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Le Truvada®, traitement préventif du VIH, pas efficace à 100%

Selon l'Agence du médicament (ANSM), le Truvada®, traitement préventif du VIH, présente des risques pour les reins et ne protégerait pas à 100% contre le virus du sida.

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Le Truvada®, traitement préventif du VIH, pas efficace à 100%
Le Truvada®, traitement préventif du VIH, pas efficace à 100%

Alors que le médicament Truvada® bénéficie depuis l'été 2016 d'une autorisation de commercialisation temporaire au niveau européen, l'ANSM vient de publier une série de brochures à destination des patients et des médecins dans lesquelles elle rappelle les conditions d'utilisation, ainsi que les principaux risques du traitement préventif.

La France est le premier pays européen à autoriser le Truvada®, une combinaison d'antirétroviraux du laboratoire Gilead comme traitement préventif du sida, alors qu'il a été mis sur le marché en 2005 en tant que traitement pour les malades déjà infectés. Le médicament est destiné aux personnes à "haut risque" de contamination par le VIH, comme les hommes ayant des rapports sexuels non protégés avec au moins deux partenaires sexuels différents dans les six derniers mois. Il est prescrit à l'hôpital, mais également dans certains centres spécialisés. 

Prévenir d'autres infections sexuellement transmissibles

L'ANSM précise que le Truvada® "n'est pas efficace à 100% dans la prévention de l'acquisition du VIH" et qu'il doit être utilisé dans le cadre d'une "stratégie de prévention diversifiée du VIH" qui inclut l'utilisation "systématique et correcte de préservatifs", qui permet de prévenir la transmission d'autres infections sexuellement transmissibles.

Le traitement préventif ne peut par ailleurs être utilisé que chez des personnes séronégatives car il existe "un risque de développement d'une résistance au Truvada®" chez les personnes ayant reçu ce médicament lors d'une phase d'infection aiguë ou méconnue du virus du sida (VIH).

Maintien de tests réguliers de dépistage du VIH

C'est pourquoi des tests réguliers de dépistage du VIH (au moins tous les trois mois) doivent être prescrits pendant toute la durée du traitement préventif pour détecter toute séroconversion (passage de séronégatif à séropositif) et "adapter au plus vite la prise en charge".

Les médecins devront pour leur part déclarer aux autorités tout cas de séroconversion survenu chez des patients prenant le traitement préventif.

Risque de toxicité pour les reins

L'ANSM fait par ailleurs état d'un risque de toxicité pour les reins nécessitant d'évaluer la fonction rénale du patient avant et pendant le traitement ainsi que d'effets indésirables "graves" mais "rares" liés à des troubles osseux.

Parmi les effets indésirables plus couramment rencontrés, l'ANSM cite des troubles gastro-intestinaux tels que des nausées, vomissements et diarrhées.

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