Les prothèses en silicone qui ne sont pas de la marque PIP sont-elles fiables ?

Les prothèses en silicone qui ne sont pas de la marque PIP sont-elles fiables ?

Rédigé le , mis à jour le

Les prothèses en silicone qui ne sont pas de la marque PIP sont-elles fiables ?

Les réponses du Pr. Maurice Mimoun, chirurgien plastique à l'hôpital Saint-Louis (Paris) :

"La durabilité des prothèses remplies de gel en silicone est à étudier. Le discours a petit à petit évolué. Maintenant on dit qu'au bout de dix ans, on ne peut pas être certain que la prothèse n'ait pas rompu. Aucune prothèse n'est posée pour la vie. C'est également la même chose pour toutes les prothèses comme les prothèses de hanche. Toutes les prothèses ont une durabilité. Il y a donc toute une stratégie à adopter en fonction de l'âge de la patiente, en fonction de la qualité de la peau, en fonction de la ptose, en fonction du muscle… Pour de jeunes femmes il faut réfléchir sur le long terme et adopter une stratégie adaptée pour ne pas changer les prothèses tous les dix ans. Pour les jeunes femmes il faudrait peut-être commencer par placer des prothèses au sérum physiologique.

"Les prothèses au sérum physiologique donnent de très bons résultats si on les place sous le muscle, si on a une bonne qualité de peau et s'il n'y a pas de ptose. Cela permet de durer le plus longtemps possible car on ne change pas les prothèses de sérum physiologique. On peut les garder tant qu'elles ne sont pas rompues. Lorsqu'elles se rompent, c'est comme si on avait bu un verre d'eau. On a l'impression que le naturel du toucher c'est le naturel de la prothèse. Or ce n'est pas vrai parce que dans le corps humain, le muscle se trouve par dessus et le corps fabrique une capsule autour. La texture du sein est donnée par la qualité de la peau, par la quantité de glande, du muscle et de la réaction de la patiente à la prothèse. Aucun chirurgien ne peut donc savoir à l'avance la consistance que vont avoir réellement les prothèses. C'est imprévisible."

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Dossier :

Questions/réponses :

* Les réponses avec le Pr. Maurice Mimoun, chirurgien-plasticien à l’hôpital Saint-Louis de Paris