Ch@t : Effets et dangers de la cocaïne

Ch@t du 3 février 2010 Toutes les réponses avec le Dr Laurent Karila, psychiatre addictologue et le Dr William Lowenstein, addictologue.

La rédaction d'Allo Docteurs

Par La rédaction d'Allo Docteurs

Rédigé le

Les réponses du Dr Laurent Karila

Il existe 2 problèmes : la buprénorphine, c'est pour l'héroïne. Pour la cocaïne, il faut prévoir un programme spécifique combinant autres médicaments et psychothérapie comportementale.

Les deux sont dangereux et dépendent beaucoup de la vulnérabilité de chacun. Cependant, fumer de la cocaïne (crack ou free base) est beaucoup plus addictif que la sniffer. Même si sniffer rend addict rapidement.

Le méthylphénidate, uniquement la forme retard, est effectivement une approche substitutive possible (non un traitement de substitution) chez les patients souffrant d'un trouble hyperactif avec déficit de l'attention qui consomment de la cocaïne. Il faut que les patients cocaïnomanes soient évalués au préalable.

La cocaïne est dans la majorité des cas coupée en France et dans le monde. On retrouve souvent du sucre, du paracétamol, de l'amidon. Il a également été retrouvé de la phénacétine qui est extrêmement toxique pour les organes du corps.

Votre traitement de substitution concerne une addiction aux opiacés. Je vous recommande de vous rapprocher d'un centre spécialisé pour évaluer l'intérêt d'un changement forme sirop pour forme gélule.

Fumer de la cocaïne rend vulnérable à toutes les maladies pulmonaires et bronchite.

La méthadone est utilisée uniquement pour les problèmes d'opiacés (héroïne, morphine, médicaments contre la douleur comprenant des opiacés). C'est un traitement de substitution qui a permis de réduire considérablement tous les dommages collatéraux induits par l'héroïne induits dans les années 90.

Un programme ambulatoire structuré permet de poser les bases de la prise en charge. L'hospitalisation n'est pas toujours nécessaire. La motivation se travaille en consultation et elle peut-être longue à permettre le changement. Il n'y a pas de substitution pour la cocaïne mais des approches médicamenteuses prometteuses.

Merci pour votre témoignage qui est très vrai.

La combinaison approche médicamenteuse plus thérapie comportementale semble l'une des méthodes les plus efficace sur 12 mois. Un suivi régulier est nécessaire.

C'est extrêmement variable suivant les gens. Un joint par jour c'est déjà beaucoup en terme de conséquences médicales et psychologiques. Il serait intéressant d'évaluer ce type de consommation.

La cocaïne altère l'efficacité de l'antidépresseur.

Tout matériel servant à consommer de la cocaïne et qui est partagé est à risque de transmission de VIH et d'hépatites C : donc paille, seringue, et doseurs de bouteilles pour fumer.

Oui, c'est possible et cela dépend grandement des sujets. On peut retrouver plus de dépressions, de troubles anxieux, d'effets parano et de troubles de mémoire.

L'obligation de soin sert juste à induire quelque chose. Cependant, elle n'aide pas au changement. Un travail motivationnel très court en consultation peut être plus efficace.

Non, mais il existe toujours une trace cérébrale de ce passage dans l'addiction.

Vous pouvez venir me voir à l'hôpital Paul Brousse à Villejuif pour tout ce qui est problème de drogue stimulant ou nous contacter par email ou consulter le centre d'addictologie le plus proche de chez vous.

Cette situation est fréquente, une consommation occasionnelle est à risque d'installation de troubles de mémoire et d'attention dans les 2 ans qui suivent les premières prises. Il existe également un risque cardiovasculaire et de dépression.

Consulter quelqu'un qui est compétent sur la question de la cocaïne et des drogues stimulantes en général.

Le cannabis consommé régulièrement fait maigrir et ralentit les fonctions cognitives globalement d'où l'idée de 2 de tension.

Il en a probablement besoin. L'étape d'arrêt du traitement se fera en accord avec son médecin et lui-même.

Méthadone ou buprénorphine prescrit dans un centre spécialisé par un médecin.

Consommer de la drogue est répréhensible par la loi.

C'est le principe même de l'addiction.

Tout à fait, tout dépend du dosage et de la quantité consommée.

Oui en cas d'AVC, même après une prise de cocaïne et probablement qu'il y a des troubles neurocognitifs séquellaires.

Le méthylphénidate est un stimulant comme vous le savez, les effets sont proches de ceux de la cocaïne.

Oui, au début il stimule la libido de manière factice et après un certain temps il diminue complètement la libido.

Héroïne, morphine, sulfate de morphine, dérivés codéïnés, méthadone...

Non. Médicament qui lorsqu'il est bien prescrit et suivi, aide beaucoup les patients.

La drogue la plus addictive est le tabac, la cocaïne n'en est pas loin !

Au tout début oui, mais au bout d'un certain temps, l'effet inverse se produit notamment lors de prise d'alcool concomitante.

Il faut prévoir surtout des programmes de prévention et de prise en charge très ciblés. Le patient doit être évalué dans sa globalité.

Aggravation de la maladie diabète et de la dépendance à l'héroïne.

Dépression, bouffées délirantes, états de mort clinique, k-hole (impression délirante que son corps sort de son corps, angoisses, idées délirantes), risques suicidaires....

Non, des causes médicales peuvent entraîner une dilatation des pupilles.

