Wegovy, Ozempic ou Mounjaro, quelles différences ?
Les médicaments anti-obésité sont de plus en plus utilisés. Mais agissent-ils tous de la même manière et sont-ils recommandés aux mêmes personnes ? On fait le point.
Par La rédaction d'Allo Docteurs
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Wegovy, Ozempic ou Mounjaro, quelle différence ?
Le Mag de la Santé - France 2
Nous en avons tous et toutes entendu parler. L'Ozempic, le Mounjaro et le Wegovy ont agité l'actualité et les réseaux sociaux ces derniers mois. Mais qu'est-ce qui les différencie ?
Le Mounjaro, "plus puissant" que le Wegovy
Première chose à savoir : actuellement en France, il existe deux traitements médicamenteux de l’obésité (TMO), le Wegovy et le Mounjaro. Le premier contient de la sémaglutide, une molécule qui imite l'hormone GLP-1 que nous produisons naturellement. En activant les récepteurs de cette hormone, il aide à réduire l'appétit, augmenter la satiété et ralentir la digestion.
Le Mounjaro, quant à lui, contient du tirzépatide, un double agoniste qui active à la fois les récepteurs du GLP-1 mais également ceux du GIP, une deuxième hormone naturelle. Il est donc "plus puissant", note la docteure Emmanuelle Lecornet-Sokol, endocrinologue invitée sur le plateau du Mag de la Santé. "Dans les études, on voit qu'il y a une perte de poids plus importante", précise-t-elle.
L'Ozempic, réservé aux diabétiques de type 2
Mais celui qui a fait le plus de bruit sur les réseaux sociaux est un troisième médicament désormais bien connu : l'Ozempic. Il contient la même molécule que le Wegovy, le sémaglutide. "Mais pour distinguer les utilisations et éviter les mésusages, l'Ozempic est réservé aux personnes qui ont un diabète de type 2", rappelle la Dre Lecornet-Sokol. Les personnes nécessitent un traitement anti-obésité mais qui ne sont pas diabétiques ne se verront donc pas prescrire d'Ozempic.
Qui peut bénéficier d'un médicament anti-obésité ?
L'Ozempic est donc pour l'heure uniquement prescrit aux personnes qui souffrent d'un diabète de type 2 diagnostiqué et reconnu. Mais dans les trois cas, des critères doivent être respectés pour être éligible à une telle prescription. Avant toute chose, il faut distinguer "l'autorisation de l'utiliser", donnée par la loi, qui exige un IMC supérieur à 30, c'est-à-dire une obésité, souligne l'endocrinologue.
Ensuite, le remboursement de ces médicaments n'est possible que pour les personnes qui présentent une obésité "très importante et compliquée", à savoir "un IMC supérieur à 40, ou supérieur à 35 mais avec d'autres maladies associées, comme des apnées du sommeil, une maladie rénale ou cardiaque grave" liste la Dre Lecornet-Sokol. Mais ce n'est pas tout : il faut en plus que le médicament soit "prescrit par certains médecins dans des centres spécialisés de l'obésité ou par des endocrinologues qui travaillent en lien avec ces centres".
Dans tous les cas, un cadre doit donc être respecté et commence toujours par la même procédure : "aller voir son médecin traitant, en discuter avec lui car c'est souvent lui qui vous connaît le mieux, qui vous a déjà accompagné depuis plusieurs années sur ces problématiques, et qui dira si cela peut être une solution pour vous".