Les cellules souches embryonnaires en débat

La loi sur la recherche des cellules souches embryonnaires va t-elle changer ? La question est en ce moment débattue à l'Assemblée nationale. Entre éthique et avancée médicale, le débat sur la bioéthique est relancé.

La rédaction d'AlloDocteurs
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Les députés ont deux jours pour décider s'il faut mettre fin à l'interdiction des recherches sur l'embryon et les cellules souches embryonnaires. La nouvelle proposition de loi prévoit un régime d'autorisation encadré. Cela signifie que si la loi est votée, les recherches pourront se faire sous quatre conditions : la pertinence scientifique, la finalité médicale, le respect des principes éthiques et l'impossibilité médicale de mener les mêmes recherches sans recourir à des embryons ou des cellules souches embryonnaires.

Actuellement, les recherches sur les cellules souches embryonnaires sont interdites en France mais soumises à un régime de dérogations accordées par l'Agence française de la biomédecine. Autrement dit, sans le sésame de cette autorité, les recherches ne peuvent être menées. Il faut noter que depuis 2005, l'Agence de la biomédecine a autorisé 76 protocoles de recherche et 77 demandes d'importation et de conservation de cellules souches embryonnaires humaines.

Ce système de dérogations ne satisfait pas pour autant les députés et les chercheurs favorables à la levée de l'interdiction. Il faut dire que les enjeux sont de taille. Grâce aux travaux menés sur les cellules souches embryonnaires, les recherches pourraient mener au traitement de nombreuses maladies comme Alzheimer, Parkinson ou la sclérose en plaques.

Pour les opposants de cette loi, comme la Fondation Lejeune, cela va à l'encontre des principes éthiques et pourraient conduire à certaines dérives.

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