Le burn-out, bientôt reconnu comme maladie professionnelle ?

25% des salariés pourraient un jour être victimes d'un burn-out. Le 7 décembre 2014, des députés ont demandé que le stress au travail soit reconnu comme maladie professionnelle, pour être totalement pris en charge par l'employeur.

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Le burn-out, bientôt reconnu comme maladie professionnelle ? Marie-Françoise Bechtel Députée MRC de l'Aine

"Nous demandons la reconnaissance de l'épuisement comme maladie professionnelle", ont annoncé le 7 décembre, trente-cinq députés de gauche dans une tribune parue dans le Journal du Dimanche. Ils exigent que le financement du burn-out soit imputé à "ceux qui en sont responsables, c'est-à-dire aux employeurs".

Quels sont les signes précurseurs du burn-out ?

Le burn-out est une maladie psychologique due à un stress répété au travail et un surmenage. Le premier signe du burn-out est une fatigue profonde, qui n'est pas calmée par les week-ends ou les vacances. Certains symptômes physiques peuvent apparaître comme des palpitations, des maux de ventre ou des troubles du sommeil, ainsi que des manifestations psychologiques : rumination mentale, angoisse ou perte de confiance en soi.

Si le stress au travail est reconnu comme maladie professionnelle, sa prise en charge par l'Assurance-maladie basculerait vers la branche travail, financée à 97% par les cotisations patronales. Deux nouvelles maladies devront alors être ajoutées à la liste des maladies du travail : la dépression consécutive à un épuisement profond et le stress post-traumatique au travail.

Un salarié sur quatre concerné

En cas de burn-out, c'est l'Assurance-maladie qui prend à charge le congé maladie ou le mi-temps thérapeutique du malade. Un montant d'un milliard d'euros, pris en charge par la communauté. Seuls une dizaine de cas par an sont reconnus comme maladie du travail... Insuffisant selon ces députés, qui rappellent que 25% des salariés seraient touchés par cette maladie au cours de leur carrière.

En intégrant le burn-out dans un cadre salarial, ces députés espèrent favoriser le dialogue entre les partenaires sociaux sur l'organisation du travail. In fine, leur but est de basculer "d'un modèle de réparation minimale à un modèle de prévention du burn-out au sein des entreprises".

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