Ch@t : Traiter la douleur

Ch@t du 22 octobre 2009 Avec les réponses du Dr Alain Serrie, directeur du service de médecin de la douleur et de médecine palliative à l'hôpital Lariboisière et fondateur de Douleurs Sans Frontières, et du Dr Jacques Meynadier, anesthésiste

La rédaction d'Allo Docteurs

Par La rédaction d'Allo Docteurs

Rédigé le , mis à jour le

Les réponses du Dr Alain Serrie, médecin spécialiste de la douleur

Il faut revoir votre chirurgien et bien lui décrire vos douleurs, il pourra vous proposer après un examen clinique des examens complémentaires pour comprendre votre douleur, n'hésitez pas à lui en parler.

Je ne peux pas vous répondre, il faudrait vous examiner et bien sur vous interroger longuement, mais après les douleurs neuropathiques (fond douloureux permanent, brûlure, décharges électriques, engourdissement) peuvent survenir après des interventions chirurgicales, parlez-en à votre médecin.

Des antalgiques usuels (paracétamol, AINS) sont proposés, tout dépend de l'intensité de votre douleur, la clé est de les prendre systématiquement comme vous l'a prescrit votre médecin, il ne faut pas attendre d'avoir très mal.

Le mieux est de prendre conseil dans un centre de la douleur près de chez vous, allez sur le site de la Société Française d'Etude et de Traitement de la Douleur (SFETD), vous y trouverez les adresses.

Vous avez une douleur chronique qui nécessite une prise en charge pluridisciplinaire, il est préférable de prendre conseil dans un centre de la douleur près de chez vous, vous trouverez les coordonnées sur le site de la Société Française d'Etude et de Traitement de la Douleur (SFETD).

Vous trouverez les coordonnées sur le site de la Société Française d'Etude et de Traitement de la Douleur (SFETD).

Malheureusement il ne sont pas équipés d'unités mobiles, il va falloir vous déplacer en VSL ou en ambulance.

L'allergie à la morphine est plus que rare, aux dérivés, c'est possible. En cas d'intervention, il y a d'autres produits, il faudra en parler avec le médecin anesthésiste : il connait ces problèmes, ne vous inquiétez pas.

Vous avez une douleur chronique qui nécessite une prise en charge pluridisciplinaire il est préférable de prendre conseil dans un centre de la douleur près de chez vous, vous trouverez les coordonnées sur le site de la Société Française d'Etude et de Traitement de la Douleur (SFETD).

Vous avez une douleur chronique qui nécessite une prise en charge pluridisciplinaire, il est préférable de prendre conseil dans un centre de la douleur près de chez vous, vous trouverez les coordonnées sur le site de la Société Française d'Etude et de Traitement de la Douleur (SFETD).

N'hésitez pas en parler avec votre médecin, il vous aidera et éventuellement vous dirigera vers un centre de la douleur pour une prise en charge globale associant traitement médicamenteux et non médicamenteux avec prise en charge psychologique spécifique, neuro stimulation, hypnose, relaxation...

Je ne peux pas vous répondre comme cela, le mieux est vous rapprocher d'un centre de la douleur, il est nécessaire que votre médecin fasse un courrier expliquant tout que vous avez pour gagner du temps et ne pas recommencer ce qui a été fait et n'a pas donné un résultat acceptable, vous trouverez les coordonnées sur le site de la Société Française d'Etude et de Traitement de la Douleur (SFETD).

Cela peut être ce que l'on appelle une douleur neuropathique, des traitements spécifiques existent dans ce cas.

C'est la question qu'il faut poser au médecin anesthésiste, il existe des protocoles très efficaces pour la douleur post-opératoire.

Il a donc un traitement à visée rhumatologique donc médicale : c'est le bon traitement, en cas d'échec un traitement chirurgical peut être discuté, en sachant que la chirurgie n'est pas la solution pour tout, là encore il faut en parler avec votre médecin qui demandera s'il le juge utile un avis chirurgical.

On ne peut, ni doit contraindre un patient, par contre il faut lui donner tous les éléments afin qu'il puisse avoir les informations nécessaires à une décision.

Oui, 02 32 33 81 36.

