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Dépression : les ados aussi

8%, c'est la proportion d'adolescents entre 12 et 18 ans qui souffriraient de dépression. Des chiffres que pointe la Haute Autorité de Santé (HAS). Une situation d'autant plus alarmante qu'à ces âges, les symptômes ne s'expriment pas aussi clairement que chez l'adulte et la dépression passe souvent inaperçue au milieu des bouleversements liés à l'adolescence. 

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Dépression : les ados aussi
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Sommaire

Dépression de l'adolescent : quand l'hospitalisation s'impose

Aimée, 14 ans, est hospitalisée depuis plusieurs mois au Centre Henri Laborit de Poitiers.

Dans certains cas, la dépression des adolescents nécessite une hospitalisation. L'hospitalisation est souvent le seul moyen de protéger les ados de leur propre violence. "Dans les situations de dépression, on décide qu'un adolescent peut être hospitalisé ou doit être hospitalisé à partir du moment où il a fait une tentative de suicide, s'il est à risque d'en faire une ou à partir du moment où l'entourage familial est épuisé", explique le Dr Maxime Rollin, pédopsychiatre.

Le rôle de l'équipe médicale est aussi de rétablir le lien entre l'adolescent et sa famille. Un lien souvent très abîmé par la dépression comme le confirme le Dr Rollin : "En général, en début d'hospitalisation, on demande aux familles et à l'adolescent de s'éloigner pendant un temps (environ une semaine), un temps nécessaire pour que l'adolescent puisse se recentrer sur lui-même et ses problématiques. Pendant ce temps, on garde en tant que soignant des contacts avec la famille donc on essaie de recevoir les familles mais séparément de l'adolescent. Après la semaine de séparation, en général on autorise une reprise des contacts progressive par le biais d'entretiens médicaux, puis en laissant la famille seule avec l'adolescent".

Ateliers socio-esthétiques, séances de psychomotricité, art-thérapie… Toutes ces activités sont proposées pour accompagner les adolescents vers la reconstruction. Apprendre à se faire du bien au lieu de se faire du mal, et ainsi retrouver goût à la vie.

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Dépression de l'adolescent : l'importance du suivi

Après la sortie de l'hôpital, un suivi est indispensable pour accompagner au mieux l'adolescent et éviter les rechutes.

"Le temps de l'hospitalisation règle les aspects les plus intensifs, les plus aigus. Il permet véritablement à l'adolescent de se sortir de l'emprise de l'intensité des symptômes. Mais en même temps, ce qui peut alimenter les éléments dépressifs, tout le contexte, nécessite lui un accompagnement un peu plus prolongé. Et il est aussi important de voir comment on peut aider l'adolescent à se réapproprier cet épisode de sa vie. Il faut donc dans le suivi poursuivre le travail entrepris", explique le Pr Ludovic Gicquel, chef du pôle universitaire de pédopsychiatre.

En plus du traitement médicamenteux, les patients peuvent suivre une psychothérapie. Les ados peuvent ainsi mettre des mots sur leur malaise et mieux gérer leur fragilité.

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La maison des adolescents : un lieu pour libérer la parole

Repli sur soi, irritabilité, scarification, addictions ou encore tentatives de suicide... La dépression toucherait environ 8% des 12-18 ans. Depuis une dizaine d'années, les maisons des adolescents sont présentes dans de nombreux départements. Elles proposent aux jeunes un accueil anonyme et sans rendez-vous, hors du cadre de l'hôpital.

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