Les contraceptifs qui augmentent le risque de thrombose veineuse

Que ce soit le patch ou l'anneau vaginal, ces moyens contraceptifs augmentent le risque de thrombose veineuse. Ce qui n'est pas le cas des implants progestatifs et des stérilets imprégnés qui ont un effet quasi neutre. C'est le résultat d'une grande étude menée par des chercheurs danois.

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Les contraceptifs qui augmentent le risque de thrombose veineuse
Les contraceptifs qui augmentent le risque de thrombose veineuse

Il n'est pas nouveau que les contraceptifs hormonaux à base d'œstrogènes présentent un risque de provoquer chez ses utilisatrices une thrombose veineuse. Mais ce qui est plus novateur en revanche, c'est qu'une étude confirme ces données, et surtout précise ce risque selon la méthode contraceptive choisie.

Patch et anneau élèvent le risque de thrombose veineuse

Pour le patch transdermique ou l'anneau vaginal, le risque de faire une thrombose veineuse est respectivement 7,9 et 6,5 fois supérieur à celui des femmes qui n'utilisent aucun moyen contraceptif. Le risque double comparé aux utilisatrices de pilules de deuxième génération.

Plus rassurant toutefois : l'implant progestatif et le stérilet imprégné d'œstrogènes ont un effet quasi neutre. Cette étude menée pendant 10 ans, sur plus d'un million et demi de femmes, montre que l'implant contraceptif ne présente quasiment pas de risque thrombo-embolique. Mieux, les dispositifs intra-utérin au lévonorgestrel (DIU-LNG) semblent conférer un léger effet protecteur, par rapport aux femmes qui n'utilisent pas de contraception hormonale.

"Dans cette étude, le dispositif intra-utérin faisait même baisser le risque de thrombose veineuse, ce qui suggère que l'impact des contraceptifs progestatifs seuls sur le risque de thrombose veineuse pourrait dépendre de la dose", précisent les auteurs de l’étude.

Un risque qui ne diminue pas avec le temps

Les chercheurs ont pu constater que le risque relatif de thrombose veineuse chez les femmes recevant une contraception orale diminuait dans le temps. Ce qui n'est pas le cas des utilisatrices du patch ou de l'anneau vaginal.

Un phénomène étrange que les auteurs tentent d'expliquer. Selon leur hypothèse, la pilule "non-orale" n'aurait pas le même impact sur la coagulation du sang que la contraception orale. L'étude conseille même aux femmes d'opter pour "une pilule orale oestroprogestative au lévonorgestrel ou au norgestimate plutôt que le timbre transdermique ou l'anneau vaginal".

Etude source : "Venous thrombosis in users of non-oral hormonal contraception: follow-up study", Denmark 2001-10. BMJ 2012;344:e2990 doi: 10.1136/bmj.e2990

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