Quels sont les bienfaits des coings ?
Source de vitamine C, antioxydant, produit miracle contre la diarrhée... Le coing, fruit d'automne par excellence, présente de nombreux bienfaits pour la santé.
Par Robin Couturier
Rédigé le
Alimentation équilibrée : ce qu'il faut savoir pour manger sainement
Allo Docteurs - Newen Digital
Depuis plus de 4 000 ans, le coing est consommé par nous autres humains. Le fruit du cognassier, originaire de l’Iran et du Caucase, était alors cuit dans la cire, confit dans le miel et utilisé pour les vertus médicinales qui lui étaient attribuées. Le fruit d’automne est toujours consommé aujourd’hui, d’autant plus qu’il présente quelques bienfaits pour notre santé tout à fait spécifiques.
D’aucuns diraient que le coing se situe pile entre la pomme et la poire. Si c’est effectivement le cas, attention à ne pas le consommer comme on en a l’habitude avec ses plus proches cousines. Croquer dans un coing à pleine dent ne peut mener qu’à une mauvaise surprise, à savoir un goût acide et très astringent. En somme, le fruit tel qu’il est, tout juste tombé de l’arbre, est immangeable. C’est pourquoi le coing se mange cuit, transformé en compote, confiture ou pâte de fruit. Alors, il révèle sa vraie saveur, douce, dont le goût se rapproche de celui du miel.
Le coing, source de vitamine C
Quels sont alors les fameux attributs de ce fruit assez peu exploité ? D’après sa fiche nutritionnelle rédigée par l’Agence pour la Recherche et l’Information en Fruits et Légumes (Aprifel), il faut bien le dire, le coing ne présente pas des qualités particulièrement remarquables sur le plan nutritionnel. Certes, il est peu calorique (28 kcal pour 100 g), mais il possède aussi une teneur en fibres inférieure à la moyenne des autres fruits, seulement 1,9 g pour 100 g.
Néanmoins, l'Aprifel note que le coing est une source intéressante de vitamine C, chaque portion apportant 18,75 % des valeurs nutritionnelles de référence. Par conséquent, il s’agit d’un bon aliment pour aider au fonctionnement du système immunitaire, à réduire la fatigue, à lutter contre le stress oxydatif, entre autres. Une vertu à modérer car la vitamine C est sensible à la chaleur et donc à la cuisson du coing.
En finir avec la diarrhée
Mais les véritables bienfaits du coing se trouvent dans ses autres nutriments qui lui sont propres. Le fruit a notamment construit sa réputation sur ses effets pour la régulation du transit. Il est un antidiarrhéique naturel grâce à sa haute teneur en tanins et en pectines.
D’abord les tanins. Ce sont eux qui donnent le goût si repoussant du coing quand il est cru. S’ils sont naturellement présents dans d’autres fruits, ils disparaissent généralement une fois arrivés à maturité. Pas dans le coing. Ces fameux tanins ont un effet astringent qui permet de ralentir le transit intestinal. Par ailleurs, ils appartiennent à la famille des polyphénols, c’est-à-dire qu’ils procurent au fruit des capacités antioxydantes puissantes.
Quant à la pectine, ce gélifiant naturel, il s’agit d’une fibre soluble abondante dans le coing. Elle a le pouvoir de retenir l’eau dans les intestins, limitant ainsi la possibilité d’avoir des selles trop liquides. Tanins et pectines associés font alors du coing le fruit antidiarrhéique par excellence. En revanche, nul besoin de préciser que le fruit est déconseillé par temps de constipation, puisque dans ce cas, il peut durcir les selles et compliquer la digestion.
Un bouclier anti-maladie
D’autres bienfaits sont aussi attribués au coing, notamment parce qu’il présente un apport en polyphénols et en acide ascorbique. Alors, l'Aprifel suggère qu’il aurait “des propriétés anti-ulcératives, réduiraient les risques d’ostéoporose chez les femmes, la glycémie et le cholestérol sanguin, et stabiliseraient le système nerveux”.
D’octobre à novembre, c’est la pleine saison du coing, fruit annonçant le début de l’automne. Alors, que ce soit pour profiter de ses bienfaits, ou pour régaler les plus gourmands, rendez-vous chez votre maraîcher.