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Méningite B : quel traitement pour l'entourage des malades ?

Deux cas de méningites à méningocoque B ont été rapportés dans un lycée de Dinan, dans les Côtes d’Armor. Rappel sur les traitements disponibles pour les personnes ayant été en contact étroit avec les malades.

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Méningite B : quel traitement pour l'entourage des malades ?
Méningite B : quel traitement pour l'entourage des malades ?

Les 17 et 20 avril dernier, deux cas de méningite à méningocoque B survenus chez des élèves d’un lycée de Dinan, dans les Côtes d’Armor, ont été signalés à l’Agence régionale de santé (ARS) de Bretagne. Ces cas surviennent quelques mois après une épidémie du même type dans un autre établissement scolaire du département, en décembre 2016.

Les infections dites "invasives" à méningocoque faisant l'objet d’une procédure dite "de déclaration obligatoire", l'ARS a d’ores et déjà initié un plan d’action visant à limiter la dissémination de la bactérie dans la population.

Recherche des sujets contacts

L'une de ces principales mesures consiste à rechercher les personnes ayant pu être en contact étroit avec le malade, appelés "sujets contacts", en interrogeant l’entourage du patient hospitalisé. La définition d'un sujet contact est très stricte : il faut que la personne ait été, dans les 10 jours précédant l’hospitalisation d’un patient, "en contact face à face, à moins d’un mètre, pendant plus d’une heure avec le malade", souligne le Dr Pierre Guillaumot, de l’ARS Bretagne.

Une fois la liste des sujets contacts établie, "en général une vingtaine de personnes" , note le médecin inspecteur de santé publique, l’ARS se rapproche des personnes concernées pour vérifier qu’elles ont bien été en contact prolongé et rapproché avec le malade avant son hospitalisation. "En général, les cas contacts son issus de l’entourage familial ou bien ce sont des amis, des collègues de travail ou des camarades de classe", précise le Dr Guillaumot.

Dans la plupart des cas, ces personnes contact sont ensuite dirigées vers leur médecin traitant afin que celui-ci leur prescrive un traitement antibiotique adapté. D’après le Dr Guillaumot, il est capital que seuls les véritables sujets contacts, tels que définis précédemment, aient accès à une antibiothérapie. Car, "ce traitement n’est pas anodin, il y a des risques de complication et, surtout, il ne faut pas rendre la bactérie résistante", en prescrivant des antibiotiques à mauvais escient, souligne le professionnel.

La vaccination réservée à des situations spécifiques

Dans des situations plus rares, la vaccination peut-être proposée, avec le vaccin Bexsero®. Mais celui-ci ne peut-être utilisé que dans des cas très particuliers. Notamment, "Il faut que la bactérie soit sensible au vaccin et qu’il y ait déjà au moins deux cas d’infection invasive à méningocoque B de même souche, rapprochés dans le temps", souligne le Dr Guillaumot. La décision de procéder à une campagne de vaccination doit alors faire l’objet d’une validation par un groupe d’experts multidisciplinaire au niveau régional et/ou national.

Les actions mises en place par l’ARS Bretagne seront présentées ce soir aux familles des deux adolescents ainsi qu’aux parents d’élèves du lycée que fréquentaient les jeunes patients. Une campagne de vaccination à destination de tous les élèves de ce lycée devrait, notamment, être organisée dans les prochains jours.

 

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