Tchat : les cancers digestifs
Tchat du 10 novembre 2011 de 15h à 16h : Les réponses du Dr Jérôme Loriau, chirurgien digestif et du Dr David Malka, cancérologue.
Par La rédaction d'Allo Docteurs
Rédigé le , mis à jour le
Les réponses du Dr Jérôme Loriau, chirurgien digestif
Il est préférable pour être rassuré de voir son médecin traitant ou un gastroentérologue pour un examen.
C'est vraiment très rare mais reste possible.
Il faut aller voir un gastroentérologie pour un examen.
Les chimiothérapies sont de plus en plus efficaces et permet d'opérer d'avantage de malades.
Non.
Aujourd'hui les opérations sous cœlioscopie permettent la diminution des douleurs post opératoires et une diminution de la durée d'hospitalisation. On peut remanger dès le lendemain de l'opération.
Cela dépend de quel type...
La durée de l'évolution de la maladie est le principal facteur de risque.
Cela dépend de quelle était la raison de la pancréatite.
Non.
Il est préférable de voir le gastroentérologue qui suit votre famille pour une prise en charge génétique qui établira votre niveau de risque.
Il est préférable de voir un proctologue pour un simple examen.
Non a priori mais vous avez déjà vu un gastroentérologue pour vous aider ?
La proposition que l'on vous fait semble raisonnable mais nous ne connaissons pas tout votre dossier
A que âge pensez vous ? On peut opérer des patients même âgés.
L'H. Pylori est un facteur d'apparition de certains cancers.
En fait, c'est l'infection par le virus HPV qui peut favoriser l'apparition du cancer de l'anus mais ce n'est pas la pratique elle même.
C'est très rare mais il existe des tumeurs de rate.
Cette maladie peut être soignée. Cela dépend notamment de l'examen au microscope de cette tumeur.
Non pas les diverticules.
Une fibroscopie est sans doute préférable.
En cas d'atcd familial il faut réaliser une coloscopie.
Non pas aujourd'hui, il faut faire une coloscopie.
Où sont localisées les lésions ?
Il faut aller voir un gastroentérologie pour un examen.
Si la colo etait normale et sans facteur de risque pas avant 5 ans (après la dernière).
Il faut poursuivre votre surveillance spécialisée.
En fait votre maladie n'est pas exactement du même type que celle de votre père et il vous faut faire des coloscopies régulières.
Oui, un gastroenterologue.
Il faut poser ces questions à l'équipe qui le prend en charge.
Si vous n'avez pas de traitement, c'est que vous allez bien. Il vous continuer à bien vous faire suivre.
Pourquoi a-t-on fait ce dosage ?
Peut être faut il voir un gastroentérologue pour vérifier et vous aider ?
Si la vésicule est enlevée et que son analyse au microscope est normale vous pouvez être rassuré.
Si le rectum est normal la surveillance peut suffire.
Cela peut être signe de reflux donc il faut consulter.
Non. Avec une rate en moins, il faut faire attention aux infections.
Non les deux ne sont pas liés en cas de maladie liée aux calculs.
Cela dépend du type de cancer.
Non.
Il n'y a pas toujours de cause identifiable de ce cancer de l'estomac.
Il faut voir ou revoir un médecin spécialiste.
Non si la coloscopie est normale et a ce moment-là un proctologue doit pouvoir vous aider.
Quelles autres anomalies ?
Oui de l'œsophage en cas d'inflammation chronique.
Non, c'est suspect.
Rien de spécifique...
Non pas vraiment.
Il faut juste surveiller et ce n'est même pas sur.
Le risque est de le laisser se transformer en cancer. L'opération peut présenter un fuite du pancréas dans 20% des cas. Mais elle est nécessaire sans doute.
Non mais il faut vérifier le colon.
Au moins à l'âge de révélation chez ces parents et sinon entre 40 et 50.
Foie et poumon sont les plus fréquents.
Non pas en dépistage.
Oui il peut l'être.
