Un smartphone pour diagnostiquer des maladies

Un microscope intégré à l’appareil photo de notre téléphone portable, c’est ce qu’a mis en place une équipe de chercheurs américains. Cette technologie pourrait permettre d’élever le niveau des diagnostics dans les régions les plus reculées du monde.

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Un smartphone pour diagnostiquer des maladies
Un smartphone pour diagnostiquer des maladies

On connaissait les applications smartphone pour s'orienter, faire ses comptes ou reconnaître un morceau de musique, voici désormais l'application microscope !

Mais il ne s'agit pas d'un simple gadget, cet appareil pourrait devenir un moyen d'analyse médicale à faible coût. Destiné aux pays en développement, il pourrait trouver sa place, d'ici deux à trois ans, dans les dispensaires africains.

Compter les globules

Des chercheurs de l'université de Californie, à Davis, ont apposé une bille de verre d'un millimètre de diamètre sur l'objectif d'un appareil photo d'un téléphone portable. Ils ont ainsi obtenu un effet loupe capable de discerner des cellules sanguines.

Le résultat est plutôt concluant, en ajoutant une partie logicielle au dispositif, les clichés réalisés avec ce microscope de poche sont d'une grande netteté.

Grâce aux échantillons obtenus, on pourrait, par exemple, mesurer le degré d'oxygénation du sang et s'assurer ainsi du bon fonctionnement des cellules. Un niveau d'oxygénation trop élevé ou trop faible du sang peut être, en effet, une indication essentielle pour diagnostiquer un problème cardiaque ou pour contrôler l'activité d'autres organes.

Cette technologie permettrait aussi aux médecins des pays en développement qui n'ont pas facilement accès à un laboratoire, d'envoyer en temps réel les échantillons réalisés à des collègues basés dans un autre pays, pour effectuer des analyses plus complètes et faire un diagnostic plus précis.

Un dispositif à très bas coût

Le concept n'est pas totalement nouveau, plusieurs prototypes de microscopes et de spectomètres intégrés à un téléphone portable ont déjà été proposés. Mais "nous pensions pouvoir créer un dispositif plus simple et moins coûteux", explique le directeur de l'étude, Sebastian Wachsmann-Hogiu.

Il s'agit désormais de convaincre les constructeurs de téléphonie mobile de commercialiser cette technologie. Un dispositif qui pourrait également permettre de diagnostiquer des maladies de la peau.

 

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