Gonflement de l'aisselle après un rappel anti-Covid : faut-il s'inquiéter ?

Un gonflement de l'aisselle peut survenir dans les suites d'une vaccination Covid-19. Rassurez-vous cet effet indésirable est bénin comme l'atteste le Dr Benjamin Davido, infectiologue.

Dr Charlotte Tourmente
Dr Charlotte Tourmente
Rédigé le , mis à jour le
ganglion
ganglion

Depuis quelques jours, de nombreux médias évoquent un gonflement impressionnant de l'aisselle du côté où le rappel de vaccin a été effectué. De quoi s'agit-il exactement ? 

"En consultation, c'est un effet secondaire bénin que l'on constate dans plus de 10 % des vaccinations de troisième dose", confirme le Dr Benjamin Davido, infectiologue. "Ce gonflement apparaît dans les 36 heures et il régresse entre 3 et 7 jours. La douleur qui l'accompagne diminue elle aussi rapidement.

A lire aussi : Réactions cutanées après injection : que sait-on du "bras covid" ?

Une stimulation du système immunitaire

L'aisselle contient de nombreux ganglions lymphatiques, des ganglions répartis dans tout le corps et qui contiennent des cellules du système immunitaire. Quand le ganglion gonfle, on parle d'adénopathie. 

"Le vaccin réveille toutes les cellules immunitaires contenues dans ces ganglions", détaille le Dr Davido. "Comme l'aisselle est superficielle et elle est le relais le plus proche du point d'injection, c'est ce que l'on remarque le plus".

"Cette adénopathie est une bonne nouvelle, cela signifie que la personne répond bien à la vaccination. L'effet du vaccin est là puisqu'il a stimulé l'immunité naturelle de la personne. La troisième dose fait mieux que la deuxième, qui faisait mieux que la première." - Dr Benjamin Davido

Hormis se rassurer et attendre que cet effet secondaire bénin passe, il n'y a pas de mesure particulière à prendre. Si le gonflement persiste au-delà de 7 jours, l'infectiologue recommande d'aller voir son médecin afin de vérifier que l'adénopathie n'est pas liée à une autre maladie. En cas de forme persistante, une échographie de l'aisselle peut être pratiquée et éventuellement, des corticoïdes peuvent être prescrits pour diminuer l'inflammation du ganglion.       

"Je suis complexée par mes bourrelets d'aisselles", chronique de Mélanie Morin du 8 octobre 2018
"Je suis complexée par mes bourrelets d'aisselles", chronique de Mélanie Morin du 8 octobre 2018  —  Magazine de la Santé - France 5

Pour ne manquer aucune info santé, abonnez-vous à notre newsletter !