Oui, la douleur peut être un des signes de la maladie dépressive, elle peut prendre toutes les formes mais il ne faut pas passer sur une organicité, il faut en parler avec votre médecin.

C'est possible, mais là encore il faut parler avec votre médecin qui vous adressera éventuellement dans un centre de la douleur.

C'est très bien, on sait ce qu'il ne faut pas faire : morphine, corticoïdes, anti-inflammatoires.

Il n'y a sûrement rien de grave dans votre cas. Si on a éliminé toutes les causes organiques, allez dans un centre de la douleur adresses site de la Société Française d'Etude et de Traitement de la Douleur (SFETD).

Les protocoles de soins sont une réponse à cela : un protocole de soin validé dans un service hospitalier permet à l'infirmière de dispenser des antalgiques en l'absence de médecin.

A ma connaissance, actuellement non, sauf si c'est une prise en charge par certaines structures de douleur voire des réseaux douleur de ville.

Si vous devez avoir ce type de traitement, il doit s'agir d'un traitement fait par un médecin de la douleur. N'hésitez pas à lui demander les effets secondaires que le traitement peut présenter.

Il existe des méthodes non pharmacologiques qui peuvent être utilisées pour n'importe quelle douleur bénigne et associée à d'autres traitements en cas d'autres douleurs. Ces méthodes font partie de l'arsenal thérapeutique des centres de la douleur.

Les indications de traitements de types cimentoplastie versus traitement chirurgical sont discutées au cas par cas en fonction des lésions. Il s'agit d'une discussion entre rhumatologues, rodiologues interventionnels et chirurgiens.

La prise en charge de la fibromyalgie n'est pas que médicamenteuse. Prenez contact avec votre médecin traitant pour être adressée dans une consultation de la douleur où une prise en charge pluridisciplinaire pourra vous être proposée.

Prenez contact avec un centre de la douleur. Leurs coordonnées sont sur le site internet de la Société Française d'Etude et de Traitement de la Douleur (SFETD).

La morphine n'est pas le traitement de référence de la fibromyalgie. J'insiste sur l'importance de la prise en charge globale pluridisciplinaire de cette pathologie.

Les réponses du Dr Jacques Meynadier, anesthésiste

La meilleure attitude est de prendre un rendez-vous avec une équipe qui s'occupe particulièrement de douleurs de la tête et du cou. Il est impossible d'être plus précis sans avoir une histoire de la douleur et aussi une sémiologie précise.

Je suis certain qu'il n'y aura pas de problèmes, une équipe (particulièrement les anesthésistes) de chirurgie thoracique est très performante dans ce domaine. Vous pouvez être confiant.

Si la morphine n'est plus assez efficace, il faut évaluer cliniquement de nouveau la symptomatologie douloureuse.

Il faut que le diagnostic de cruralgie soit certain et l'évolution se fait en 6 à 10 semaines.

Une prise en charge complète d'un syndrôme douloureux sur le plan somatique et sur le plan psychologique, pour le malade et son entourage.

Il faut évoquer le diagnostic de fibromyalgie mais ce diagnostic doit être validé par un spécialiste.

Absolument OUI.

Non.

Pas de réponse sans examen clinique et paraclinique.

En principe une péridurale thoracique avec de la morphine.

Pas de risque d'accoutumance. Si efficacité insuffisante, refaire un bilan clinique et paraclinique pour voir s'il n'y a pas une cause métabolique (hydratation par exemple).

Définitive certainement pas mais il faut de la patience et surtout faire un diagnostic très précis de la cause de votre sciatique pour mettre en route une stratégie thérapeutique efficace.

Il faut savoir ce que vous voulez dire par "dépendant".

Quand il est bien fait, il n'y a pas de problème et les résultats sont très bons.

Il faut une lettre du médecin pour expliquer la pathologie du patient.

Seuls les médecins qui ont accès à votre dossier médical peuvent répondre à votre question. Il est vrai que l'équitation n'est pas le sport le plus adapté... Courage !

C'est efficace et il y a peu d'effets secondaires.

La codéine peut donner des démangeaisons mais ce n'est pas une allergie.

Les réponses du Dr Charlotte Tourmente

On peut vous proposer de la codéïne qui est équivalente en terme de niveau d'efficacité (pallier 2 du traitement de la douleur).

