1. / Maladies
  2. / Cancer
  3. / Cancer de la prostate

Cancer agressif de la prostate : intérêt confirmé du traitement de référence

Compléter les traitements hormonaux du cancer avancé de la prostate par des séances de radiothérapie réduit très significativement la mortalité des patients, selon les résultats de deux essais cliniques portant sur des hommes âgés de 65 à 75 ans et de 76 à 85 ans. Ces travaux ont été publiés le 5 janvier dans le Journal of Clinical Oncology.

Rédigé le

Cancer agressif de la prostate : intérêt confirmé du traitement de référence
Cancer agressif de la prostate : intérêt confirmé du traitement de référence

Avec plus de 70.000 nouveaux cas par an en France, le cancer de la prostate arrive en tête des cancers masculins les plus fréquents, devant celui du poumon. Les traitements sont d'autant plus efficaces que la maladie est diagnostiquée précocement.

9.000 hommes meurent chaque année en France d'un cancer de la prostate. Pourtant lorsqu'il est diagnostiqué tôt, il y a de réelles chances de pourvoir en guérir.

L'arsenal thérapeutique contre ces cancers intègre plusieurs types d'hormonothérapie. De façon schématique, il s'agit de réduire artificiellement les taux des différentes hormones qui stimulent la croissance de la tumeur.

En France, l'association d'une hormonothérapie et d'une radiothérapie localisée est déjà le traitement de référence des formes localisées, mais avancées de ce cancer. Il n'en est pas de même aux Etats-Unis, où 40% des malades les plus âgés ne seraient traités qu'avec l'hormonothérapie. Les bénéfices à long terme du recours à l'hormonothérapie seule – tout au moins pour les cancers agressifs de la prostate – est pourtant régulièrement contestée dans la littérature scientifique.

Selon des travaux conduits par des chercheurs de la faculté de médecine de l'Université de Pennsylvanie (Etats-Unis), cette combinaison hormonothérapie + radiothérapie est effectivement plus bénéfique pour les patients que l'hormonothérapie seule.

Leurs travaux ont portés sur le suivi jusqu'en 2009 de plusieurs milliers d'hommes âgés de 65 à 85 ans, recrutés de 1995 à 2007. Chez les 65-75 ans, le taux de survie au cancer est apparu supérieur de 43% dans le groupe ayant bénéficié d'une radiothérapie complémentaire. Toutes causes de mortalité confondues, le taux de survie observé est supérieur de près de 60%. Les taux sont légèrement inférieurs chez les 76-85 ans.

A noter que ces travaux ne comparent pas les bénéfices relatifs de la seule radiothérapie avec le traitement combiné. 

Source : Effectiveness of Androgen-Deprivation Therapy and Radiotherapy for Older Men With Locally Advanced Prostate Cancer. Justin E. Bekelman et coll. Journal of Clinical Oncology, 5 janv. 2015, doi: 10.1200/JCO.2014.57.2743

 En savoir plus :