Nos zones érogènes préférées

Une zone érogène est une partie très sensible du corps qui, lorsqu'elle est stimulée, peut faire naître une excitation sexuelle. Le cerveau semble avoir un lien étroit avec ces zones et c'est sans nulle doute ce qui a enfin décidé les scientifiques à se pencher sur la question.

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Nos zones érogènes préférées
''Nos zones érogènes préférées'' - Photo © Anja Roesnick - Fotolia.com

Bien que le psychiatre Henri Barte ait dit : "Disserter sur la valeur érotique du clitoris, ce "petit pénis", sur les zones érogènes, sur la sensibilité d'un vagin ou la taille d'un phallus, c'est ignorer que le corps dans son entier participe à la sexualité", un projet, réalisé conjointement avec l'université de Johannesburg et deux universités britanniques (Bangor et Swansea) a mis en avant dans le détail, les zones les plus sensibles.

Les zones érogènes les mieux notées (sur 10) :

Chez la femme : le Clitoris (9,1), le vagin (8,4), la bouche et les lèvres (7,9), le haut de la nuque (7,5), les seins et les mamelons (7,3), l'intérieur des cuisses (6,7), la nuque (6,2) les oreilles (5) et le bas du dos (4,7)

Chez l'homme : le pénis (9), la bouche et les lèvres (7), les testicules (6,5), l'intérieur des cuisses (5,8), le haut de la nuque (5,6), les mamelons (4,9), le périnée et la zone pubienne (4,8), la nuque (4,5) et les oreilles (4,3)

Cette étude menée par le Pr Oliver Turnbull, auprès de 793 personnes, de tout âge, nationalité, sexe, ethnie ou orientation sexuelle, a été publiée dans la revue internationale de neurosciences, Cortex. 41 parties du corps ont ainsi été notées en fonction de leur qualité érogène.

La question principale, pour le Pr Turnbull, n'était pas tant de savoir ou les zones érogènes se trouvent, mais pourquoi les zones non génitales sont érogènes. Puisque certaines parties du corps ayant les mêmes récepteurs sensoriels ne procurent pas du tout le même plaisir lorsqu'elles sont touchées (c'est le cas par exemple de la nuque et du front), cela sous-entendrait que notre cerveau aurait une autre partie capable de contrôler nos zones liées à la sexualité.

Malgré tout, au delà des sciences, la surprise a été de constater que les trois-quarts des participants (304 hommes et 489 femmes) ont attribué une très mauvaise note aux pieds (1,3/10), on se demande donc bien d'où viennent certaines phrases toute faites, et, n'en déplaise aux fétichistes, il ne faut pas confondre vue et toucher.

Sachez mesdames que votre corps ne possède pas, contrairement aux idées reçues, beaucoup plus de zones érogènes que les messieurs, car leur nombre, malgré un léger avantage féminin, est sensiblement le même indépendamment du sexe.

Sans surprise en revanche, les parties génitales ont été définies comme les plus sensibles, le clitoris puis le vagin chez la femme, le pénis chez l'homme en notant toutefois que les testicules n'arrivent qu'en troisième position. A l'opposé, le coude chez les femmes et le menton chez les hommes sont les derniers de la classe.

Enfin, le Pr Turnbull précise que cette étude nous permet de voir que nous partageons les mêmes zones érogènes sur au moins deux continents très différents et ce, quelle que soit la couleur de notre peau, notre ethnie, notre âge ou notre orientation sexuelle et qu'elles n'ont donc pas de lien avec notre culture ou notre expérience de vie.

Etude source : Reports of intimate touch: Erogenous zones and somatosensory cortical organization, Cortex, http://dx.doi.org/10.1016/j.cortex.2013.07.010

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