Ch@t : Troubles de l'ovulation
Ch@t du 10 septembre 2010 : Avec les réponses du Dr Julie Galey, endocrinologue, spécialiste en médecine de la reproduction et du Dr Ludovic Moy, gynécologue.
Par La rédaction d'Allo Docteurs
Rédigé le
Les réponses du Dr Julie Galey, endocrinologue spécialiste en médecine de la reproduction
Il faudrait faire chez vous un bilan hormonal et voir si vous avez eu des variations de poids importantes.
Ils dégénèrent. On ne peut pas conserver un stock de follicules plus important en prenant la pilule.
Oui bien sûr cela dépend si on ovule.
Vous ne pouvez pas car vous n'avez pas de cycle avec une contraception de ce genre.
Une grossesse obtenue en 10 mois c'est tout à fait normal.
En effet le surpoids aggrave les symptômes du syndrome des ovaires polykystiques et en particulier les problèmes d'ovulation associés.
L'aspect échographique ne suffit pas il faut aussi des troubles du cycle et un "dérèglement hormonal".
C'est le reflet du stock de follicules disponibles en début de cycle.
Je ne peux pas répondre à votre cas particulier je n'ai pas assez d'éléments.
Je vous conseille de consulter sans urgence votre gynéco.
Chaque chose l'une après l'autre, finissez votre allaitement avant d'envisager une nouvelle conception.
Oui.
Oui mais c'est rare si les cycles sont très réguliers de 28j.
Pas de lien entre les trompes et les problèmes d'ovulation.
La pilule n'agit sur le cycle que pendant la prise et n'a pas de conséquence sur les cycles suivants.
6 cycles max avec une ovulation vérifiée et pas d'effet négatif du clomifène sur la glaire ou la muqueuse utérine vérifiés aussi.
Cela peut, à vérifier avec votre gyneco.
C'est indispensable pour votre santé, pour augmenter l'efficacité des traitements indicateurs de l'ovulation et pour diminuer les risques de complications pendant la grossesse liés à l'obésité (diabète, hypertension...)
Non.
Seulement si l'hormone prolactine est élevée sinon non.
Il faut vous faire aider par un spécialiste du poids.
En cas d'échec des inducteurs d'ovulation en comprimés ce sont des injections sous cutanées d'hormones qu'on utilise.
Il se peut aussi que l'aspect d'OMPK soit lié à l'anorexie même si elle s'est bien améliorée. En l'absence de cycles spontanés vous avez en effet intérêt à prendre les hormones qu'il vous manque que ce soit en prenant la pilule par exemple.
Il existe des familles avec plusieurs femmes atteintes d'un Syndrome des ovaires polykystiques mais il y a aussi beaucoup de formes non familiales.
Non
Cela dépend directement du nombre de follicules que le clomifène fait ovuler, aussi il est préférable de faire une échographie des ovaires vers J12 ou J13 pendant le cycle avec clomifène pour vérifier qu'il n'y a pas de risque de grossesse multiple. S'il y a 2 follicules matures et qu'il y a grossesse, environ 3 chances sur 4 qu'il y ait un seul bébé et 1 risque sur 4 qu'il y en ait 2.
On ne peut pas affirmer cela.
Vous pouvez commencer par faire une courbe de température pour voir si vous ovulez et consulter avec les résultats votre gynéco.
Il faut commencer par faire un test de grossesse et ensuite consulter votre gynéco.
Le mieux serait de voir ça avec votre gynéco si les cycles continuent à être longs. Sinon il est possible d'avoir un cycle plus long de temps en temps sans conséquence sur votre santé.
Il faudrait donc revoir le praticien qui vous l'a prescrit pour revoir l'indication ou le dosage.
A partir de 35 ans de façon naturelle les ovaires ont tendance à perdre leur stock de follicules ce qui entraîne un raccourcissement des cycles. C'est donc une évolution normale mais qui correspond également à une diminution naturelle de la fertilité.
Non la pilule n'entraîne pas de problème de fertilité ou d'ovulation une fois qu'on l'a arrêtée. Il est au contraire meilleur d'avoir un bon équilibre hormonal comme sous pilule plutôt que de laisser des cycles spontanément très longs ou absents.
