Comment éviter efficacement les poux à la rentrée ?
L'enfer sur nos têtes d'ange. Cette année encore, 20% des enfants rentreront de l'école avec des poux. Comment faire pour minimiser les risques ? On fait le point.
Par Robin Couturier
Rédigé le
Les maladies infantiles sont des maladies infectieuses virales ou bactériennes qui touchent principalement les enfants
Allodocteurs - Studio TF1
Qui dit rentrée des classes dit retour des poux. L’idée même qu’un de ces parasites se pose sur la tête d’un enfant suffit à nos donner des frissons. Pour cause, la présence de l’insecte dans un foyer peut se transformer en un long calvaire. Alors comment s’en prémunir au mieux ? On fait le point.
D’abord, qui faut-il cibler ? L’idée que porter des poux est un signe de mauvaise hygiène est assez répandue ; elle est pourtant complètement fausse. D’après le site de l’assurance maladie Ameli.fr, l’infestation par des poux de tête est surtout fréquente chez les enfants d’âge scolaire, entre trois et dix ans. Sont plus particulièrement concernées les filles, puisqu’elles ont souvent les cheveux longs. La diffusion des poux à l’école s’explique en grande partie par la proximité que permet la vie en collectivité dans le cadre scolaire. Chaque année, jusqu’à 20 % des enfants scolarisés sont infestés.
Alors, quel comportement adopter pour prévenir le fléau qui s’en vient ? Toujours sur Ameli, plusieurs recommandations sont données. Pêle-mêle, l’assurance maladie préconise de surveiller régulièrement les cheveux des enfants scolarisés, de les brosser, de les attacher s’ils sont longs et d’éviter les échanges de bonnets, écharpes ou foulards.
Les produits de prévention sont inefficaces
Qu’en est-il des répulsifs à poux ? Si de nombreux produits font la promesse de tenir les bêtes loin de nos têtes, leur véritable efficacité est pour le moins contestée. L’association de consommateurs Que choisir est d’ailleurs formelle à ce propos : “Il n’existe pas de produits capables de prévenir une infestation, l’unique solution étant d’intervenir a posteriori.” L’organisme déplore le fait qu’aucune preuve de l’efficacité n’ait été démontrée. “Cela n'a donc pas de sens de les acheter”, conclut Que choisir en synthèse.
Par-dessus le marché, le site santé.fr déconseille l’utilisation des shampoings antipoux en préventif. D’après les informations du service public, la méthode “n'a pas montré son intérêt et pourrait entraîner des résistances”.
Comment réagir face à une infestation ?
Comment faire si c’est trop tard ? Il est d’abord possible d’opter pour la méthode douce avec le peigne à dents fines. Munissez-vous en plus d'un mouchoir en papier et d'un cure-dents. Première étape : mouillez les cheveux, puis appliquez une crème démêlante ordinaire. Cette crème gluante permet d'immobiliser les poux : prisonniers, ils ne pourront plus courir, ni vous échapper. Il sera donc plus facile de les attraper. Utilisez enfin le peigne à fines dents, une sorte de scalp qui attrape tous les poux, et commencez à peigner, mèche par mèche, en démarrant à la racine des cheveux et en restant au contact du cuir chevelu. Grâce au peigne à fines dents, vous retirez les poux, mais aussi les nymphes, les "bébés poux". Si certains restent coincés entre les dents du peigne, retirez-les à l'aide du cure-dents. N'ayez pas de crainte qu'ils se carapatent, ils sont englués dans la crème démêlante. Continuez de peigner jusqu'à ne plus avoir le moindre pou sur le peigne.
Il est aussi possible de se traiter avec des produits anti-poux. Mais attention ! “Seules les personnes réellement infestées doivent être traitées. Le traitement n'est jamais préventif”, rappelle l’assurance maladie. Dans ce cas seulement, il est possible d’utiliser des produits à base d’huile de silicone. Ces derniers sont efficaces en une seule application, puisqu’ils viennent boucher les voies respiratoires des parasites, ce qui les tue. Après application sur cheveux secs, il suffit de laisser agir, de laver les cheveux, puis de ramasser les poux morts avec un peigne à dents fines.
Un médicament contre les poux ?
En cas de dernier recours, la lutte contre les poux se réserve une ultime botte secrète : l’ivermectine. Il s’agit là d’un médicament antiparasitaire ultra efficace contre les poux, qui fonctionne en une seule prise.
Seul problème, son utilisation pour traiter les poux n’est pas autorisée en France. Pour cause, à force de l’utiliser, les parasites du cuir chevelu pourraient bien développer des résistances et, à terme, devenir des "super poux". Une perspective dont on aimerait bien se passer pour les rentrées ultérieures.