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Boulimie : comment s'en sortir

Environ 220.000 personnes en France souffrent de boulimie. Un trouble alimentaire qui touche en grande majorité les femmes mais qui n'épargne pas les hommes. Les personnes boulimiques ont des pulsions qui les poussent à manger des quantités très importantes de nourriture avant de se faire vomir. Toujours vécu dans la honte, à l'abri des regards, beaucoup de personnes souffrent sans le savoir de boulimie. Comment reconnaître les signes de cette maladie ? En quoi consiste la prise en charge ?

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Boulimie : comment s'en sortir
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Sommaire

Boulimie : une vraie maladie

Reportage au CHU de Saint-Etienne dans l'unité des troubles du comportement alimentaire

La boulimie est en augmentation depuis une quinzaine d'années. Adolescents et jeunes adultes souffrent particulièrement de crises de boulimie.

Cet accroissement semble lié à plusieurs facteurs, le plus important étant probablement culturel. En effet, dans les pays occidentaux, la minceur est devenue une valeur culturelle qui met une pression très importante sur les jeunes filles. Une plus grande diffusion médicale et médiatique de l'information peut également jouer un rôle par le biais d'un phénomène de suggestibilité.

La boulimie est un trouble du comportement alimentaire qui se définit comme une pulsion irrésistible et impérieuse de manger en excès, sans contrôle, au-delà de la satiété, et entraînant un sentiment extrême de culpabilité après la crise. Ce mal se caractérise par l'aspect de crises et de tensions psychiques insupportables qui ne trouvent un soulagement que dans l'absorption de nourriture. On est donc dans un contexte psychique d'anxiété, perçu ou non par le patient.

Plus précisément, pour parler réellement de boulimie, il faut avoir deux crises par semaine, au minimum, depuis plus de trois mois. On distingue trois formes de boulimie : avec vomissement, sans vomissement et au cours d'un processus d'anorexie.

Lorsque les crises de boulimie deviennent trop fréquentes, l'hospitalisation est nécessaire. Louise se bat depuis trois ans contre la boulimie.

Boulimie : une prise en charge pluridisciplinaire

Louise est suivie dans l'unité des troubles du comportement alimentaire au CHU de Saint-Étienne.

Pour se débarrasser de la boulimie, il n'existe pas de traitement miracle. Il faut souvent des années de thérapie et de soins pour arriver à maîtriser les crises.

Plusieurs prises en charge peuvent être envisagées selon le contexte. Une psychothérapie de type cognitivo–comportementale ou psychanalytique est le plus souvent recommandée, compte tenu de l'origine des troubles (trouble de l'image de soi) et des symptômes associés (anxiété, accès dépressifs).

Il est essentiel d'avoir, en parallèle, un suivi clinique et diététique qui évalue les conséquences des boulimies sur le corps et propose un rééquilibrage de l'alimentation. Quel que soit le traitement, il faut compter plusieurs mois pour améliorer sensiblement les boulimies. Des rechutes interviennent souvent au cours du suivi thérapeutique, qui sont le cours habituel de la maladie boulimique.

Boulimie : qui est concerné ?

Comme tous les troubles du comportement, la boulimie intervient dans un contexte particulier et chez une personne prédestinée.

Elle commence la plupart du temps à l'adolescence et correspond à une difficulté particulière de maturation. La maladie apparaît chez une jeune fille qui présente une mauvaise image d'elle-même et qui, par ailleurs, a une peur panique de grossir.

Le début correspond souvent à un changement de vie qui sert de facteur déclenchant. Quand la maladie s'installe, elle accentue les troubles de la personnalité initiaux et notamment, le trouble identitaire.

Seuls 4% des patients qui consultent pour un problème de boulimie sont des garçons. C'est probablement lié au fait que ceux-ci ont moins de troubles thymiques à l'adolescence et qu'ils subissent moins fortement la pression culturelle de l'image du corps.

63% des boulimiques sont de poids normal et seuls 15% sont en surpoids. Les 22% restant sont en déficit pondéral.

Les boulimiques qui sont dans le premiers cas mettent le plus souvent en place des méthodes de contrôle du poids, comme des vomissements après la crise, la prise de laxatifs ou des périodes de jeûne.

En savoir plus : vos questions, nos réponses sur la boulimie

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