Quand un cycle est ovulatoire, la phase entre l'ovulation et les règles suivantes lorsqu'il n'y a pas de grossesse est d'environ 10 à 14 jours. Pour des cycles de 40 jours il est logique de commencer les tests un peu avant le 25eme jour du cycle. Le moyen le plus économique pour déterminer si vous ovulez et quand reste la courbe de température
Non seulement pendant la prise.
Le Surpoids OMPK est très hétérogène. Certaines femmes sont en surpoids et d'autres sont très minces, mais ce n'est pas le surpoids qui crée le syndrome.
Devant des troubles du cycle c'est à dire des cycles qui se sont modifiés dans leur longueur il faut faire un bilan hormonal pour essayer d'en trouver la cause et vous donner un traitement pour au minimum ne pas vous laisser en déséquilibre hormonal chronique.
Vous pouvez commencer par vérifier si vous ovulez ou non (seulement si vos cycles sont normaux ou longs car si vous êtes en aménorrhée on sait déjà que vous n'ovulez pas) puis en parler à votre gynéco qui selon les cas vous prendra en charge pour faire un bilan de fertilité du couple et vous donner un traitement inducteur de l'ovulation, soit vous orientera vers un collègue ou centre d'assistance à la procréation.
Il faut prendre sa température à peu près à la même heure et il n'est pas indispensable de prendre la température en rectal, cela dépend de la précision du thermomètre.
Une grossesse peut entraîner des modifications, même en dehors des variations de poids qu'elle peut entraîner. Les cycles peuvent être régularisés mais ils ont plus de risques de rester longs.
Les réponses du Dr Ludovic Moy, gynécologue
Non, la prise le la pilule même durant de nombreuses années, ne dérègle pas le cycle hormonal. Par contre, elle peut masquer l'existence des cycles dysovulatoires pré-existants, qui vont se "révéler" à l'arrêt de la pilule.
Le premier jour du cycle correspond habituellement à celui de la survenue des règles "intenses". Si vous avez un cycle de 28 jours, votre ovulation devrait se produire dans 14 jours, soit le 24 septembre.
Le syndrome des ovaires polykystiques est associé à un taux de fausses-couches supérieur à la moyenne, mais le taux de grossesses évolutives permet néanmoins à de très nombreuses femmes souffrant de ce syndrome de mener des grossesses à terme.
Vous pouvez utiliser diverses méthodes "alternatives" qui semblent dans certains cas, améliorer l'ovulation. Mais, il ne faut pas associer systématiquement cycles longs et ovulation anormale. Une ovulation de bonne qualité peut très bien apparaître sur des cycles de plus de 40 jours.
Oui, il est possible que vous présentiez les mêmes troubles à l'arrêt de la pilule. Il faut également savoir que très souvent, le cycle qui suit l'arrêt de la pilule offre une ovulation de bonne qualité propice à une grossesse...
Oui l'excès de poids entraine des troubles de l'ovulation. La perte de poids, chez une femme en surpoids qui cherche à être enceinte, est d'ailleurs le premier traitement à mettre en place pour obtenir une ovulation.
Cela traduit une diminution des chances de grossesses mais ne la rend pas impossible. Il ne faut pas sortir ces deux éléments du contexte : l'âge est un facteur important, l'échographie ovarienne en début de cycle, la qualité du sperme... Cela est à aborder avec votre gynécologue.
Il est difficile de se prononcer sur un seul chiffre sans connaitre l'ensemble du contexte clinique mais cette valeur apparait effectivement très basse. Elle traduit une insuffisance ovarienne et conduit de nombreux centres de PMA à récuser une demande car les chances de grossesses dans ce cas sont très faibles.
Le syndrome des ovaires polykystiques (OPK) possède une définition assez précise qui associe des éléments cliniques, biologiques et échographiques précis. Le fait de mentionner une dystrophie ovarienne sur un compte rendu d'échographie ne suffit pas pour poser ce diagnostic.
Le drilling est effectivement une technique que l'on peut proposer dans la prise en charge des OPK, mais seulement après avoir tenté d'autres traitements moins invasifs. Les séquelles à type d'adhérences sont désormais faibles si l'intervention est réalisée par un opérateur qui connait bien cette pathologie.
Attendez d'avoir arrêté votre pilule pour savoir si vous ovulez et laissez tomber le thermomètre dans un premier temps. Ce n'est pas la première chose à laquelle il faut penser pour avoir un enfant.
Oui. Le surpoids est une cause très fréquente d'anovulation, et dans ce cas, la prise en charge initiale doit obligatoirement être une perte de poids.
