Moins d'un Français sur cinq meurt à son domicile

Seule une faible proportion de Français meurt chez eux ou en maison de retraite, indique une enquête de l'Institut national d'études démographiques (Ined) publiée le 3 mars 2014. Selon ces travaux, près de sept hommes sur dix et six femmes sur dix décèdent à l'hôpital.

La rédaction d'AlloDocteurs
La rédaction d'AlloDocteurs
Rédigé le
Moins d'un Français sur cinq meurt à son domicile

Cette enquête, réalisée en 2010, analyse les parcours de fin de vie au cours du dernier mois de l'existence. Elle révèle que quatre semaines avant le décès, vivre à son domicile est de loin la situation la plus fréquente.

Cela concerne néanmoins davantage les hommes (50,6%) que les femmes (38,3%), qui sont plus souvent prises en charge en maison de retraite (respectivement 15,8% et 32,1%), en raison de leur veuvage plus fréquent (en d’autres termes, les femmes tendant à mourir plus tard que les hommes, le premier membre du couple qui décède est plus fréquemment un homme).

Lorsque la prise en charge hospitalière devient impérative

Comme l’observe l’Ined, "plus on approche de la mort, plus le maintien à domicile se raréfie au profit de l'hospitalisation". Ainsi, en un mois, la proportion de personnes hospitalisées fait plus que doubler et le jour de leur décès, 68,7% des hommes et 59,1% des femmes se trouvent à l'hôpital.

Le maintien à domicile (ce terme étant entendu "hors résidences partagées et maisons de retraite") connaît le sort inverse : seuls 20% des hommes et 16,3% des femmes meurent chez eux, selon l'Ined.

La part de résidents en maisons de retraite reste davantage stable au cours des dernières semaines de vie, mais avec de fortes différences entre les sexes: 23,4% des femmes décèdent en maison de retraite, alors que c'est le cas pour seulement 10,5% des hommes.

Le départ de l'hôpital pour regagner le domicile ou la maison de retraite est exceptionnel. Moins de 4 % des personnes font ce trajet (2, 3 % vers leur domicile et 1,3 % vers la maison de retraite) et très rarement durant la dernière semaine de vie (0,6 %).

EN SAVOIR PLUS :