2,5 millions de Français déclarent être en burn-out sévère

Selon un baromètre, 41% des salariés ont confié être en situation de détresse psychologique. Le nombre de Français en burn-out ne cesse de progresser depuis le retour du télétravail obligatoire.

La rédaction d'AlloDocteurs
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Près de 2,5 millions de Français en burn-out sévère, après deux ans d’épidémie
Près de 2,5 millions de Français en burn-out sévère, après deux ans d’épidémie  —  Shutterstock

La santé psychologique des Français continue de se dégrader. Après deux ans de crise sanitaire causée par la pandémie de Covid-19, les salariés n’ont pas le moral. Leur santé psychologique "reste très dégradée", souligne le cabinet Empreinte Humaine, qui a publié mercredi 9 mars son neuvième baromètre sur le sujet. 

Selon cette enquête réalisée en ligne du 27 janvier au 11 février auprès d'un panel représentatif de 2001 salariés, 41% déclarent se trouver en situation de "détresse psychologique". Soit trois points de plus qu’en octobre dernier. 

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Les femmes et les jeunes en ligne de mire

A quelques jours de la fin du protocole sanitaire en entreprise, le burn-out demeure, lui aussi, "extrêmement élevé”. Au total, 34% des salariés se déclarent touchés par un épuisement professionnel, soit 2,5 millions de personnes. 

Les managers, les femmes et les jeunes sont particulièrement touchés par cette détresse psychologique. Plus de la moitié des jeunes de moins de 29 ans (54%) se disent en burn-out, 20% d'entre eux s’estiment être en détresse élevée.  

Burn-out : un road trip pour aider les autres  —  Le Magazine de la Santé - France 5

Les salariés des Ressources Humaines plus exposés

La “fatigue pandémique” expose principalement la fonction Ressources Humaines, souligne le baromètre. Ces salariés sont ceux dont la santé psychologique s'est le plus dégradée depuis le début de l’épidémie de Covid, avec 63% de salariés en burn-out, dont 34% de manière sévère. 

Malgré l’ampleur du phénomène, seul un tiers des salariés estime “qu'il existe une culture de la prévention des risques psychosociaux dans leur entreprise”. Pour la moitié du panel interrogé, “il n’existe pas de personnes ayant des rôles officiels de référent sur le sujet de prévention des risques psychosociaux auprès de qui elles peuvent évoquer leur problème", au sein de leur entreprise.