Vernis à ongles : nos conseils pour en porter sans mettre votre santé en danger
Les produits chimiques présents dans les vernis peuvent causer des irritations et les risques sur le long terme sont encore mal connus. Voici comment porter du vernis sans se mettre en danger.
Par Rym Ben Ameur
Rédigé le
Vernis à ongles Rym
Le Mag de la Santé - France 2
Il habille nos ongles et embellit bien souvent nos mains et nos pieds. Mais le vernis à ongles est loin d’être naturel. La question de l’impact de cette routine beauté sur notre santé surgit donc de manière légitime.
Pour y répondre, jetons d'abord un œil à la composition de ces fameux vernis. En général, ils contiennent :
- des solvants qui permettent l'application et qui s'évaporent au séchage ;
- des résines qui permettent au vernis de tenir ;
- des plastifiants pour la souplesse ;
- et bien sûr des pigments pour la couleur.
Des molécules de plastifiants jusque dans les urines
Pourtant, rassurez-vous : il est tout à fait possible de se faire les ongles régulièrement, dans la limite du raisonnable. Cela étant, il faut noter que les produits chimiques peuvent passer à travers l’ongle et se retrouver en partie dans notre organisme.
Des chercheurs ont mené des études sur des utilisateurs de vernis et ont effectivement retrouvé dans leurs urines des toutes petites molécules de certaines des substances, notamment les plastifiants.
Mais, à ce jour, aucune preuve ne permet de dire que les doses retrouvées dans l’organisme sont dangereuses, en tout cas pour ce qui est d’une utilisation du vernis occasionnellement et à la maison, comme c’est le cas pour la majorité des personnes. Néanmoins, des expositions beaucoup plus importantes, qui concernent surtout les professionnels qui travaillent toute la journée avec ces produits, pourraient représenter un danger.
Un risque avéré d'allergies aux résines
Les risques les plus connus des dermatologues quant à l’utilisation du vernis classique sont les irritations ou les allergies. Ces dernières sont dues à certaines résines utilisées, notamment la résine tosylamide-formaldéhyde qui est un allergène de contact connu. Pour reconnaître ces réactions allergiques, il faut savoir qu’elles peuvent apparaître autour de l’ongle ou sur une zone touchée après avoir appliqué le vernis.
Si vous présentez des rougeurs ou des démangeaisons suite à l'application, arrêtez d'utiliser vos vernis et parlez-en à un dermatologue ou à votre médecin généraliste.
Choisir des vernis 3-free ou 5-free
Bonne nouvelle, cependant : des solutions sans ces composés potentiellement problématiques existent. On trouve aujourd’hui sur le marché de plus en plus de vernis hypoallergéniques et bio, qui contiennent moins de produits chimiques. Certains sont fabriqués à base de manioc, de maïs ou de pomme de terre.
Pour identifier ces vernis, repérez les appellations "3-free" ou "5-free", notées en fonction des composés chimiques qu’ils ne contiennent pas. Les dermatologues considèrent qu’il faut prendre des vernis qui présentent au moins la mention 5-free pour éviter les risques d’allergies. En général, un conseil simple pour s’assurer qu’un vernis est de bonne facture est de choisir un produit destiné au marché européen, acheté dans un circuit fiable.
Pas plus de cinq jours et jamais sans base protectrice
Plus généralement, il existe quelques conseils à suivre pour limiter les risques et éviter au maximum d’abîmer vos ongles.
- Ne laissez le vernis sur vos ongles que cinq jours sur sept et non sept jours sur sept ;
- Appliquez d'abord une base transparente et protectrice avec du silicium par exemple pour renforcer votre ongle et éviter qu’il ne se colore ;
- Une seule fois par semaine, utilisez un dissolvant sans acétone. Ensuite, pour nourrir vos mains et vos ongles, appliquez dessus une crème ou une huile.