Oui, il existe des médicaments efficaces (vous pouvez aller voir le chat que nous avons réalisé il y a quelques mois sur le sujet). Votre antidépresseur a également une action antalgique. Consultez un centre anti-douleur si ce n'est pas déjà fait.

Demandez à votre médecin traitant de vous adresser au centre anti-douleur le plus proche de chez vous. Des traitements complémentaires non médicamenteux peuvent vous aider (hypnose, sophrologie,...).

Ca peut être une aide, mais il ne faut pas se limiter à cela. Il faut y associer des médicaments.

Faites un bilan dans un centre anti-douleur (auquel votre médecin traitant vous adressera). Un spécialiste vous proposera une prise en charge adaptée (médicaments + hypnose ou acupuncture ou sophrologie,...).

La stimulation médullaire a déjà prouvé son efficacité dans le traitement des douleurs rebelles. Faites confiance à vos médecins.

Consultez notre chat sur la fibromyalgie, vous verrez qu'il existe des solutions pour soulager vos douleurs. Consultez un centre anti-douleur pour une prise en charge adaptée.

Je n'en connais pas mais l'hypnose commence à faire ses entrées à l'hôpital pour certains types d'opérations. Vous pouvez vous renseigner au près des professionnels que vous voulez consulter.

Consultez votre médecin pour avoir un traitement efficace, demandez-lui de vous adresser à un centre anti-douleur. Courage !

Il ne les déclenche pas mais les majore dans le cadre de douleurs psychologiques par exemple.

Vous devriez aller voir un neurologue spécialisé dans la prise en charge des migraines ou consultez un centre anti-douleur. Un bilan doit être fait pour voir s'il s'agit d'autres formes de migraines ou s'il existe une autre cause. Cela vous permettra de recevoir un traitement adapté et efficace.

Tournez vous vers l'hypnose, l'acupuncture, la sophrologie. Ce type de traitements a souvent du succès dans les douleurs d'origine indéterminée.

Je vous conseille d'aller visionner ce dossier complet.

Bien sûr, on associe souvent aux médicaments des séances d'hypnose, d'acupuncture, et de sophrologie. Elles majorent l'efficacité du traitement en permettant d'appréhender différemment les douleurs. Faites-en la demande explicite à votre centre, ils doivent avoir des contacts !

Cela dépend du type de la maladie, mais en principe oui.

Oui, leur efficacité est prouvée. J'espère que vous y serez sensible ! Il y a sans doute un centre anti-douleur à Grenoble, nous ne pouvons pas vous adresser à des confrères.

Peut-être demander à votre médecin traitant de vous adresser à un centre anti-douleur pour refaire un bilan. Sachez que votre dépression peut aggraver vos douleurs (et vice-versa : les douleurs chroniques favorisent la dépression). Essayez de vous détendre grâce aux techniques d'hypnose, de sophrologie,... et de garder une activité physique minime.

C'est effectivement un risque... Mais de nombreux patients souffrant d'algodystrophie ne font pas de récidive. Essayez de garder un état d'esprit positif malgré la douleur..

Le paracétamol fait partie du pallier 1, le plus faible dans la prise en charge des douleurs. Quand un patient ne supporte pas le tramadol, on peut lui prescrire de la codéïne (en association ou pas avec du paracétamol). Il existe plusieurs possibilités pour vous soulager, gardez espoir : il faut être patiente avant de trouver un médicament efficace, même si c'est difficile. N'hésitez pas à demander une aide psychologique si vous en ressentez le besoin.

Certains anti-épileptiques peuvent être efficaces. L'ajout de séances de relaxation (hypnose et sophrologie,...) pourrait vous aider à mieux dormir en gérant différemment vos douleurs .

Vous pouvez essayer de voir mais je pense hélas que vous aurez besoin de médicaments en plus.

Les anti-inflammatoires et s'ils ne sont pas suffisants, des médicaments plus forts comme la codéïne.

Le paracétamol est un traitement qui n'a pas d'effets sur le foetus. Il est habituellement prescrit au cours de la grossesse.

 

Retrouvez le Dr Charlotte Tourmente sur son blog : Le web du Dr Tourmente

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