Les astuces qui fonctionnent pour prendre plus de plaisir lors de la pénétration
La pénétration ne vous procure pas ou peu de plaisir ? Le Docteur Gilbert Bou Jaoudé, médecin sexologue, vous guide pour augmenter vos sensations pendant cette pratique.
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Toutes vos questions sur la sexualité
Le Mag de la Santé - France 5
Pas beaucoup, voire pas du tout. C'est ainsi que vous pourriez qualifier le plaisir que vous prenez pendant la pénétration. Sachez tout d'abord que c'est assez commun et tout à fait normal. En effet, le vagin n’est pas l’organe le plus sensible sexuellement, contrairement au clitoris par exemple.
La pénétration n'est pas obligatoire pendant un rapport sexuel !
Ainsi, explorez votre corps et définissez votre propre plaisir selon vos ressentis. En effet, de nombreuses femmes trouvent que la pénétration n’est pas leur principale source de plaisir, et c'est tout à fait possible d'avoir une vie sexuelle épanouie et satisfaisante sans pénétration. La stimulation externe du clitoris, par une masturbation mutuelle, simultanée ou non, peut par exemple être à l'origine de savoureux moments avec votre partenaire.
Mais sachez aussi que le clitoris est un organe beaucoup plus grand qu'il n'y paraît : la partie externe et partiellement recouverte par une peau est le prépuce ou capuchon du clitoris. Mais il comporte également une partie interne, qui est sa plus grande partie anatomique. Elle mesure 8 à 9 cm de long et comprend quatre "branches" : deux piliers et deux bulbes, répartis de part et d'autre de l'orifice vaginal, en profondeur. Il est donc possible de stimuler cet organe dédié au plaisir par l'intérieur du vagin, en impliquant la pénétration d'un pénis, d'un doigt ou d'un sextoy.
Quatre astuces pour augmenter le plaisir
Si vous voulez jouer à découvrir des sensations différentes par pénétration, voici quatre astuces validées par des études scientifiques pour augmenter le plaisir et l'intensité de cette pratique :
- la pénétration angulée : en position du missionnaire, bougez le bassin un peu vers le haut ou vers le bas, pendant la pénétration. Cela va stimuler autrement le vagin et la fameuse partie interne du clitoris ;
- la pénétration immobile : le pénis est entièrement dans le vagin, pas de mouvements de va-et-vient mais des mouvements de frottements pubis contre pubis , ce qui stimule le clitoris externe en même temps que la pénétration ;
- la pénétration partielle : le pénis entre de trois à quatre centimètres seulement et fait des petits mouvements de quelques millimètres en avant et en arrière. Ceci stimule la zone interne la plus sensible de la paroi vaginale ;
- la pénétration couplée, c’est-à-dire que vous stimulez le clitoris vous-même, ou avec un sextoy ou votre partenaire s'en charge, en même temps que la pénétration.
L'arrêt de la masturbation augmente-t-il la testostérone ?
Une autre question fréquemment posée concerne la masturbation et son effet sur le taux de testostérone. Réponse : ni la masturbation, ni son arrêt n’ont d’impact significatif sur la testostérone. En revanche, l’orgasme issu de la masturbation modifie les neurotransmetteurs du bien-être (sérotonine, dopamine), procurant un état d’apaisement.
Mais il y a deux situations qui justifient l’arrêt ou l’espacement de la masturbation. Tout d'abord, les hommes souffrant d'un syndrome post-orgasmique, un syndrome mystérieux qui provoque, après une jouissance, un état de fatigue intense, des signes d’allergie (nez bouché, éternuements, yeux qui piquent...) et un état de mal-être psychologique qui peut se prolonger plusieurs jours ou semaines.
Ensuite, les hommes qui ont une dépendance à la masturbation. Dans ce cas, les moments de masturbation peuvent devenir des sources de mal-être et l’arrêt de la masturbation est associée à un sentiment de libération.
En dehors de ces deux situations, chaque personne fait comme elle le sent !