dépend de vos douleurs, du nombre de fractures vertébrales et de leur localisation... mais dans un délai moyen de 1 mois.
Cela dépend du geste, s'il y a une conservation des ovaires, le risque d'ostéoporose n'est pas augmenté. Redemandez conseils à votre médecin.
Non il a encore des effets bénéfiques sur l'os pendant quelques années.
Cela dépend du taux de vitamine D. La synthèse de vitamine D est en effet plus difficile en raison de l'hyperpigmentation.
Sur l'ostéodensitométrie : T score inférieur ou égal à -2,5.
Le traitement le plus adapté: bisphosphonates qui sont disponibles et remboursés chez l'homme.
Oui il existe des traitements pour prévenir le risque de fracture; il faut que votre fils en parle à son spécialiste.
Nombreuses mais pas disponibles tout de suite..
Non c'est une vraie maladie qui est chronique avec des conséquences graves.
Habituellement on pratique un densitométrie osseuse avant la mise sous traitement et à la fin d'un 1er cycle thérapeutique (5 ans). Une densitométrie intermédiaire (2 à 3 ans) peut également être réalisée mais elle n'est pas remboursée.
Comme tout traitement le Protélos® peut être à l'origine d'événements indésirables (phlébites et allergies notamment). Les allergies surviennent dans les premières semaines de traitement. Le rapport bénéfice/risque du traitement n'est pas remis en cause actuellement ( la dernière en date datait de 2009 et une réévaluation à l'échelon européen a été demandée par l'afssaps )
Les effets indésirables les plus fréquents sous Protélos® sont d'ordre digestif: nausées, douleurs abdominales et accélération du transit. Le risque de phlébite est également discrètement augmenté. Enfin des cas exceptionnels d'allergie ont également été décrits de telle sorte que toute éruption sous Protélos® nécessite son interruption définitive. Les cas d'allergie surviennent lors des premières semaines de prescription. En dehors du Protélos® les autres traitements sont représentés par les bisphosphonates le tériparatide et les modulateurs sélectifs du récepteur aux oestrogènes.
On utilise dans les cancers du sein hormono-dépendants des médicaments inhibiteurs de l'aromatase qui peuvent favoriser la survenue d'une fragilité osseuse. Il faut donc dans ces conditions effectuer une densitométrie osseuse.
Après thyroïdectomie totale on donne en substitution des hormones thyroïdiennes qui lorsqu'elles sont données en excès peuvent favoriser la survenue d'une ostéoporose.
La durée d'un traitement anti-ostéoporotique est fonction de la sévérité de l'affection. Ce type de traitement peut être prescrit si nécessaire pendant 10 ans mais une réévaluation régulière est nécessaire.
Les réponses du Pr Cortet, rhumatologue
L'ostéoporose de l'homme est plus rare que celle de la femme mais elle n'est pas exceptionnelle: 15% des hommes de plus de 50 ans seront concernés par une ostéoporose. La densitométrie osseuse est également remboursée chez l'homme dans certaines situations : antécédent de fracture en l'absence de traumatisme majeur, prise de cortisone, hypogonadisme, endocriniopathie...Dans la mesure où chez l'homme il n'y a pas de ménopause, on doit rechercher activement une cause devant une ostéoporose chez l'homme qu'on retrouve dans environ un cas sur 2.
L'Aclasta® est un bisphosphonate (traitement qui existe également en prise par la bouche). Il fait la preuve de son intérêt pour prévenir les fractures de vertèbre, de hanche et plus généralement de l'ensemble des fractures non vertébrales. C'est un traitement pratique car une fois la perfusion de 20 minutes passée, les patients sont tranquilles pendant un an. La tolérance est bonne : l'événement indésirable le plus fréquent est représenté par le syndrome pseudo-grippal : fièvre, maux de tête, douleurs musculaires, articulaires… Il survient dans environ 10% des cas. La perfusion est effectuée au domicile de la patiente (ou du patient car il est autorisé chez l'homme) par une infirmière (ou infirmier).
Le CTX ou cross-laps est un marquer du remodelage osseux qui reflète le niveau de destruction du tissu osseux. Il peut être utile dans certaines circonstances, notamment pour apprécier le risque de fracture. Il peut également être utile chez les patients traités afin de s'assurer de l'effet pharmacologique de certains traitements (bisphosphonates, modulateurs sélectifs du récepteur aux estrogènes ou traitement hormonal de la ménopause).
Les traitements récents font l'objet de manière systématique de ce qu'on appelle un plan de gestion de risque. Dans le domaine de l'ostéoporose c'est le cas de quasi tous les traitements (les bisphosphonates sont sur cette liste). Plus généralement dans le domaine de la rhumatologie d'autres traitements sont sur cette liste, c'est la cas notamment des biothérapies prescrites dans le domaine de la polyarthrite ou de la spondylarthrite. Toute prescription médicamenteuse nécessite d'évaluer le rapport bénéfice/risque. L'ostéoporose est une maladie fréquente et grave en termes de handicap et est à l'origine également pour les fractures sévères d'une augmentation de la mortalité
Comme toute fracture la fracture de vertèbre consolide après quelques semaines de repos relatif. En revanche le tassement lui persiste. Si les douleurs persistent après quelques semaines, l'examen à réaliser est une IRM qui en fonction de son résultat pourra justifier la réalisation d'une vertébroplastie ou cyphoplastie.
Nous disposons de traitements anti-ostéoprotiques efficaces qui sont dans la majorité des cas bien tolérés (ce qui ne veut pas dire qu'ils n'entrainent aucun événement indésirable). Dans votre cas il y a de manière consensuelle il y a un rationnel fort à engager un traitement car votre risque de récidive fracturaire est élevé tant au niveau des vertèbres qu'au niveau d'autres os.
Evista® est un traitement intéressant chez les femmes ostéoporotiques de moins de 70 ans. Outre son bénéfice sur les os, il diminue le risque de cancer du sein d'environ 60%. Il peut en effet occasionner des crampes qui sont habituellement (mais pas toujours) passagères. Il est contre indiqué en cas d'antécédent de phlébite et à fortiori d'embolie pulmonaire.
La prévention de l'ostéoporose est avant tout non médicamenteuse sauf exception. Il convient de lutter contre les toxiques que sont le tabac et l'alcool (ils ont toxiques aussi pour les os !). Il faut également optimiser les apports en calcium (au moins 2 produits laitiers par jours ou utiliser une eau à forte teneur en calcium). Il faut également encourager l'exercice physique : marche +++ au moins 0 minutes 3 fois par semaine. Enfin il ne faut pas être trop maigre et consommer des protéines.
L'ostéoporose est une maladie osseuse qui associe à la fois une diminution de la densité de l'os et des modifications de son architecture interne. L'os est plus fragile et, par conséquent, le risque de fractures est important.
Col du fémur, poignets, vertèbres... l'ostéoporose est responsable chaque année de 130 000 fractures. Du fait de l'allongement de l'espérance de vie, l'ostéoporose devient un problème de santé publique, les plus âgés ne sont pas les seuls concernés et dès la cinquantaine, cette affection nous guette : près d'une femme sur deux sera victime d'une telle blessure.
De nombreux facteurs interviennent, les plus connus étant la vitamine D et les hormones sexuelles (notamment les œstrogènes et les androgènes). Un manque de vitamine D ou une baisse de production d'hormones sexuelles peut perturber cet équilibre. Chez certaines personnes, cette perte de masse osseuse est sans conséquences graves. Chez d'autres, une ostéoporose peut apparaître.
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