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Comment choisir ses soupes prêtes à l’emploi ?

Froides, surgelées, en briques ou déshydratées, les soupes toutes prêtes peuvent séduire par leur facilité d’emploi mais côté nutrition, le mieux reste la soupe maison. Angélique Houlbert nous alerte sur les pièges à éviter.

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Comment choisir ses soupes prêtes à l’emploi ?

Par manque de temps ou d’envie de cuisiner, ou pour du " dépannage", il est parfois plus simple de se tourner vers des soupes "prêtes à l'emploi" alors mieux vaut que ces soupes achetées soient nutritionnellement correctes. 

Une soupe de volaille sans volaille !

Certaines soupes sont souvent bien éloignées de ce qui se fait à la maison, notamment pour les soupes déshydratées en sachets qui recèlent quelques surprises en matière d’ingrédients et de marketing. 

La Poule au pot aux petits légumes de Maggi est censée être une " recette inspirée de la tradition culinaire française … avec de la volaille… ". C’est tout le pouvoir de l’étiquetage.

 

Un industriel peut noter en gros caractères sur le devant de l’emballage le mot "Poule" mais au final, la liste des ingrédients est bien pauvre : 2,7% de graisse de poulet, un extrait de poulet et 1,4% de viande de poule. 

La crème de volaille Royco

Il n'y a pas non plus de volaille dans cette soupe, il y en a même encore moins. Seulement 1,8% de graisse de poulet et 1,4% de viande de poulet. Ce n’est pas tout, puisqu’on y retrouve : 

  • Du sirop de glucose, un sucre qui se digère très vite et qui perturbe la glycémie.
  • De l’huile de palme. 
  • Des arômes non naturels qui habituent à des goûts totalement artificiels et avec lesquels on perd les repères gustatifs.
  • 3 stabilisants classés " orange", donc peu recommandables.
  • 1 exhausteur de goût, le fameux glutamate monosodique (E621). Les glutamates sont très controversés. 

Ils seraient susceptibles d’être neurotoxiques, reprotoxiques et embryotoxiques. Ils peuvent aussi provoquer des effets indésirables, notamment le "syndrome du restaurant chinois" qui combine maux de tête, nausées, oppression thoracique, rougeurs.

Le site " Que choisir" attire l'attention sur le fait que la famille des glutamates n’est pas toujours clairement étiquetée. 

Quand il est écrit "Extrait de levure", le produit peut être vecteur de glutamates, même avec la mention " sans exhausteur de goût", par exemple pour la Crème d’asperges Knorr. 

Les soupes déshydratées à base de légumes  

Elles n'ont pas de meilleures compositions, malheureusement, elles ont seulement 7,8 % d'asperges (vertes et blanches confondues) et globalement les autres ingrédients n’ont pas un grand intérêt nutritionnel (farine, amidons, graisse de palme, sirop de glucose…).

Le problème du sel 

Le sel se trouve juste avant les asperges sur la liste des ingrédients. Un slogan disait "c’est tellement salé, qu’on pourrait déneiger avec  !"

Cette soupe en contient 250 ml par bol, c’est un apport de 2 g de sel. Sachant que les apports journaliers recommandés par l’OMS sont évalués à 5 g par jour, cela laisse peu de marge. 

Il faut quand même saluer les efforts de certains industriels sur cette teneur en sel qui a nettement diminuée. 

Les versions Bio

Dans le velouté de Tomates bio de Royco, les tomates représentent 1/3 du produit mais les 2/3 restants sont : 

  • Un mélange d’ingrédients dont les IG sont très élevés et qui se digèrent donc rapidement  : amidon de pommes-de-terre, pommes-de-terre, maltodextrine, sucre, et farine de blé.
  • De l’huile de tournesol qui n’est pas la meilleure en termes nutritionnels puisqu’elle apporte trop d’oméga-6, alors que notre alimentation en fournit déjà suffisamment. 

Qui dit bio, dit certes moins de pesticides de synthèse mais ce n’est pas toujours un gage de qualité nutritionnelle. Qui dit nutriscore B pour la soupe chinoise Maggi, ne dit pas sans arômes artificiels par exemple. Globalement, les soupes déshydratées sont les plus " transformées" et il vaut mieux privilégier les soupes en briques ou en bouteilles. 

Comment choisir les soupes en brique et bouteille  ? 

A la base, on conseille de boire de la soupe  pour se réhydrater mais aussi et surtout :

Pour augmenter sa consommation de légumes, pour soi ou ses enfants, comme le préconise le Programme National Nutrition Santé. Il faut donc bien regarder le pourcentage ou la place des pommes-de-terre dans la liste des ingrédients, qui en nutrition ne font pas partie de la classe des légumes mais des aliments glucidiques. 

  • Dans l’idéal, pas de pommes-de-terre (Légumes du potager Knorr), ou alors éviter que celles-ci soient en premier (La potagère Bio), car c’est un peu moins intéressant au niveau nutritionnel. Pour autant cette soupe est peu salée et elle a une bonne composition.
  • Traquer les glucides inutiles  : fécules, amidons.
  • Faire attention aux ajouts de crème fraîche ou de fromage qui augmentent inutilement le compteur de calories. 

La vache qui rit dans la soupe de courgettes Liebig reste un mélange de fromages divers et de sels de fonte à base de phosphates inorganiques. Quitte à avoir un ajout de matières grasses, autant que ça soit de l’huile d’olive, bonne pour le système cardiovasculaire, comme dans Liebig Velouté de légumes du soleil. 

Améliorer sa soupe d’un point de vue nutritionnel  

  • Le mieux est de faire sa soupe soi-même. L’astuce nutri pour en faire un plat complet est d’ajouter une poignée de pois cassés ou de lentilles corail pour augmenter la teneur en fibres, comme la soupe " Lentilles corail et légumes de Knorr ". 
  • Il ne faut pas hésiter à ajouter aussi des graines : tournesol, noix de cajou, graines de courge pour apporter de bonnes graisses et ainsi mastiquer, c’est très important pour le sentiment de satiété. 
  • Regarder la composition des bouillons-cube que vous pouvez mettre dedans  ! 

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