L'Hospitalisation à la Demande d'un Tiers (HDT) ne résout pas le problème, elle le temporise.

Une hospitalisation pour sevrage en méthadone peut être indiquée si vous êtes suffisamment stable après avis de votre médecin.

C'est une idée reçue, il existe une réelle dépendance physique à la cocaïne.

Pour les addictions au paracétamol, codéine, une substitution est plutôt à envisager.

Il ressemble à une dépression et comprend aussi des manifestations cliniques non spécifiques de type douleurs, tremblements, sueurs....

Il est indiqué pour la schizophrénie et la maladie bipolaire. Il n'est surtout pas indiqué pour la question de la cocaïne.

Les réponses du Dr William Lowenstein

Sevré n'est pas le mot dans un tel cas... Mais c'est un pas vers une reprise de contrôle de sa consommation et donc vers une sortie de la dépendance.

Non, plus aujourd'hui !

La descente (la fin de la conso) peut être horrible à vivre. Certains vont utiliser le cannabis, d'autres l'alcool, des somnifères ou des opiacés. Le cannabis va augmenter le risque de confusion anxieuse chez certains et peut augmenter le risque coronarien chez d'autres.

L'usage solitaire est rarement un signe de bon pronostic...

Consultation !

Oui, mais nobody knows ! Le risque d'abus et de dépendance est au coin du bois de l'usage occasionnel dit festif...

Au bout de 3 rails, il n'y a plus que des soucis... Les effets initiaux euphorisants ne dépassent pas ces 3 lignes...

Oui, sauf si l'angoisse doit être traitée pour une autre cause associée.

L'addiction est tout sauf une histoire de volonté. Au XXIe siècle il est temps d'arrêter avec cette croyance du Moyen-Age.

Consultation !

Pas bon ! Risques majeurs pour le BB +++ notamment pour son développement intra-utérin et son angoisse plus tard.

Oui.

Plus de risque de psychose avec la cocaïne qu'avec l'héro !!!

Consultation ++ et possibilité thérapeutique oui !

Cela ne s'adresse qu'à une partie de la population concernée.

Non cela existe notamment à cause de la vasoconstriction de la cocaïne ou de l'allergie (produits de coupe) mais l'angoisse peut jouer un rôle aussi.

Oui, c'est une information importante !

La poule ou l'oeuf. Bien plus souvent l'oeuf : la psychose est sous-jacente.

C'un bon médicament de substitution. A condition de baisser les posologies quand c'est possible et un jour, peut-être de l'arrêter, si possible. Je pense, qu'en France, on le donne trop longtemps à trop haute posologie. Le sniff modifie la durée d'action et complique la sortie du traitement.

A fortes doses, possiblement.

Oui.

Manque de recul et de formation...

Bonne question ! Je parlerai plutôt de pharmacodépendance que d'addiction...

Consultation +++

Consultation ++.

Sauf dans une étude pilote, la méthadone doit être primo prescrite (initiée) en centre ou à l'hôpital. Ensuite le médecin généraliste peut prendre le relais de la prescription.

Oui, probablement mais... tranquillement !

A vous de les amener à consulter (ou un autre copain ou proche) en relevant leurs troubles de l'humeur, du sommeil, leurs changements. Bref en soulignant les changements et leur perte de liberté avec précisons plus que morale...

Le risque existe toujours.

On cherche !

Addictologue ou médecin qu'il apprécie dans un 1er temps.

Oui, hélas !

La confiance ne doit pas envahir l'histoire ! Ca se passe ailleurs, comme dans une authentique maladie.

C'est une maladie, pas une histoire de confiance...

C'est pour les opiacès. Uniquement.

Avec précision, sans morale. Dort-il bien, est-il changeant d'humeur, de plus en plus angoissé, comment évolue la relation avec les autres, l'appétit, la sexualité, le travail, etc..Faire un bilan avec lui.

L'herbe est aussi du cannabis !

Héroïne, codéïne, morphine, opium and co de cette famille.

Oui, indéniablement. Mais au prix souvent d'une pharmacodépendance. Avantages et inconvénients sont alors à peser.

Non !

Oui, pour améliorer une stratégie d'approche.

On ne peut vraiment pas résumer les choses ainsi. Désolé ! Globalement, c'est l'inverse de ce que vous dénoncez.

Ce n'est plus un terme que nous utilisons. Plutôt usage doux et usage dur...

Méthylphénidate ?!!

Majoration de l'angoisse possible. Physiquement, cela dépend de la raison du traitement par cortisone...

Surtout risque de dépendance pour la codéïne. Mais attention au foie et aux reins avec le paracétamol . C'est le 1er risque à ces posologies là !

Le risque pulmonaire est moindre mais le risque de dépression respiratoire existe aussi par voie nasale de plus des infections pulmonaires (comme la maladie du charbon) est actuellement décrites au Royaume Uni avec de l'héroïne sniffée.

Laissez tomber cette question de confiance. Cela va tout pourrir ! Il est malade et fait comme il peut. Aidez le, aimez le, mais ne lui rajoutez pas cette question de la confiance sur ses difficultés !!! ;)

C'est mieux...

Méthadone en sirop : oui (pas en gélule).

Parce que c'est dur pour lui,... aussi... et qu'il se sent coincé, peut-être parfois par vos inquiétudes..

En vivant plein d'autres belles choses avec lui ! ;)

Oui, allez sur Internet tout y est sur le Charbon !

 

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