Il faut plutôt voir votre chirurgien pour ça.
C'est possible.
Oui, il faut regarder attentivement cette métastase et des traitements existent.
Les réponses du Dr David Malka, cancérologue
Si votre gastroentérologue vous a indiqué un potentiel de dégénérescence cancéreuse (adénome notamment) pour ce polype, oui.
Votre père étant indemne (a-t-il eu une coloscopie ), l'éventuel sur-risque "se dilue" pour vous. Maintenant, vos pincements au niveau du rectum vaudraient que vous en parliez à votre médecin. En soi, ce n'est pas spécialement inquiétant, mais aucune raison que vous en souffriez !
S'il est encore localisé à l'estomac ou aux ganglions au voisinage de l'estomac, il y a un bon espoir de guérison. S'il y a des foyers cancéreux secondaires à distance (métastases, foie, péritoine notamment), le pronostic est hélas plus réservé.
Exceptionnellement.
L'endoprothèse se pose au niveau de la voie biliaire (qui conduit la bile depuis le foie vers l'intestin, au travers du pancréas). Si elle n'est pas comprimée par la tumeur (ce que semblent indiquer l'absence de symptômes et les tests sanguins normaux), elle n'est plus indispensable.
Non.
Hélicobacter pylori est un facteur de risque (faible mais avéré) de cancer de l'estomac.
Non.
Si vous avez des symptômes évocateurs, la première chose à faire est d'en parler à votre médecin traitant.
Oui, en quelque sorte, mais de façon moindre que pour les maladies cardio-vasculaires : bien manger vous protégera (mais qu'un peu), "mal" manger augmentera (un peu) votre risque.
Néoplasie endocrine multiple : affection caractérisée par un risque élevé de survenue de tumeurs bénignes ou malignes des glandes endocrines (hypophyse, surrénales, pancréas,...), parfois génétiquement favorisée.
Oui, votre médecin traitant, vos symptômes méritent d'être soulagés, et il vous rassurera sur leur nature quand il en aura fait le diagnostic.
Les diverticules n'ont AUCUN risque de dégénérescence cancéreuse. Aucune surveillance n'est nécessaire.
Sans doute non, mais seul un examen médical pourra le certifier.
Certaines GIST (Tumeurs stromales gastro-intestinales) ne nécessitent aucune surveillance. Si votre chirurgien pense qu'elle est nécessaire (ça dépend notamment de l'examen au microscope de cette tumeur), au moins 5 ans.
Oui, et l'exercice physique régulier les diminue !
Modestement.
Rien.
Les récidives de cancer colo-rectal deviennent rares après 5 ans, exceptionnelles après 7 ans.
Troubles du transit (diarrhée, constipation), sang dans les selles (rouge, ou noir car digéré) amaigrissement, fatigue, douleurs abdominales ou rectales.
Non ! Je fais la même chose, mâchouillez tranquille !
Aucune en règle générale, mais l'anesthésiste peut contre-indiquer l'anesthésie générale (brève) chez des patients très fragiles.
Si le diagnostic est certain, non, vous pouvez être rassuré(e).
Non.
Pas de prédisposition héréditaire connue au cancer de la vésicule biliaire isolé.
Oui, il faut absolument en parler à votre médecin : une coloscopie est indispensable. S'il n'y a rien d'autre que cette ulcération anale, on pourra la soigner en toute quiétude.
Oui !
10-15 jours.
Non.
Anesthésie générale brève, le plus souvent en ambulatoire (on entre le matin, on sort l'après-midi).
Facteurs héréditaires peu fréquents (5% des cas). Pas de sur-risque pour vous si votre mère est le seul cas dans la famille.
Non.
Oui, tous les 5 ans si coloscopie normale et tous les 3 ans si polypes de type adénome.
Non, pas forcément. Mais je comprends votre angoisse. Courage !
Oui.
Régime sans résidus (fibres) pendant 3 jours, puis la veille de la coloscopie, "purge" intestinale par préparation médicamenteuse liquide abondante ou comprimés.
