Trodelvy : un traitement innovant pour les cancers du sein agressifs

La Haute autorité de santé a autorisé l’accès à un traitement américain prometteur du cancer du sein métastatique triple négatif. Le Trodelvy est un petit espoir pour des patientes en échec thérapeutique.

Adélie Floch
Rédigé le , mis à jour le

C'est une avancée majeur pour les femmes atteintes du cancer du triple négatif. Ce médicament, qui ne dispose pas encore d’une autorisation de mise sur le marché européen, pourrait apporter une solution aux options thérapeutiques rares et souvent peu efficaces de ce cancer.

Delphine, 41 ans, est atteinte d’un cancer du sein très agressif dit "triple négatif" avec métastases. Elle retrace grâce à ses dossiers le récit de 3 ans de combat et rien ne semble pouvoir freiner la maladie .

Une chimiothérapie ciblée innovante

À chaque contrôle, la maladie évolue. Il reste un dernier traitement : le Trodelvy.  Il n’est pas encore sur le marché, mais la Haute autorité de santé vient d’autoriser son accès précoce pour certaines femmes en impasse thérapeutique comme Delphine. Une chimiothérapie ciblée innovante, tant attendue par les patientes et leurs médecins.    

Dr Suzette Delaloge, oncologue à l'institut Gustave Roussy, Villejuif : "C’est une nouvelle classe de médicament extrêmement intéressante qui ,au lieu de délivrer la chimiothérapie de façon standard, l'amène sur les cellules cancéreuses par un anticorps qui va reconnaitre spécifiquement les cellules cancéreuses.
La chimiothérapie va être délivrée à l’intérieur des cellules dans le tissu tumoral.  On a là pour la première fois, un traitement qui change l’espérance de vie, qui l'améliore de 6 mois et qui est une nouveauté absolue et un espoir infini pour les femmes qui sont atteintes". 

Offrir l'espoir de doubler l'espérance de vie

6 mois, c’est peu et énorme à la fois. Le cancer du sein triple négatif progresse très vite. À un stade métastatique, les patientes survivent un peu plus d’un an en moyenne. Ces quelques mois de gagnés sont précieux.

Delphine, 41 ans : "J’ai des enfants, j’ai envie d’être là avec elles, le plus loin possible donc chaque moment qui passe, chaque rentrée, anniversaire c’est important, même si ce n'est que la promesse de quelques mois en plus, pour moi ça compte …"  

En France,  environ 600 femmes attendraient de recevoir le Trodelvy, selon une association de patientes.  Delphine, elle, recevra sa première injection, dès demain.