4 solutions pour soulager la sécheresse vaginale à la ménopause

Les sécheresses vaginales liées à la ménopause peuvent être gênantes au quotidien et douloureuses. Rassurez-vous, plusieurs solutions existent !

Par Dre Odile Bagot

Rédigé le

Odile Bagot Sécheresse vaginale

Le Mag de la Santé - France 2

C'est un problème intime qui peut tourner au calvaire... Les sécheresses vaginales, lorsqu'elles surviennent à la ménopause, peuvent faire perdre en grande partie le plaisir des rapports sexuels.

Heureusement, ce phénomène n’est pas une fatalité. D’abord, il faut comprendre que physiologiquement, à la ménopause, la muqueuse vaginale manque d’œstrogènes, elle s’affine et produit moins de sécrétions. Pour les mêmes raisons, la flore vaginale s’appauvrit. Voilà pourquoi, une fois ménopausée, on ressent une sécheresse au niveau de la vulve et du vagin.

Un manque d'œstrogènes qui s'aggrave avec le temps

Si vous ressentez de la gêne au quotidien, cela signifie déjà que le vagin manque d’œstrogènes depuis un certain temps. Et contrairement aux bouffées de chaleur, autre symptôme caractéristique de la ménopause, qui finissent généralement par s’atténuer, la sécheresse vaginale a plutôt tendance à s’aggraver avec le temps si elle n’est pas prise en charge.

Les premiers symptômes que risquent de ressentir les femmes qui en souffrent sont des difficultés de lubrification au moment des rapports sexuels. Et ce même si le désir et l’excitation sont au rendez-vous. La lubrification met plus de temps pour se mettre en route et la quantité sécrétée est moindre.

Pratiquez une activité sexuelle, seule ou à deux

C’est là qu’il faut être vigilante pour éviter un cercle vicieux. Avec les sécheresses, le rapport est douloureux, alors on peut perdre en excitation, puis en lubrification par voie de conséquence. Le plaisir n’étant plus au rendez-vous l’envie de recommencer peut disparaître. On finit par avoir moins de rapports, et moins le vagin sera stimulé plus il sera sec.

Quelles sont alors les solutions pour réduire ces sécheresses vaginales ? La première est d’avoir une pratique sexuelle régulière. Qu’elle soit solitaire ou accompagnée, avec un jouet ou sans, il est plus difficile de résoudre les problèmes de sécheresse sans elle. 

Œstrogènes en crème et gels d'acide hyaluronique

Il existe ensuite les nutriments naturels. Rien de mieux pour booster votre muqueuse vaginale que les œstrogènes, par voie locale en crème ou en capsules, ou par voie générale avec la prise d'un traitement hormonal de la ménopause. 

Pour celles qui ont une contre-indication aux œstrogènes, par exemple en cas d'antécédent personnel de cancer du sein par exemple, il existe des gels hydratants qui contiennent notamment de l’acide hyaluronique. Ils sont à appliquer deux fois par semaine pour assurer une bonne hydratation. Leur inconvénient ? Leur coût : comptez entre 10 et 15 euros et sachez qu'ils ne sont malheureusement pas remboursés.

Le laser endovaginal : doit faire ses preuves

Il existe également des séances de laser endovaginal proposées aux femmes depuis quelques années. Si les études montrent une bonne satisfaction des femmes l’ayant essayé, les preuves scientifiques ne sont aujourd’hui pas assez solides pour en faire un traitement de référence... ni obtenir le remboursement des séances.

Utilisez du lubrifiant pendant les rapports

Pour ce qui est de la gestion des sécheresses dans le cadre de votre vie sexuelle, votre meilleur allié est le lubrifiant ! Il permet notamment d’anticiper la lubrification sans que les préliminaires ne durent trop longtemps. Car le ou la partenaire n'a peut-être pas l'endurance sexuelle nécessaire à de longs préliminaires. 

La question de la sécheresse vulvovaginale n’est pas un tabou, alors n’hésitez pas à aborder le sujet lors de votre visite annuelle chez le gynécologue. Si la gêne est présente au quotidien, avec des démangeaisons, des fissures, un examen minutieux de la vulve est nécessaire. Pour cause, la sécheresse peut parfois être le signe d’une pathologie dermatologique : le lichen scléreux vulvaire. La sécheresse vulvovaginale à la ménopause est une réalité mais pas question que cela vienne gâcher votre vie intime