Les dosages hormonaux au laboratoire sont plus fiables que la prise de température. Il est habituel de constater des ovulations certaines avec des courbes ménothermiques plates.
Non, il est normal et nécessaire d'avoir ces micro formations kystiques au sein des ovaires. Il faut d'autres critères échographiques (taille de l'ovaire, nombre et disposition de ces microkystes) pour pouvoir évoquer le diagnostic d'OPK.
Oui, surtout s'il s'agit d'une pilule très faiblement dosée en oestrogènes.
Certains dosages hormonaux doivent être réalisés en début de cycle ainsi que le comptage échographique des follicules antraux. Cela permet de "mesurer" la réserve ovarienne.
Il s'agit de la même chose.
De nombreuses causes peuvent entrainer un arrêt des règles et il n'y a sans doute pas lieu de vous inquiéter, mais le plus simple serait néanmoins de rencontrer votre gynécologue pour faire le point. Avant toute chose, si vous avez eu des relations sexuelles sans contraception, vérifiez que vous n'êtes pas enceinte...
Même après une première grossesse sous traitement, il existe une possibilité de grossesse spontanée. Si vous ne voulez pas être enceinte tout de suite, je vous conseille d'utiliser un moyen contraceptif.
Des cycles de 35 jours sont considérés comme normaux. Ils peuvent donc très probablement correspondre à des cycles ovulatoires.
Oui. Le Clomifène ou les injections de FSH sont en général prescrits durant plusieurs mois avant un drilling.
Les réponses du Dr Charlotte Tourmente
En l'absence de grossesse au bout d'un an avec des rapports réguliers. Plus tôt si vous avez plus de 35 ans.
Les cycles longs sont souvent associés à une diminution de la qualité de l'ovulation.
Depuis combien de temps essayez-vous ? On conseille de consulter au bout de 12 (voire 18 mois) avec des rapports réguliers. Mais si vous avez des cycles irréguliers, ce qui semble être le cas, oui, parlez-en à votre gynécologue.
Commencez par noter le premier jour de vos règles, vous évaluerez la durée de vos cycles et leur régularité. Vous pouvez utiliser les tests d'ovulation (assez chers toutefois) si vous voulez déterminer la date précise de l'ovulation.
Pas forcément mais c'est vrai qu'un cycle long peut témoigner d'une ovulation de moins bonne qualité.
Tout à fait, ce sont les traitements de référence dans les troubles de l'ovulation.
Non.
Avez-vous eu des rapports non protégés après le retrait de l'implant ? Si c'est le cas, il est en effet possible que vous avez ovulé et que vous soyez enceinte. Ou votre corps met tout simplement un peu de temps à retrouver des cycles réguliers.
Non.
Quand son taux est élevé, la prolactine désorganise le déroulement de l'ovulation.
Vous pourriez consulter pour un bilan afin de faire le point sur votre ovulation.
Un stress ou un bouleversement affectif peuvent tout à fait perturber l'ovulation.
Oui.
En parlez à votre généraliste ou un gynécologue, simplement pour faire un point (une perte de poids importante peut provoquer l'absence de règles par exemple).
Il est donné dans le traitement de l'endométriose ou en cas de stimulation de l'ovulation (il bloque le fonctionnement de l'hypophyse, et donc les ovaires. Cela "prépare le terrain" avant de passer à la stimulation proprement dite).
L'œstrogène est sécrété pendant la première partie du cycle, il va chuter avant l'ovulation, ce qui entraîne un pic de LH (luteinizing hormon) et provoque alors l'ovulation.
Non, cela dépend des femmes. En moyenne, elles surviennent 14 jours après mais cela dépend de la longueur de votre cycle...
Oui. Parlez-en à votre gynécologue.
Tous les résultats d'examens que le gynécologue vous a déjà prescrits.
En savoir plus
30 % des stérilités féminines environ sont provoquées par un trouble de l'ovulation : anovulation ou absence d'ovulation, dysovulation ou anomalie irrégulière de l'ovulation. Ces troubles peuvent prendre un caractère temporaire ou, plus rarement, définitif. Certains médicaments peuvent aider à rétablir ce processus naturel. Ils peuvent également être prescrits isolément ou dans le cadre d'une insémination artificielle ou d'une fécondation in vitro.
En savoir plus
Dossiers sur Bonjour-docteur.com :
Sur le forum :