Oui, hélas. Une prédisposition génétique doit alors être évoquée.
Non. Origine inconnue mais Helicobacter pylori, bactérie très fréquente dans l'estomac, prédispose au cancer de l'estomac sans préciser son type.
Bof.
Examen physique par votre médecin en premier. Échographie puis scanner en général. Endoscopies digestives à envisager également.
Non !
Oui.
Non, mais alcool avec modération bien sûr...
Oui, ne serait-ce que pour écarter une prédisposition (pas évidente sur cette conjonction de cancers différents dans votre famille).
Pas sûr.
Probablement un reflux acide gastro-oesophagien bénin, ou une "gastrite" bénigne. Mais confirmation médicale indispensable, bien sûr.
Chirurgie, transplantation (greffe), radio fréquence,...
Pris à temps, oui.
Non.
Non.
Non, mais une coloscopie s'impose car les hémorroïdes sont très fréquentes, y compris chez les personnes avec authentique cancer du colon...
Oui, c'est le cas dans 95% des cas actuellement.
Non.
Si nécessaire, oui.
Non, le sur-risque est en fait modeste. Si l'endoscopie avec biopsies est rassurante (pas d'anomalies microscopiques pré cancéreuses), une surveillance espacée est appropriée.
Non.
C'est bien, ça réduit le risque, mais ça n'évite pas !
Oui, prouvé pour le cancer colorectal.
Sur-risque modeste mais avéré.
Sur-risque modeste mais avéré. Votre traitement ne peut-il pas être plus efficace ?
Il existe une nouvelle préparation à base de comprimés.
Oui, sur-risque modeste mais avéré.
Sur-risque modeste mais avéré.
Consensuelle pour les cancers du colon, controversée pour ceux de l'estomac. Y a-t-il eu consultation de génétique pour votre frère ?
De préférence 5-10 ans avant l'âge au diagnostic du cancer le plus précoce dans ses antécédents familiaux.
Sur-risque avéré, mais de fait moindre que le sur-risque cardiovasculaire.
Vous avez un risque nul désormais.
Dans l'enfance, par les échanges salivaires.
Multiplié par 2-3, soit 6-10% de risque cumulé sur votre existence. Coloscopie à 40-45 ans (ou 5-10 ans avant l'âge au diagnostic du cancer de votre père, au premier des deux termes échu) pour vous serait mon conseil.
Risque multiplié par 2-3, soit 6-10% sur toute leur existence : coloscopie dès 40-45 ans, ou 5-10 ans avant l'âge au diagnostic de votre cancer (au premier des deux termes échu) .
Si maladie cœliaque prouvée, sur-risque de cancer avéré (qui reste modeste cependant) : parlez-en avec votre gastroenterologue.
Non.
50 ans.
Oui.
Parfois (rarement).
En savoir plus
Les cancers digestifs n'ont souvent pas de symptômes. Il faut consulter son médecin traitant lorsque surviennent certains signes, comme l'accentuation d'une constipation ou l'alternance d'épisodes de diarrhée et de constipation.
La survenue d'une anémie, où chute des globules rouges dans le sang, nécessite également de consulter son médecin-traitant.
Certaines douleurs abdominales peuvent faire craindre un cancer digestif. Dans tous les cas, le médecin traitant jugera ou non de l'intérêt de faire réaliser des explorations auprès, le plus souvent, d'un gastro-entérologue.
Les examens principalement réalisés pour faire le diagnostic de cancer digestif sont : la coloscopie, l'échographie abdominale et le scanner, la TEP (tomographie par émission de positons) ou le PET-scan. De nombreuses études révèlent que certains de ces cancers pourraient en partie être prévenus par l'alimentation.
En savoir plus :
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Livre :
Se programmer pour guérir
"La Delta-médecine : de nouvelles réponses pratiques face au cancer"
Yann Rougier
Ed. Albin-Michel, février 2010