Trépanation : un trou dans le crâne

Parmi toutes les interventions chirurgicales, la trépanation, ou crâniotomie, est sans doute l’une des plus impressionnantes. Et pour cause, elle permet d’accéder à l’organe le plus compliqué du corps humain : le cerveau. Par quels moyens ? Réponses, dans ce dossier.

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Trépanation : un trou dans le crâne
Sommaire

Une trépanation pour atteindre le crâne

La trépanation : une technique qui a traversé des siècles

Anatomie du crâne. Le crâne repose sur la première vertèbre du rachis cervical que l’on appelle l'atlas. Il comprend deux parties : le crâne facial et le crâne cérébral. Ce dernier renferme le cerveau.

Trépanation et crâne cérébral. Dans le cas d’une trépanation, c'est le crâne cérébral qui est concerné. Il est composé de l'os frontal, du pariétal, du temporal et de l'occipital. Ces os sont plats et soudés les uns aux autres par des sutures : les fontanelles. De plus près, on remarque que ces os sont formés d'une couche spongieuse (diploé), bordée de chaque côté d'une autre couche plus compacte, appelée corticale. Cette structure facilite la trépanation qui consiste à percer un trou à travers cette couche osseuse ou à enlever tout un morceau d'os crânien pour accéder au cerveau.

Trépanation : une pratique qui ne date pas d’hier
. Pour percer le crâne, les chirurgiens ont recours à un trépan. Un instrument dont les origines remontent à l'époque néolithique. Des chercheurs auraient même trouver des traces d’une trépanation, ancienne de plus de 2 000 ans, ce qui correspond à la période mésolithique. Cette pratique a été retrouvée dans les écrits grecs et égyptiens. Mais,  c'est dans l'Amérique précolombienne, chez les Incas, et même avant, que la pratique réapparaît de façon massive.

Trépanation : un acte de chirurgie

Trépanation : les images de cette chirurgie

Pourquoi la trépanation ? Elle est indispensable dans le cas d'une tumeur cérébrale, quand il y a une hémorragie ou lors d'un accident vasculaire cérébral.

Et après une trépanation ?
Il faut compter entre trois et six mois pour la consolidation osseuse. Elle peut aussi ne pas être complète quand les malades ont eu une radiothérapie. Dans ce cas, il y a seulement des cals osseux qui se forment, mais les patients vivent très bien avec.


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