Restrictions sur le Rivotril® : quelles conséquences pour les patients ?

L’Agence de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) a décidé de limiter les conditions de prescription du Rivotril®, médicament antiépileptique des laboratoires Roche. Quelles sont les conséquences pour les patients qui se sont vus prescrire ce médicament pour une autre indication ?

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Restrictions sur le Rivotril® : quelles conséquences pour les patients ?
Restrictions sur le Rivotril® : quelles conséquences pour les patients ?

Le Rivotril®, commercialisé par les laboratoires Roche, est autorisé en France depuis 1986. Il est indiqué dans le traitement de l’épilepsie chez l’adulte et l’enfant. Mais l’Afssaps a constaté un taux important de prescriptions faites en dehors de l’Autorisation de mise sur le marché (AMM) initiale.

Selon l’Afssaps, cette molécule est largement utilisée dans la prise en charge de la douleur (douleurs articulaires, douleurs neuropathiques…), dans le traitement de l’anxiété, des troubles du sommeil et d’autres troubles psychiatriques.

A partir du 2 janvier 2012, la prescription de ce médicament ne pourra être initiée que par un neurologue ou un pédiatre afin d’éviter d’éventuels usages détournés.

Mais cette restriction devrait être sans réelle conséquence pour les patients qui se sont vus prescrire du Rivotril® hors AMM : "Le Rivotril® n’est pas la seule molécule efficace dans le traitement des douleurs neuropathiques, il existe d’autres alternatives thérapeutiques", explique le Pr. François Chast, chef du service Parmacologie et Toxicologie de l’hôpital Hôtel-Dieu, à Paris.

Solutions de remplacement

Le Rivotril® est également régulièrement prescrit pour lutter contre l’anxiété et les troubles du sommeil, pour ces indications, il existe également des solutions de remplacement. "Le Rivotril® fait partie de la famille des benzodiazépines, or nous avons beaucoup d’autres médicaments à notre disposition appartenant à la même classe, avec les mêmes propriétés sédatives, myorelaxantes et anxiolytiques", affirme le Pr. François Chast.

Les patients concernés doivent consulter leur médecin. Le délai de deux mois avant l’entrée en vigueur des nouvelles conditions de prescription devrait permettre aux prescripteurs de reconsidérer la prise en charge du patient et de programmer un arrêt progressif du Rivotril® pour éviter l’apparition d’un syndrome de sevrage.

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