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Maladies chroniques : le sport agit comme un médicament

Un rapport de l'Inserm préconise la prescription d'une activité physique régulière pour prévenir et soigner le diabète, l'obésité ou encore la dépression.

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Maladies chroniques : le sport comme médicament

Natation, vélo, marche rapide, tai chi, danse, yoga, course à pied… Et si le sport était la clé pour combattre la dépression, le diabète de type 2 ou encore l’obésité ? L’Inserm publie le 14 février 2019 une nouvelle expertise collective selon laquelle l’activité physique, disponible sur ordonnance pour les malades chroniques depuis 2016 en France, agit comme un véritable "médicament" préventif et curatif, à condition qu’elle soit pratiquée au moins trois fois par semaine.


Sollicité par le ministère des Sports, un groupe de 13 chercheurs experts à l’Inserm a réalisé des analyses critiques d’environ 2 000 articles scientifiques internationaux pour comprendre l’intérêt de la pratique régulière d’un sport sur 11 pathologies chroniques : des maladies cardiovasculaires (pathologies coronaires, insuffisance cardiaque, artériopathie, accident vasculaire cérébral…), les cancers, le diabète, les pathologies respiratoires chroniques (asthme, BPCO), obésité, troubles mentaux (dépression, schizophrénie) et pathologies ostéo-articulaires.

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Prescrire l'activité physique au plus tôt après le diagnostic

Premier résultat qui émerge de ce travail : il est temps d’oublier la mise au repos en cas de pathologie chronique et d’appliquer la recommandation opposée, qui consiste à "prescrire de l’activité physique pour toutes les maladies chroniques étudiées et l’intégrer dans le parcours de soin", selon un communiqué de l’Inserm.

En effet, "les études scientifiques montrent que, lorsqu’elle tient compte des recommandations de pratique et des complications liées à la pathologie, non seulement l’activité physique ne l’aggrave pas mais qu’en plus ses effets bénéfiques sont d’autant plus importants qu’elle est introduite tôt après le diagnostic" poursuit l’Institut. Et les experts vont même plus loin : ils recommandent que pour la dépression légère à modérée, le diabète de type 2, l’obésité et l’artériopathie oblitérante des membres inférieurs, l’activité physique soit prescrite avant tout traitement médicamenteux.

Trouver la motivation... et la garder

Problème : la motivation, qui manque souvent aux patients ou qui s’essouffle rapidement après des débuts pourtant assidus. Pour endiguer ce découragement, l’Inserm compte sur les médecins prescripteurs dont le rôle doit être d’informer sur les bienfaits de l’activité, de définir des objectifs, d’anticiper les barrières et les freins potentiels et de réaliser des entretiens motivationnels suivis avec les patients. Des missions dont le but est commun : motiver sur le long terme. Le choix d’une activité qui plaira à chaque personne individuellement s’avère également indispensable car le plaisir de la pratique constitue un facteur de motivation.

Enfin, former les soignants et encourager la recherche scientifique sur ce sujet figurent également parmi les recommandations des experts de l’Inserm. Ils espèrent ainsi promouvoir puis généraliser l’intégration du sport dans la prise en charge et la prévention des maladies chroniques, qui touchent actuellement un Français sur quatre et trois sur quatre après 65 ans.

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